mardi 5 juillet 2011

Moi et ma vulnérabilité

Depuis mon retour de l'atelier long d'Élisabeth Vonarburg, je vogue sur la mer des doutes, ballotée par des « pourquoi j'écris? », des « où est-ce que je m'en vais avec tout ça? » et des « me serais-je finalement trompée? ».
 
 
Oui, TROMPÉE! Sur le véritable but de ma créativité littéraire. Écrire m'aide à être heureuse avec moi-même et avec les autres. Et si ce n'était que cela : écrire juste pour être moi, sans nécessairement vouloir publier.
 
 
D'un autre côté, il y a la publication numérique qui m'attire, pour la liberté d'expression qu'elle permet à l'écrivain, pour la possibilité d'être lu par un lectorat mondial, pour sa nouveauté... 
 
 
Comment reconnaître la véritable raison qui nous pousse à écrire? Pour QUI et POURQUOI écrivons-nous? Beethoven, vers la fin de sa vie, quand il était atteint de surdité et que sa musique ne rejoignait plus les gens de l'époque, avait dit qu'il composait pour Dieu.
 
 
Écrire pour Dieu! Cela exige de l'écrivain une force intérieure incroyable, une confiance absolue en lui et en sa création. Peu importe à qui s'adressent ses textes, tant qu'il reste vrai avec lui-même, devant Dieu.
 
 
En suis-je capable?  
 
 
Je dois l'avouer, durant l'atelier long, j'ai été confrontée à mes limites comme écrivain. Et ces faiblesses me font me poser la question : « Ai-je vraiment tout ce qu'il faut pour être un véritable écrivain? » 
 
 
Depuis, je retarde le moment de m'asseoir face à mon clavier et d'entrer dans l'univers de mes personnages. Quand je le fais, une voix dans ma tête me dit : « À quoi ça sert d'écrire ? De toute façon, tu n'as pas ce qu'il faut, et ceux qui savent verront ta faiblesse d'écrivain et tu ne seras pas publiée... » Cette voix est puissante et forte, elle me contrôle. Je ferme l'ordi, je me lève, et je reprends mon rôle de femme à la maison, avec ses multiples tâches. J'oublie qui je suis pour être celle qui est approuvée par les autres (mon autre problème). Comme j'ai toujours fait depuis que je suis toute petite. C'est plus sécurisant, ça fait moins mal. Je suis tellement habituée de me mettre de côté!
 
 
C'est déprimant! Je suis dépendante de mon besoin d'approbation! Je suis comme une petite fille qui recherche constamment le regard approbateur, les mots d'encouragement, l'intérêt des autres sur ce que je fais... Il faut que je me soigne au plus vite et que je me libère de ce manque de reconnaissance qui m'enchaîne. Cette dépendance entrave réellement mon écriture. 
 
 
Et là, je tombe sur un billet d'un écrivain, ICI, et ce qu'il raconte me rafraîchit, me reconnecte avec mon essence créatrice, me réconcilie avec ma limite et ma dépendance.

Tout écrivain a des faiblesses et doit travailler avec. C'est son défi. C'est à lui de faire la part des choses et de ne pas tomber dans le mélodrame (ce que j'ai tendance à faire très souvent).
 
 
Et vous, comment composez-vous avec vos limites et votre vulnérabilité? 
 
 
Répondez-moi, s'il vous plaît, j'aimerais vous lire.
 
 
Merci d'être là.
Annie xxx...

jeudi 30 juin 2011

J'ai survécu...

... à l'atelier long d'Élisabeth Vonarburg, atelier qui a duré cinq jours et qui s'est déroulé à l'UQAC. Nous avons écrit, lu, commenté, écrit, lu, commenté, écrit...

Ce qui a été aussi vraiment cool, c'est d'avoir pu discuter écriture avec d'autres passionnés. On était tous liés par notre besoin d'écrire, il n'y avait pas de compétition, on était là pour apprendre et faire un pas de plus dans notre cheminement à devenir de meilleurs écrivains.

J'y ai fait la connaissance de personnes vraiment formidables. Chacune, à sa façon, m'a enrichie.

Que dire de notre animatrice ? Qu'elle est une femme remarquable, drôle, généreuse et extrêmement riche. Riche de l'intérieur... J'ai beaucoup appris à la côtoyer, à discuter avec elle, et surtout à la voir se pencher sur le texte avec intérêt et prendre plaisir à le décortiquer.

Durant l'atelier, on a perdu la notion de temps. On se demandait souvent quel jour on était. ;) On vivait au présent, le temps de la création. Avez-vous déjà remarqué que lorsqu'on écrit, le temps disparaît, qu'il n'y a plus de passé, ni de futur? Magie! Quand on crée, on est ici et maintenant.

Voici en images quelques souvenirs de notre passage à Chicoutimi.


Steakhouse

Élodie et Annie 


Dave


Simon


Élisabeth et Dave


 Le groupe de l'atelier long 2011


 Contrainte, contrainte, contrainte...




 Et la nouvelle à accoucher en moins de deux jours





 OUF !! On a tous réussi !



MERCI, ÉLISABETH, POUR CE FORMIDABLE ATELIER !!
ET VIVEMENT LE PROCHAIN !

lundi 13 juin 2011

ÊTRE ÉCRIVAIN

Voici un extrait d’un billet que j’ai lu sur le site enviedécrire.com. Si vous souhaitez lire l’article dans son entier, cliquez ICI.

« Raymond Queneau : le travailleur

Pour l’auteur de Zazie dans le métro, l’éditeur doit se poser une question : le manuscrit est-il publiable ou pas ? Avec un corollaire concernant l’auteur : “S’agit-il d’un écrivain, d’un futur écrivain ou de quelqu’un qui est tout à fait en dehors du coup ?”

Et la distinction, pour Raymond Queneau, se faisait toujours de manière évidente. Elle se cristallise autour de la notion de travail. Être écrivain, selon lui, ne s’improvise pas. C’est un véritable métier, au même titre qu’être acrobate ou menuisier. Ainsi, il estimait que “le professionnel de l’écriture a déjà conscience de ce que c’est que l’écriture, le métier, le travail de l’écrivain et que ce qu’il écrit est destiné à être publié”. Contrairement à l’amateur, il s’agit de quelqu’un “qui ne pense pas qu’à soi-même, qui n’écrit pas pour son propre plaisir, qui n’écrit pas pour se soulager.”

“Un écrivain, c’est quelqu’un qui se rend compte qu’on n’écrit pas seulement pour se faire plaisir à soi-même, quelqu’un qui a conscience de ne pas être seul. L’homme, ou la femme, qui est véritablement intéressé par l’écriture sait qu’il appartient à la communauté des autres écrivains, qu’il a des contemporains qui le jugeront, qui le critiqueront, qui écriront parallèlement à lui, développait Raymond Queneau. L’amateur, c’est malheureusement quelqu’un qui reste en lui-même, qui peut écrire des choses agréables, mais qui n’a pas la puissance nécessaire pour communiquer avec les autres, avec le public.”

S’il jugeait le travail essentiel, il pensait aussi que le métier d’écrivain est nécessairement une vocation précoce. “Il y a des exemples d’écrivains tardifs. Mais, le plus souvent, c’est un signe pathologique. Presque toujours, un écrivain écrit tôt, écrit jeune, soutenait-il. A ma connaissance, la plupart des écrivains écrivent depuis l’enfance. Ils ont commencé à sept, huit, dix ans, presque tous…” Avant de conclure : “C’est un phénomène mystérieux.” »

Fiou… Je suis donc un écrivain ! ;-)

Merci d’être là et de me lire.
Annie xxx...

lundi 6 juin 2011

Poésie du moment

Grâce aux livres numériques
Je découvre la littérature classique


Plus à haute voix je lis,
Plus mon coeur s'emballe
L'émotion me saisit
Et de mes yeux coulent des larmes

Pourquoi suis-je si touchée
Par ce glissement de mots
Qui pénètre ma peau
Et qui s'enfonce dans ma psyché ?

Mystère...

mardi 31 mai 2011

Moi et mes découvertes

Des mots qui font du bien

J’ai lu.

Je lis.

Mon premier livre numérique.

Sur le iPad 2.



Publié sur publie.net.

J’ai aimé mon expérience de lecture. Tout comme avec le livre format papier, on peut y surligner les phrases qui ont du sens pour nous et coller des post-its (virtuels) et même insérer un signet (virtuel). Ce qui est bien avec le livre numérique, c'est qu'on peut changer la dimension et la police des caractères. On peut aussi ajuster la luminosité de l’écran. Et d’un léger coup de doigt, la page se tourne, comme si c’était un vrai livre…

La façon d’Annie Mignard de dire les choses est sublime, et son style, fluide.

Certains passages m’ont profondément ébranlée (dans le bon sens ;-). Ils sont arrivés à un moment où j’avais besoin de les lire, ils m’ont remise sur les rails de mon authenticité comme auteure. Ça m’a fait un bien réel.

Le premier de ces passages traite de l’échange entre auteur et lecteur.

« Eh bien, dans cette solitude extrême, je parle aux gens. Je parle à l’humanité en fait. Et les gens m’entendent et me répondent dans la même solitude quand ils me lisent. C’est une autre façon de correspondre. C’est-à-dire correspondre par l’absence, moi étant absente, eux étant absents, n’étant pas là au même moment, moi peut-être morte et eux me lisant après, moi étant ici et eux très loin. C’est une autre façon de correspondre qui est beaucoup plus profonde que la façon habituelle qu’on a de se parler en présence, échangeant des mots qu’on entend directement, et qui est une façon en général superficielle, qui n’a rien à voir avec une véritable parole, souvent. Cela pour dire que je considère que ce qui est dit et échangé dans la lecture est le plus profond des échanges. Le plus vrai. Et le plus proche de ce qui est indicible. Et en fait, j’écris pour ça. »

Plus loin, elle parle de l’inconscient et du pire ennemi de l’écrivain.

« J’ai vraiment le sentiment que c’est l’inconscient qui travaille, moi me chargeant de la technique et de l’écriture. L’inconscient travaille derrière et me travaille. C’est à ce niveau-là que c’est juste, puisque ce que je veux, c’est écrire les sentiments profonds qui meuvent les gens, qui ne sont pas vus ni reconnus en général, et qui sous-tendent notre destinée.

C’est lui, l’inconscient, qui a le premier rôle. De toute façon, on rencontre des difficultés énormes quand on écrit. Des difficultés de création, des difficultés matérielles, des difficultés de reconnaissance, c’est-à-dire d’être compris, entendu, et puis sans arrêt on entend dire des idioties qui vous rendent malade pour trois jours, mais tout cela, c’est le moindre mal. Ce que disent les gens n’a de nocivité que dans la mesure où cela correspond à la petite voix qu’on a intérieurement, aux incertitudes, au manque de confiance en soi. Quand on a confiance en soi, cela ne vous fait plus rien. Le seul adversaire, c’est soi-même. Le seul verrou, oui, le seul. Le seul ennemi qui puisse empêcher quelqu’un d’écrire, c’est soi-même ; le seul obstacle, c’est soi.

C’est un ennemi d’une ruse, d’une férocité, d’une opiniâtreté effarante. Mais c’est le seul. »

Quelques lignes plus loin, elle ajoute : « De toute façon, écrire, personne ne vous l’apprend, personne ne vous guide, personne ne vous meut. On est soi-même son propre moteur, soi-même son propre professeur et déjà quand on a compris ça, on a fait un immense pas. On est soi-même son propre guide, et sa propre lumière. »

Ces dernières phrases viennent me chercher au plus profond de mon être, elles ravivent la flamme de mon désir d’écrire.

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Le pouvoir miraculeux de votre imagination

Pour atteindre un objectif que faut-il faire ?

Saviez-vous qu’il existe une manière de se fixer des buts et de les atteindre autrement qu’à l’aide des facultés intellectuelle ou émotive ? Eh bien oui ! Cette méthode est l’imagination créatrice.

Comment ça fonctionne ?

Sri Harold Klemp, dans son livre How to find God, Mahanta Transcripts, Book 2, p.289, dit ceci : « L’une des caractéristiques de l’Âme est sa pertinence dans le temps. Si vous avez l’intention d’établir un cadre dans cet univers, de vous fixer un but, déterminez aussi une date butoir pour son accomplissement. Qu’allez-vous accomplir ? Quand l’aurez-vous atteint ? Peu importe ce dont il s’agit, fixez votre but et une date limite pour le réaliser parce que c’est de cette manière que vous commencez à travailler avec l’imagination créatrice. »

Dans son livre, Les exercices spirituels ECK, à la page 233, Sri Harold Klemp partage une technique qui s’intitule : « Se fixer des objectifs » selon quatre critères bien précis.

« Premièrement, commence-t-il, choisissez un but à atteindre ou prenez un problème qui doit être réglé, puis fixez-vous des objectifs clairs.

Deuxièmement, posez-vous les questions suivantes, car vos objectifs doivent réussir ces quatre tests

1) Sont-ils spécifiques ?

2) Sont-ils réalistes ?

3) Les résultats peuvent-ils être vérifiés ?

4) Quelle est la date limite de leur réalisation ?

Vous devez ensuite faire le nécessaire dans votre quotidien pour que ces buts deviennent réalité. Ce faisant, vous pouvez utiliser une technique de visualisation ou de rêverie pour vous aider. Ayez d’abord en tête une image précise de votre objectif, comme ce que vous voulez être ou faire dans l’existence, puis entourez-la d’un amour sans borne, car l’amour est la véritable force créatrice qui abolit toutes les limites. »

******

Ma date butoir

Pour faire suite au billet de Sylvie Gaydos, je me donne, moi aussi, une date limite à la réalisation de mon projet littéraire en cours.

Le 24 mai 2012 (en passant, c'est la jour de ma fête ;-), j’aurai terminé l’écriture du premier jet de mon roman pour adulte, qui sera un polar/fantastique.

Voilà, c’est dit.

Et pour concrétiser ce grand projet, je me fixe des buts hebdomadaires, des objectifs plus modestes qui réussissent les quatre tests cités plus haut.

Un petit pas à la fois et, surtout, le plaisir de parcourir le chemin, car le processus, ne l'oublions pas, est tout aussi important, sinon plus, que le projet fini.

Merci d’être là et de me lire.

Annie xxx…

mercredi 18 mai 2011

Je passe à autre chose...

Aujourd'hui, je suis allée à la poste.

Depuis le début de la semaine, j'y vais... J'attends une enveloppe. La même que celle attendue chaque année vers la mi-mai depuis 2008, l'année de la publication de mon roman. Vous devinez ce que c'est, n'est-ce pas ? Oui, c'est ça... Vous avez raison, c'est l'enveloppe qui contient mon chèque annuel des Éditions Pierre Tisseyre. C'est l'enveloppe qui contient aussi le rapport des ventes de mon livre.

Avec mon blogue sur le Net depuis mars 2010, ma page Facebook d'auteure et ma plus grande présence sur le Net (Twitter, Netlog, Facebook) depuis déjà un an, je me suis dit que cette année, les ventes allaient sûrement augmenter, que mon effort allait sûrement être récompensé. 

Bon, j'arrive donc à ma case postale, qui est située sur le bord du chemin non loin de chez moi, puis je l'ouvre. Dedans, un paquet d'enveloppes. Je les prends. En route vers la maison, j'examine chacune d'elles. Youpi !! Il y a celle que j'attendais.

Qu'est-ce que je fais ? Je l'ouvre ou je ne l'ouvre pas ? 

(???)

Je l'ouvre.

Tout excitée, je déchire l'enveloppe. Puis je découvre à l'intérieur qu'il n'y a que deux feuilles de papier. Ce n'est pas normal !! Je ne sais pas pourquoi, mais je ne veux pas lire le contenu tout de suite. J'aime mieux attendre d'être arrivée à la maison avant. Je les remets donc dans l'enveloppe. Une fois arrivée sur mon balcon, je m'assois et je lis tranquillement ce qui est écrit.

Bref, voulez-vous savoir combien de livres j'ai vendus cette année ? 

 7

Eh oui ! Voilà le résultat de mes nombreux efforts !! Je me sens riche... $$$ C'est incroyable!!

Parce que le total de mes ventes ne dépasse pas 50 $, le montant sera déposé sur le chèque de l'année prochaine.

J'ai absorbé le coup, ça n'a pas pris trop de temps. J'ai vite compris l'affaire pis j'ai passé à autre chose.

Mais pas complètement...

Vous vous rappelez, il y a plusieurs mois, suite au refus des éditions Pierre Tisseyre pour le deuxième tome de ma série Adeline, j'ai envoyé mon manuscrit à une autre maison d'édition, mais malheureusement, il n'a pas été accepté parce que cette maison ne publie pas de deuxième tome d'une série déjà entamée chez un autre éditeur. Ce refus, il ne m'a pas fait trop mal. Pour dire vrai, je m'y attendais un peu.

C'est vraiment dommage que les éditions Pierre Tisseyre aient refusé mon manuscrit. Il est plus difficile pour moi, maintenant, de publier mon deuxième tome chez un autre éditeur !! 

Alors, c'est vers le numérique que je me tourne. On verra ce que ça donnera. Je vous en reparle dans un prochain billet... 

Je mets donc aussi le tome 3 de ma série en veilleuse et je passe à autre chose.

Je travaille en ce moment sur un projet qui m'habite depuis 2005. Un roman pour adulte. Quand il sera plus avancé, je vous en reparlerai plus en détail. Je peux juste vous dire que je suis tout emballée !

C'est ça, la vie d'auteur ! C'est l'aventure !!

Quand ça ne fonctionne pas d'une manière, on essaie autre chose, et si ça ne fonctionne toujours pas, on passe à autre chose !!

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

jeudi 5 mai 2011

Une nouvelle publiée !!

Un petit mot pour vous informer que l'une de mes nouvelles a été publiée sur Le Chat Qui Louche, blogue littéraire de l'auteur Monsieur Alain Gagnon.

Si vous souhaitez la lire, cliquez ICI.

Vos commentaires sont les bienvenus. ;-)

C'est la première fois que je publie une nouvelle ! Je suis super contente !

Je tiens à remercier Monsieur Alain Gagnon de m'avoir donné la possibilité d'être lue.

À bientôt !

Annie xxx...

mardi 3 mai 2011

L'atelier de Marc Fisher

 Ce week-end, j’ai assisté à l’atelier de Marc Fisher (l’écrivain québécois le plus lu à travers le monde) en compagnie de mon amie Isabelle. C’était samedi le 30 avril, une journée superbe avec chaleur et soleil.

Monsieur Fisher est un homme drôle et charmant. Il nous a fait rire plusieurs fois. Nous étions une cinquantaine de participants dans la salle à écouter les nombreux conseils qu’il prodiguait avec générosité. J’ai écrit au moins vingt pages de notes…

Les conseils qui m’ont le plus touché sont les suivants :

1) Prendre un événement (ou une idée) et développer son potentiel dramatique au maximum. Cela veut dire : trouver toutes les ramifications dramatiques d’un seul événement ou d’une seule idée. Ce conseil, il l’a répété plusieurs fois durant la journée, et chaque fois il a résonné en moi, parce que je suis du genre à mettre plusieurs événements dans une histoire. Vous avez juste à lire mon premier roman Adeline, porteuse de l’améthyste, pour le savoir. Je touche à plein de choses sans toutefois les exploiter au maximum. Cependant, mon deuxième roman — qui est toujours à la recherche d’un éditeur — va plus en profondeur. J’y exploite davantage le potentiel dramatique des événements.
En dépit de cette réalisation, je suis consciente que je dois faire attention de ne pas trop en mettre dans une histoire, de rechercher l’événement qui contient le plus de potentiel dramatique, et l’exploiter.

2) L’importance d’avoir une prémisse pour écrire une histoire. Ayant une très grande imagination, je ne suis pas toujours consciente de la prémisse quand je suis en mode écriture d’un premier jet. Ce que je veux vraiment dire par cette histoire, ou plutôt ce que l’histoire tente de me dire n’est pas clair au début. Monsieur Fisher a mentionné que la prémisse se dévoile souvent lors de la réécriture du manuscrit. Fiou… ;-) Je ne suis donc pas à côté de la « track »!

Dans son livre Écriture, Stephen King, quant à lui, nous dit que c’est après avoir terminé l’écriture d’un premier jet qu’il se demande toujours ce que cette foutue histoire veut bien dire. Et c’est lors des réécritures qu’il le découvre.

La prémisse s'écrit en une seule phrase, et répond habituellement à la question : qu'est-ce que mon histoire raconte ?

3) L’importance de mettre le personnage principal en conflit dès les premières pages de votre livre. Pourquoi? Parce que la présence d’un conflit ou d’un problème suscite l’intérêt non seulement des lecteurs, mais d’abord et avant tout celui des éditeurs. Selon Monsieur Fisher, un personnage de roman doit vivre un problème sinon il n’est pas un personnage de roman. Pour qu’il le soit, il doit aussi avoir un but et une motivation et poser des gestes concrets pour obtenir ce qu’il veut. Bien entendu, sa quête, quelle qu’elle soit, ne doit pas être facile. Le personnage principal doit rencontrer une série d’obstacles d’intensité croissante, qui tendent vers la résolution du conflit. Monsieur Fisher a aussi ajouté que les lecteurs aiment les personnages intenses qui prennent des décisions et qui agissent, des personnages persévérants, qui ne se laissent pas abattre par l’ampleur des difficultés. Les personnages passifs ne font vraiment pas l’unanimité auprès des gens. Ce conseil a résonné en moi, car Adeline, personnage principal de mon premier roman, a cette fâcheuse habitude de subir les événements. Ce problème, par contre, je l’ai réglé dans mon second roman, où là, elle prend des décisions et agit, motivée par la peur d’être abandonnée par Jacob, son amoureux.

4) Noter dans un carnet toutes les choses qui nous touchent dans la vie et expliquer pourquoi. C’est bien beau de dire, et je me cite comme exemple, « j’aime vraiment beaucoup le chant des oiseaux au printemps. » Si je n’en trouve pas la raison, ça n’aura pas d’impact, et cela ne pourra pas servir dans une histoire. Il faut apprendre à exprimer en mots pourquoi une chose nous plaît et pourquoi une autre nous déplaît. Toujours dans mon cas. Que signifie le chant des oiseaux pour moi? La joie de vivre. En dépit de tous les événements dramatiques qui se produisent sur la planète, les oiseaux continuent de chanter et expriment ainsi leur joie d'être vivant. C'est un message d'espoir qu'ils nous livrent. Le sachant, je pourrais utiliser cette découverte comme prémisse dans une histoire.

Monsieur Fisher nous conseille aussi de nous poser des questions lors de nos lectures ou durant le visionnement d'un film. Si vous arrêtez la lecture d’un livre après trente pages, demandez-vous pourquoi vous le faites. Et essayez, lors de l’écriture de votre histoire, de ne pas commettre la même erreur que celle de l'auteur. Si une histoire vous plaît, que vous êtes incapable de poser le livre avant d’avoir lu le mot « Fin », demandez-vous pourquoi. Quelles techniques l’auteur utilise-t-il? Trouvez-les et appliquez-les dans vos histoires. Ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas doivent servir.

Ce conseil m’a parlé, car c’est quelque chose que je dois apprendre à faire : poser un regard analytique sur mes gestes spontanés et mes réactions physiques et émotionnelles.

Voici quelques citations de l’auteur :

« Écrire est un exercice d’humilité. »

« C’est par les réécritures que l’auteur découvre sa vraie histoire. »

« La fin d’une histoire doit créer une émotion chez le lecteur, laquelle témoigne de la réalisation de la prémisse. »

« La prémisse traduit la vision du monde de l’auteur. »

« Le premier chapitre doit être extrêmement captivant, car les éditeurs et les lecteurs d’aujourd’hui sont très impatients. »

« Quand on écrit, on est comme un boutiquier qui invite les gens à entrer dans sa boutique. » Il faisait référence, ici, aux premières lignes de notre histoire ou de chacun de nos chapitres.

« Tout, tout, tout doit servir dans un roman. Pas de bois mort! »

Voilà. Il y aurait d’autres trucs à dire sur tout ce qui nous a transmis cette journée-là. Pour en connaître davantage sur ses conseils, je vous réfère à son livre Conseils à un jeune romancier que vous pouvez vous procurer ICI.

Merci d’être là et de me lire.
À bientôt.
Annie xxx…

lundi 25 avril 2011

« Mettre la charrue avant les boeufs »

Vous connaissez cette expression ? 

À son propos, le dictionnaire des Expressions et Locutions de la série Les usuels du Robert, de l'édition 1989, dit ceci :
« “commencer par ce qui devrait être fait après” ou “aller trop vite en besogne”. Sous cette forme, l'expression date du XVIIIe siècle, mais on trouve la phrase proverbiale : la charrue va devant les boeufs “tout marche à l'envers”, dans les recueils du XVIIe siècle. On relève, en outre : tourner la charrue contre les boeufs “commencer par la fin” dès le XVe, et mettre la charrue devant les boeufs (-> Charrette) au XVe s. Un dictionnaire des proverbes, publié en Allemagne en 1750, donne le proverbe : c'est le monde à l'envers, la charrue mène les boeufs. »

Sur Internet, dans le Wiktionnaire, le dictionnaire libre, on lit : « Commencer par où l'on devrait terminer, faire avant ce qui devrait être fait après, faire les choses dans le désordre. » 

Toujours sur Internet, et sur le site Linternaute Encyclopédie, on peut lire : « Il faut savoir s'organiser et prendre les choses par leur commencement pour les réussir. Ce proverbe est souvent utilisé pour tempérer l'enthousiasme de quelqu'un d'inexpérimenté. » « L'image d'une charrue tirée par des boeufs est un symbole de logique puisqu'elle sous-entend que les éléments sont placés dans un ordre tel que le système puisse fonctionner. C'est cet aspect logique qui est mis en avant dans l'expression “mettre la charrue avant les boeufs”. En effet, cela signifie que les choses ne sont pas faites dans le bon ordre et que par conséquent, le résultat s'en ressentira forcément de façon négative. Auparavant, on disait “mettre la charrue devant les boeufs”. Mais par la suite, “devant” a pris le sens de “en face” et de “avant”. Au fil du temps, l'expression s'est donc transformée au profit de sa formulation actuelle. »

Si je vous parle de cette expression, c'est parce que c'est comme ça que je me sens depuis un mois. J'ai l'impression, avec ce blogue, mes autres présences sur le Net et mes divers ateliers d'écriture, d'avoir mis la charrue avant les boeufs.
Dans mon enthousiasme, je me suis avancée là où je n'aurais peut-être pas dû. Car l'expérience me manque pour mieux enseigner. J'ai été audacieuse. Et je suis parfaitement consciente que l'un des meilleurs moyens d'apprendre est d'enseigner. Je ne regrette rien, au contraire, le chemin traversé m'a permis d'en arriver à cette prise de conscience. Et j'ai beaucoup appris aussi. Mais dans mon cheminement d'écrivaine, je suis rendue là où je dois me retirer...  

Le but de ce billet est donc de vous informer que, durant les semaines et les mois suivants, je serai moins présente sur le Net (Blogue, Facebook, Twitter...).

Merci de votre compréhension.

À bientôt,

Annie xxx...   

lundi 18 avril 2011

Proposition d'écriture du mois d'avril 2011

Enfin, elle est là! Si les doigts vous démangent, alors c'est le temps ou jamais d'expérimenter autre chose avec la proposition d'écriture du mois d'avril. Amusez-vous! Et permettez à votre partie créative de s'exprimer librement... :-)

Bonne écriture et belles découvertes!

Annie xxx...  

Il n'y a pas que les faiblesses...

J'espère bien que non ! Si j'avais uniquement des failles et des faiblesses, j'aurais un sérieux problème, n'est-ce pas ? J'ai des qualités, mais oui ! Comme chacun d'entre vous. Nous avons tous des qualités. Ce sont ces petits (ou grands) trucs de notre personnalité qui nous rendent belles et beaux à nos yeux et (on l'espère aussi) aux yeux des autres. Pour certains c'est la franchise, pour d'autres c'est un sens de l'humour aiguisé. Il y a des gens honnêtes, bons, serviables. D'autres sont pragmatiques et droits. Bref, il y a autant de qualités que de gens sur Terre. Chacun répand sa teinte personnelle et c'est ce qui fait la beauté de l'être humain.

Moi, c'est une imagination ultra fertile qui me caractérise d'abord. Si je n'invente pas d'histoires, je m'invente alors des problèmes (dans ma relation de couple, avec mes enfants...) Vous voyez le genre ? Mon imagination est telle qu'il faut que je l'oriente de façon constructive, sinon elle s'emballe et part dans toutes les directions. Donc, cela exige que j'établisse une discipline d'écriture. En ouvrant les vannes tous les jours, laissant le trop-plein de mon énergie créative s'exprimer sur la page blanche, je respire, je reconnecte avec ma partie créative et je deviens une meilleure personne (une meilleure mère, une meilleure conjointe). C'est un fait ! Et si je dépasse trois jours sans écrire, les problèmes reviennent : la déprime, les idées noires, des scénarios qui roulent sans arrêt dans ma tête, l'impatience, la détresse émotionnelle... 
Ma survie, autant physique que psychologique et spirituelle, dépend de l'amour que je me donne. Et cet amour pour moi se fait en m'accordant un minimum d'une heure d'écriture par jour. Le matin, l'après-midi, le soir, la nuit, peu importe quand. Il me faut écrire...

Bon, je crois que je me suis écartée du sujet, non ? Je n'étais pas censée vous parler de mes qualités en tant qu'écrivaine ? 

Alors, outre mon imagination débordante, je suis aussi une personne déterminée, voire acharnée. Mon but : devenir une grande écrivaine. Je lis des dizaines de bouquins sur l'écriture, je suis et donne des ateliers d'écriture, je tiens un blogue sur l'écriture, je corresponds (par courriel et sur Facebook) avec d'autres écrivains, j'écris... Je ne perds pas espoir d'être publiée une deuxième fois, puis une troisième fois, une quatrième... Et plein d'autres fois. Voilà !

Je suis autodidacte. Mais j'ai aussi besoin des autres pour avancer. Nous, les écrivains, formons une grande famille. Nous nous entraidons, nous nous soutenons et nous nous encourageons. On est fait comme ça. Voilà !

Je possède une sensibilité à fleur de peau. Cette sensibilité me permet de mieux ressentir mes personnages et ce qui cloche dans mon écriture quand je suis en mode réécriture. Cette sensibilité, je dois mieux l'accepter, car lorsque j'étais plus jeune, elle a été incomprise. On l'a jugée pour ce qu'elle n'était pas. Et pendant des années, je me suis jugée pour ce que je n'étais pas. Ce qui a causé de sérieux problèmes d'estime de soi. Voilà.  

Je suis intuitive. J'écris plus par intuition que par ma volonté consciente. Quand j'écris, je ne contrôle rien, je suis en mode découverte, d'un mot à l'autre, défilant à l'écran. Oui, je sais, pour certains d'entre vous, cela peut paraître étrange. Je me fais même peur, parfois... Je fais peur surtout à cette partie de moi qui aime avoir le contrôle. Car il y a cette autre partie qui ne demande qu'à vivre, à s'envoler, à se libérer... Et quand je la laisse aller, ma vie devient belle, joyeuse, sereine. Je tombe alors amoureuse des fleurs, des oiseaux, d'une roche blanche, d'une pensée, d'une couleur, d'un regard... L'artiste en moi vit ! 

Voilà, c'étaient mes qualités comme écrivaine. 
Merci d'être là et de me lire.



Annie xxx...      

mercredi 6 avril 2011

Un regard honnête sur mes faiblesses d'écrivaine

Pour faire suite au billet de Patrice, que vous pouvez lire ICI, j’ai rédigé un billet sur mes principales faiblesses comme écrivaine. Les points sur lesquels je dois travailler plus fort. Je vous les livre en toute humilité. Je n’ai pas de gêne à le faire, car je sais pertinemment que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Je n’ai publié qu’un seul roman… Même si j’aime beaucoup mon histoire, ce roman est imparfait. Je suis consciente qu’il contient de nombreuses faiblesses. Mais je l’aime quand même, car c’est le premier que j’ai publié et c’est avec lui que j’ai pu entrer dans le milieu de l’édition. Il m’a donc ouvert une porte…

Voici donc ces fameuses failles sur lesquelles je dois me pencher pour devenir un meilleur écrivain :

1) Le manque de précision dans ma visualisation.

Je ne visualise pas toujours très bien le milieu dans lequel évoluent mes personnages. Ce qui, dans ma narration, crée un effet d’un vide, de « non-ancrage ». Mes personnages semblent presque toujours être en apesanteur. Ne s’en tenir qu’à l’action et aux dialogues crée un manque d’atmosphère. Comme auteure, je dois apprendre à prendre le temps de m’imprégner du décor où les actions se déroulent, à m’immerger de l’atmosphère de la scène, de la sentir, de la vivre, pour ainsi mieux noter les détails signifiants qui habitent l’instant présent de mes personnages et qui apportent de la profondeur, de la texture à la description et à la narration.

2) Le manque de réflexion.

Je ne réfléchis pas toujours avant d’écrire. Ayant une imagination extrêmement vivante et débordante, j’écris donc ce que je vois, ce que j’entends, au fur et à mesure que les scènes se déroulent dans ma tête. Mais écrire de cette façon, si je ne suis pas totalement à l’écoute de la vraie histoire, de celle qui veut se dire, mène souvent vers des impasses : des situations contradictoires, par exemple, ou des frictions entre deux visions différentes. Ce qui, par la suite, nécessite de nombreuses réécritures et un travail énorme de réflexion.

3) Le manque de vision.

Souvent quand j’écris, surtout durant le premier jet, je ne sais pas vraiment ce que je veux dire aux lecteurs. Vous savez, ce « message » que tant d’écrivains véhiculent dans leur texte. Il y a des auteurs qui connaissent déjà en partant ce qu’ils veulent faire, ils sentent qu’ils ont un message à transmettre à un lectorat cible et utilisent leur imagination pour écrire une histoire qui montre les valeurs auxquelles ils tiennent ou celles qu’ils veulent dénoncer. À ces auteurs, je lève mon chapeau ! Moi, malheureusement, je ne suis pas comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Et je crois que c’est une faiblesse, car écrire est un acte de communication, on communique quelque chose à quelqu’un, comme le dit si bien Élisabeth Vonarburg, dans son livre Comment écrire des histoires. Donc celui qui communique doit évidemment savoir ce qu’il veut dire par son histoire. Et à qui il veut le dire. Il doit avoir au départ une vision. Pourtant, quand je commence à écrire une nouvelle histoire, ma vision est presque toujours floue. J’ai une vague idée de ce que je veux dire, mais sans plus. Ma vision se précise, par contre, au fur et à mesure des réécritures. Mais à quel prix ? Beaucoup de temps perdu à réfléchir, à démêler les nombreux fils d’intrigue du roman, à réécrire…

4) La surutilisation des virgules et des deux points.

Dans la frénésie du premier jet, les virgules et les deux points se jettent spontanément sous ma plume, et pas toujours de la bonne façon. Mes phrases s’allongent et deviennent parfois incompréhensibles. Je dois toujours me relire pour bien cerner le sens de ma phrase, et ensuite la réécrire en modifiant la ponctuation.

5) Une imagination chaotique.

Mon imagination ressemble à une rivière qui dégèle au printemps : elle déborde… Je dois apprendre à canaliser cette énergie créatrice en faisant des exercices d’écriture régulièrement, sinon, lorsque j’écris pour avancer une histoire, toutes sortes d’idées me viennent et elles ne sont pas nécessairement bonnes pour l’histoire en cours d’écriture. Je dois donc faire le ménage dans le chaos de mon imaginaire, et pour y réussir, m’astreindre à un exercice d’écriture libre par jour ! Les livres de Natalie Goldberg, dont Writing Down the Bones, Thunder and Lightning et Wild Mind Living the writer’s life pourraient s’avérer d’excellents compagnons pour ce genre d’exercice…

Voilà. C’était mes principales faiblesses, comme écrivaine. J’en ai d’autres, bien sûr… Commençons par travailler sur elle, ensuite, je m’attaquerai aux autres. ;)

Merci d’être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx…

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