mercredi 9 juin 2010

500 VISITEURS !!


C'est la fête !

J'ai atteint le cap des 500 visiteurs de mon blogue ! En trois mois seulement ! HOURA ! J'ignore si c'est bon, mais je suis contente !

Merci à tous et à toutes d'être là et de me lire.
Je vous suis extrêmement reconnaissante.

À bientôt !

Annie xxx...

mardi 8 juin 2010

Proposition d'écriture du mois de juin



Si le crayon vous démange au bout de vos doigts, je vous invite à consulter ma page des propositions d'écriture. Un exercice sur le dialogue vous y attend.
Amusez-vous !

Annie xxx...

lundi 7 juin 2010

Mon critique intérieur

En avril 2010, j'ai envoyé, à des maisons d'édition québécoises, le premier tome d'une série de romans jeunesse destinés aux enfants de 8 ans et plus. Bien sûr, comme elles sont envahies par un nombre inimaginable de manuscrits, je suis toujours en attente d'une réponse. Dans ce métier, il faut s'armer de patience. Alors, j'ai décidé de plonger dans l'écriture du deuxième tome, même si le premier n'a pas encore été accepté. C'est un travail que je fais en parallèle avec la réécriture de mon roman La brûlure d'Adeline.

Ce matin, donc, je m'installe à mon bureau, je relis mes notes sur cette nouvelle histoire pour me remettre dedans, je complète le premier jet du chapitre UN, je commence l'analyse du second et j'entame le premier jet de ce deuxième chapitre que je ne termine pas...

Durant tout ce travail, j'ai ressenti une présence derrière ma tête, comme un fantôme soufflant dans mes oreilles de sombres paroles. Je pouvais l'entendre, et c'était fort ! C'est la première fois que j'expérimente la manifestation de mon critique intérieur avec une telle puissance. Oui, c'était lui, ou elle. Je ne sais pas quel sexe il a. Mais cette « chose » ne veut pas que j'écrive. « Pourquoi continuer cette histoire ? me chuchote-t-elle bruyamment. Ton premier tome n'est même pas accepté ! En plus, il a déjà été refusé par plusieurs autres maisons d'édition. Tu écris pour rien. Ça ne marchera pas. Il y a tellement d'auteurs plus talentueux que toi. À quoi ça sert de persévérer ? » Et blablabla...

J'ai eu beaucoup de mal à le mettre de côté, en fait, je n'ai pas vraiment réussi. J'ai poursuivi mon travail en le laissant faire. Pas facile...

La présence du critique intérieur est intrinsèque au métier d'écrivain. Chaque auteur possède ses façons de faire pour l'envoyer valser au loin.

Le remettre à sa place.

Le raisonner.

Le gommer avec une grosse efface imaginaire.

Trouver un symbole pour le représenter et lui parler physiquement.

Le jeter dans une poubelle imaginaire ou une vraie.

L'écrivain doit savoir « dealer » avec cette voix, et ne pas abandonner à cause d'elle.

Pour ma part, sur l'heure du dîner, je suis allée marcher sous le soleil et me suis parlé. « Ta route n'est pas celle des autres écrivains, tu ne peux pas te comparer à eux. » C'est vrai ! Mon chemin est mon chemin, il est unique et, à chaque tournant, un présent m'attend. C'est ce qui importe ! Chaque projet littéraire, qu'il soit publié ou non, a un cadeau à m'offrir ! Alors...

Mon critique intérieur se manifeste aussi quand je me figure ce que les personnes oeuvrant dans le milieu de l'édition penseraient si elles lisaient mon histoire. Déjà, je les entends me critiquer, et ce qu'ils disent n'est pas beau... Pourtant, rien de cela n'est vrai, tout ce scénario est de la pure invention de mon critique intérieur. Il vise sur ma peur du jugement et celle du rejet.

Un ami m'a déjà raconté, et pas nécessairement en ces termes, que plus le critique intérieur tire fort de son côté, plus merveilleux est le trésor à découvrir de l'autre. Alors...

Ne vous laissez pas abattre par cette partie de vous qui ne veut pas que vous soyez heureux ! Osez être vous-mêmes et écrivez ! ÉCRIVEZ ! ÉCRIVEZ !

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx

mercredi 2 juin 2010

Mes ateliers d'écriture !



J'ai enfin fixé les dates et les heures de mes ateliers d'écritures sur ma page Mes ateliers d'écriture.

Si vous avez toujours rêvé d'écrire, mais que vous n'avez jamais osé le faire, c'est le temps ou jamais. Inscrivez-vous !
Si le crayon vous démange constamment au bout de vos doigts, c'est un signe ! L'écriture vous appelle. Alors, répondez à cet appel, et faites partie du voyage vers le monde merveilleux de l'imaginaire.
Ou si vous écrivez déjà, mais que vous avez besoin d'être avec un groupe afin de poursuivre votre projet (car vous trouvez cela plus stimulant !), alors n'hésitez pas, inscrivez-vous aux ateliers !

Quelle que soit votre situation, du plaisir et de belles découvertes vous y attendent.

Je vous invite chaleureusement à jeter un oeil sur ma page Mes ateliers d'écriture où vous pourrez lire le contenu de mes cours.

Au plaisir de vous rencontrer bientôt,

Annie :0)

Pourquoi eux, et pas moi ?


Ce qui me fâche le plus est de voir des auteurs plus jeunes que moi qui ont déjà publié plusieurs livres ! Pourquoi eux, et pas moi ? J'aurais pu être là, moi aussi... J'aurais pu avoir déjà écrit plusieurs bouquins si... Mais à quoi bon perdre du temps à revenir sur le passé, à imputer la faute à qui de droit et à envier les autres. L'important est de réaliser le progrès que j'ai fait jusqu'à maintenant. De prendre conscience de la richesse intérieure que ce chemin parcouru m'a apportée. De comprendre l'écrivaine que je suis. C'était le voyage que je devais faire pour devenir la personne que je suis devenue. Et ce que je suis est beau ! J'ai grandi ! Par en dedans...

J'ai découvert mon véritable métier sur le tard ! Et puis après ? Cela ne m'empêchera pas de devenir une grande écrivaine ! The sky is the limit ! J'ai confiance en moi. Je suis intelligente, motivée, déterminée et surtout persévérante. Car pour réussir dans le métier d'écrivaine, il faut persévérer ! La persévérance est la clé !

Alors, je vous quitte pour plonger avec amour et passion dans mon travail, car écrire est le plus beau métier du monde !

À bientôt,

Annie xxx

dimanche 30 mai 2010

La perle noire


Avec ses doigts qui tremblent de plus en plus, Jasmine tire délicatement sur le ruban, et le paquet s'ouvre. Elle retient son souffle. Au fond de la boîte, une perle noire déposée sur un pétale de rose. Wow... Il y a un petit parchemin enroulé juste à côté. Elle le prend et lit : « À toi, pour toujours. De moi. »
Encore lui...
Elle dépose la perle sur sa table de nuit et l'observe. Mais qui peut-il bien être ? Ce n'est pas la première fois qu'elle reçoit un présent de ce prétendant anonyme. Inquiète, mais aussi ravie, elle coule un regard vers sa bibliothèque où reposent un bracelet indien, une patte de lapin porte-bonheur, un coffret en bois peint, une plume blanche, un couvre-livre en cuir travaillé à la main, une rose séchée dans un verre de cristal et un collier de minuscules pierres blanches. Elle frissonne. Elle prend vite la perle et va la mettre à côté des autres cadeaux.
Puis une idée lui traverse l'esprit. Se pourrait-il que ce soit Jean ? Aujourd'hui, dans son cours de mathématique, il la regardait plus souvent que d'habitude. Vendredi dernier, à la sortie de l'école, elle aurait juré l'avoir vu en train de l'épier derrière un arbre. Et ces coups de téléphone qu'elle reçoit. Tous les matins, vers six heures trente-cinq, son cellulaire sonne. Elle répond, mais personne ne parle à l'autre bout du fil. Rien. Que le silence, puis on raccroche. Ce rituel dure depuis bientôt un mois, depuis que Jean Rouet est arrivé à son école.
Jean, un garçon discret, aux yeux verts-gris et aux cheveux noirs très courts, qui a toujours ses écouteurs de iPod dans les oreilles et un livre dans les mains. Un intello-sportif, puisqu'il fait déjà partie de l'équipe de basketball interscolaire. Elle le voit rarement entre les cours. Il doit sûrement se cacher au fond de la bibliothèque ou faire rebondir un ballon dans le gymnase.
Jasmine scrute chaque cadeau qu'elle a reçu. Ces petits trésors, elle les trouve toujours dans son sac d'écoles logé dans sa case qui est barrée ! Comment fait-il ? C'est un magicien ou quoi ? À moins qu'il ne connaisse déjà son numéro de cadenas. Qui pourrait le lui avoir divulgué ? Il n'y a que Jo-Lynn qui connaît son numéro, mais Jo-Lynn ne le dirait à personne. C'est une amie fiable, c'est sa meilleure amie. Elle devra être plus attentive, les prochains jours. C'est la période d'examens, et les élèves circulent davantage dans l'école durant cette période.
Elle lance un coup d'oeil vers son réveil-matin. 18 h 56. Dans trente-cinq minutes, le match de basketball va commencer. C'est la finale entre son école, Les Rivières noires, et l'école de White-Eagle. Tout le monde en parlait aujourd'hui. Et si elle y allait ? Oui, mais pas toute seule. Elle se précipite vers son cellulaire et signale le numéro de Jo-Lynn. Ça sonne deux coups, et une voix grave répond. C'est le frère de Jo-Lynn.

— Maryon, c'est Jasmine, est-ce que Jo-Lynn est là ?
— Tu viens juste de la manquer, Jas, elle vient de partir pour l'école avec Sarah-May.
— OK, merci, bye.

Jasmine ferme son cellulaire, perplexe, puis sort de sa chambre à toute vitesse. Une fois sur son vélo, elle rumine. Pourquoi ne m'a-t-elle pas appelée ? Elle aurait dû, je suis sa meilleure amie !
Voilà, c'est ce qui est sortie de moi, aujourd'hui. Un début d'histoire pour adolescent.
Merci de me lire.
Annie xxx...

jeudi 27 mai 2010

Émotion, émotion, émotion...

Bon, là, je sais que 95 % de mon récit est raconté du point de vue d'Adeline. Donc, la voix qui s'est glissée sous ma plume est celle de ce personnage. Ce détail classé, je peux maintenant passer à une autre étape de ma réécriture. Depuis deux jours, je relis mon histoire, scène par scène, en me demandant si les émotions que mes personnages expriment sont vraiment les bonnes. Je scrute à la loupe chacune de leur conscience, je ralentis mon rythme et le temps se ralentit, et j'écoute ce qu'ils ont à me dire, je me glisse dans leur peau et je ressens... Jusqu'à maintenant, ça va assez bien. C'est une sorte d'immersion dans le monde émotionnel. Avant, je dois l'avouer, j'étais définitivement trop à l'extérieur de mes personnages. Je voulais suivre la consigne : « Show, don't tell », mais je l'ai appliquée « genre » à l'extrême... Ce qui a créé un texte plutôt descriptif et « une forme de glacis autour de mes personnages », pour emprunter les termes de Léïla Haddad, conseillère littéraire à La fabrique du livre, une dame à qui j'ai demandé conseil pour m'aider dans ma réécriture.

Je vous tiens au courant pour la suite.

Merci d'être là et de me lire, c'est vraiment gentil.

Annie xxx...

mardi 25 mai 2010

Le travail de mon inconscient

J'ai beaucoup relu mon texte, et je dois l'admettre, 95 % de mon histoire est racontée du point de vue d'Adeline. Je suis pratiquement toujours dans sa tête. Je ne le voyais pas avant! Je croyais que mon narrateur était omniscient. Et ça m'a fait réfléchir sur le genre d'écrivaine que je suis ou plutôt sur celle que je ne suis pas.

Je ne suis pas celle qui planifie et organise une histoire d'avance.
Je ne suis pas celle qui connaît tous ses personnages comme sa poche quand elle commence à écrire une histoire.
Je ne suis pas celle qui réfléchit trop en partant.
Je ne suis pas vraiment structurée dans ma démarche d'écriture.
Je ne suis pas celle qui sait où elle s'en va avec son histoire.

Devant moi, c'est toujours l'inconnu!

Je suis une écrivaine qui doit apprendre à travailler avec son inconscient. Un inconscient chargé! Imaginez un immense réservoir hydro-électrique avec un barrage muni de vannes. C'est moi! Mes différents corps (physique, émotionnel, mental) représentent le barrage, et l'eau, la substance créative de mon inconscient. Si l'eau s'accumule trop, une tension s'opère alors sur le barrage : il pourrait craquer et se briser. Si je contrôle trop ma créativité pour XYZ raisons, une tension s'opère sur mes corps intérieurs : je perds le goût de vivre (émotionnel), je tombe extrêmement fatiguée et plusieurs malaises physiques apparaissent (physique) et mes pensées s'activent dans tous les sens (mental). Donc, vous comprenez qu'il m'est vital d'ouvrir les vannes.

Mais une fois cette action faite, je dois apprendre à me relire et à voir ce que mon inconscient m'a fait écrire. D'où la démarche que j'entreprends depuis quelques années à lire plusieurs livres sur l'écriture, à m'inscrire à des ateliers, à suivre des cours à l'UQTR en littérature puis même à donner des ateliers d'écriture. Ne dit-on pas qu'on enseigne le mieux ce qu'on a le plus à apprendre ?

Alors, mon roman, La brûlure d'Adeline, est écrit en « il » avec le point de vue d'Adeline. La voix que j'utilise pour raconter mon histoire est celle de ce personnage. Encore là, c'est la voix que mon inconscient a jetée sur la feuille et dont j'ai pris conscience par la suite. Rien n'était planifié! Ou plutôt, ça l'était, mais pas par mon esprit conscient et contrôlant, mais par une autre partie de moi qui connaît déjà tout de l'histoire que je suis en train d'écrire! C'est la partie spirituelle de mon être (l'âme si vous voulez ou l'écrivain intérieur) qui communique avec mon conscient par mon inconscient.

En fait, mon inconscient me fait penser à un cheval pur-sang. Vous savez, celui qui est enfermé dans son box, juste avant le départ d'une course. Fougueux et impatient, l'animal n'en peut plus d'attendre que la porte s'ouvre pour galoper dans le sable et libérer cette énergie qui fourmille dans ses pattes. Écrire, écrire et écrire encore...

Merci d'être là et de me lire.

Annie :0) xxx...

mardi 18 mai 2010

La fuite...


Bon, là, j'ai un surplus de créativité. Ça pousse en dedans pour sortir, c'est le chaos, le bordel !! Je dois respirer... Il faut que j'ouvre les vannes !

Dans ces moments-là, c'est toujours la première phrase qui est la plus difficile à écrire. Car je peux écrire sur n'importe quoi. Laquelle choisir ? Bon, je m'arrête trente secondes pour entrer à l'intérieur de moi et voir, entendre ce qui est là... (À tantôt)

(...)

« Malinou court à toutes pattes, elle s'enfuit. Derrière, un ogre à l'odeur de soufre, terrifiant, dégoulinant, visqueux... Chacun de ses pas géants résonne jusque dans son vieux coeur de grand-mère lapine. Il veut la manger ! Non, non ! Ce n'est pas encore le temps...
De hautes herbes et des marguerites s'étendent à perte de vue devant elle. Malinou a du mal à s'y faufiler. Elle n'a qu'un but : rejoindre l'entrée de la forêt magique le plus vite possible. Là, l'ogre ne pourra pas entrer. Là, elle sera protégée.
L'odeur de soufre s'approche de plus en plus, et ses pattes sont fatiguées. La vieille lapine qu'elle est n'est plus habituée de courir aussi longtemps. Voilà des heures qu'elle a quitté la Valée des Roches noires. Elle devait s'y rendre pour cueillir un pétale de Salinuël, une plante rare, mais extrêmement efficace contre la Grinou, cette maladie mortelle qui ronge les entrailles de sa petite fille-lapine, Rondinel. Mais en chemin, cet ogre l'a vue et s'est mis à la pourchasser.
Voilà le rocher des tortues, c'est encourageant. Elle se force et bondit de plus en plus vite. Elle bifurque à gauche du saule pleureur. Encore quelques minutes, et elle sera arrivée.
— Groow ! Roawww ! Lapinnnn...
L'haleine pestilentielle de l'ogre souffle sur le poil de sa tête. Il n'est plus qu'à deux pas derrière elle. Elle doit réussir, pour Jaja, Milito et surtout Rondinel.
— Grrrraw...
Elle sent sa grosse main effleurer son poil, il a failli l'attraper. NON... Elle voit enfin le trou, petite ouverture dissimulée sous une roche et un buisson sauvage. Ah ! Cette chère entrée ! Pourvu que je m'y engouffre ! Je suis à bout de souffle et si épuisée !
Elle ralentit malgré elle, ses pattes ne répondent plus, son coeur s'affole. NOOON ! Une main brusque l'agrippe soudainement par le collet et la soulève de terre. Malinou voit deux gros yeux globuleux qui la dévorent. Une tête chauve avec dessus, une colonie de Grassim, insectes minuscules ressemblant à des colimaçons munis de petites ailes. Signe que la putréfaction de cet ogre est avancée, que sa métamorphose approche. Une langue, très longue, toute blanche et craquée, sort de sa bouche. Un vent chaud et puant souffle sur son museau. Elle grimace et voit dans cette bouche béante de grosses dents pourries, jaunes et noires, prêtes à mordre dans sa chair de vieille lapine. Elle frissonne d'horreur. Son corps usé va-t-il se retrouver dans ce ventre de monstre ? Non... Il faut qu'elle s'en sorte !
Rohim, supplie-t-elle, vient à mon secours !
Un « POC » retentit tout à coup, et l'ogre s'affale de tout son long sur l'herbe. Malinou s'échappe en bondissant vers le trou. Une fois à l'intérieur, elle se retourne et jette un oeil vers le ciel. Rohim, l'aigle céleste, plane bien haut. Il lui fait un signe de tête puis disparaît. Elle observe l'ogre toujours inconscient. Une gigantesque roche rouge se trouve à ses côtés. La roche de Rahim...
Merci !
Elle boit ensuite une goutte de son jus d'oignon bleue puis la force revient dans ses pattes. Elle se remet à courir pour sauver la vie de Rondinel... »


Voilà ce qui est sorti aujourd'hui ! J'adore faire ce travail de ventilation, je respire toujours mieux après. Je me sens bien. J'aime entrer en contact avec ma créativité. C'est comme si j'étais Alice qui tombe au Pays des Merveilles. Un univers s'ouvre devant moi. J'y découvre toutes sortes de belles choses. C'est vraiment plaisant ! Je suis heureuse de pouvoir jouir de cette créativité à ma guise. Avant, je la contrôlais inconsciemment, ce qui m'a rendue malade... Puis j'ai entrepris une démarche qui m'a permis de me retrouver, de réaliser qui je suis réellement. Je suis indéniablement une écrivaine dans l'âme. C'est ancré au plus profond de mon être. Je porte cette grande créativité littéraire depuis ma tendre enfance. C'est à moi, maintenant de l'orienter dans une direction précise et de l'utiliser de façon constructive et pour le bien de tous !!

Merci de me lire.

Annie xxx...

dimanche 16 mai 2010

Le style littéraire de l'écrivain


Comment un écrivain développe-t-il son propre style ? Le savez-vous ?

Allez, allez, forcez-vous un peu. Trouvez-moi une réponse. Ah ! Oui ! Je vous entends là, merci. « En écrivant. », me dites-vous. Pas bête. Et encore ? « En lisant. » Oui, c'est assez logique. Mais pour quelle raison spécifique devrais-je lire ? « Pour reconnaître et apprendre les différents styles des auteurs. » Dans quel but ? « Pour les imiter... » Les imiter ? Hein ! Il faut m'expliquer, là. Dites-moi en quoi le fait d'imiter le style d'un écrivain m'aide à développer mon propre style ? « ??? » Ah ! Je vous ai eu, là, hein ? Vous ne savez plus quoi répondre. Sachez que moi non plus... On est tous les deux dans le même bateau !

Allons-y avec des suppositions.

Je crois que pour développer son propre style, il faut commencer par imiter les auteurs que nous aimons le plus lire, ceux dont le style nous fait vibrer. Si, en lisant leurs phrases, on ressent du plaisir ou une certaine satisfaction intérieure, c'est la preuve qu'on se retrouve dans ce style. On pourrait alors rechercher précisément en quoi ce style nous plaît tant. Est-ce le vocabulaire de l'auteur, la manière dont ses phrases s'enchaînent, la structure de celles-ci, les figures de style utilisées, etc. ? Une fois la ou les raisons trouvées, on pourrait écrire un court texte semblable à ce que l'auteur a écrit, pour apprendre à ressentir l'effet créé. Viendrait ensuite la question : « Comment pourrais-je appliquer le style de ce passage dans mes propres écrits ? » En l'essayant, en analysant, en l'expérimentant...

C'est inévitablement en écrivant qu'on arrive à développer notre propre style, car plus on écrit, plus on devient familier avec notre langue.

Qu'est-ce au juste que le style littéraire d'un écrivain ?

Voici des réponses intéressantes :

Gustave Flaubert disait : « Le style est autant sous les mots que dans les mots. C'est autant l'âme que la chair d'une oeuvre. »

Dans le logiciel J'écris un roman, on dit : « Le Style désigne la manière dont un écrivain met en oeuvre la langue; sa langue. Le choix des mots, le rythme des phrases, leur longueur, tout est affaire de style. Nous avons tous une manière de parler, nous avons tous une manière d'écrire. Écrivez selon votre sensibilité. Utilisez votre propre langue. Ne cherchez pas à aller contre votre nature. Soyez sincère et honnête envers vous-même. »

E. Legrand, dans son livre Stylistique Française, livre du maître, distingue le style scientifique du style littéraire. « Le premier s'adresse avant tout à la raison. Il a pour qualités nécessaires et suffisantes la clarté et la précision. Le second s'adresse en outre à l'imagination et au sentiment musical. À la clarté et à la précision, il joint la couleur et l'harmonie, ses deux qualités distinctives. Il offre à l'imagination une galerie de peintures et à l'oreille “un heureux choix de mots harmonieux” »

Wow ! Je ne suis pas encore rendue là, je n'ai publié qu'un seul roman ! Je ressens toutefois le besoin de me pencher davantage sur la question du style. Comme si je répondais à un appel provenant de mon être, de l'écrivain intérieur, celui qui vit en moi...
Une dernière question. Est-ce le style littéraire d'un écrivain qui fait vendre ses livres ou bien est-ce son histoire ? Hououou ! La question à 100 $ ! Le savez-vous ? Non, non, vous n'avez pas à me répondre tout de suite. Pensez-y et je vous reviendrai plus tard, dans un autre article entièrement consacré à ce sujet.

Je vous quitte avec cette dernière phrase écrite par Gaëtan Brulotte dans son livre La chambre des lucidités : « Il reste que la meilleure façon de respecter et d'aimer le lecteur potentiel, c'est de travailler le style et de proposer une oeuvre la plus élégante qui soit. »

Voilà.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

jeudi 13 mai 2010

Proposition d'écriture du mois de mai

J'ai publié un nouvel exercice sur ma page Propositions d'écriture. Je vous invite chaleureusement à y jeter un coup d'oeil, et même à oser l'essayer.

Vive l'aventurier, l'audacieux!

Plongez, écrivez, laissez-vous aller, ouvrez les vannes. Que les mots et les phrases jaillissent hors de vous. Touchez le coeur de votre créativité, immergez-vous dans votre réservoir intérieur et voyez, sentez, vivez. La vie est en vous, la vie créative.

Joyeuses découvertes!

Annie xxx...

C'est fait !!!!


J'ai enfin terminé cette longue réécriture où je devais, comme je vous l'ai déjà mentionné dans un billet précédent, couper les détails inutiles, les scories et tout ce qui ne servait pas à mon histoire. Voilà ! C'est fait ! Je suis assez contente de mon travail.

Maintenant, je peux commencer la nouvelle réécriture, celle où je porte mon attention sur les points de vue à travers lesquels l'action est perçue. Parfois, le narrateur est à l'extérieur d'Adeline, mais souvent, il est dans sa tête. Dans ce travail, je veux être consciente du passage entre ces deux points de vue. Quels sont les moments dans l'histoire où c'est plus important de raconter ce qui arrive avec le point de vue d'Adeline ? Et quels sont ceux où il faut le faire avec le point de vue du narrateur externe ? C'est ce que je verrai dans les prochains jours...

Je vous tiens au courant.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx

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