vendredi 25 novembre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ? (partie 3)


Pour faire suite aux deux billets que j'ai écrits ICI et , voici le dernier type d'écrivain que nous partage Mary Carroll Moore dans son livre Your Book Starts Here :

L’écrivain d’images

Les écrivains d’images sont des poètes. Ils aiment découvrir la vie avec les cinq sens ― la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Tout les évoque.

L’écriture d’images est quelquefois baptisée écriture lyrique parce qu’elle utilise les métaphores, ou des mots qui symbolisent quelque chose de plus grand. Bien utilisées, les métaphores transmettent l’émotion et la signification allant au-delà du niveau conceptuel.

Comment savoir si vous êtes un écrivain d’images ?
        
Vous avez écrit beaucoup de poésie.
Les gens trouvent que vous avez une écriture lyrique ou vivante ou picturale.
Les décors sont la clé pour vous.
Vous trouvez difficile d’écrire des scènes d’actions, des scènes où il se passe quelque chose.
Vous aimez les longues phrases décrivant l’odeur des oranges pelées ou la vue des feuilles rousses en plein soleil.

EXERCICE : L’équilibre des images

Temps requis : 2 heures

Si vous aimez le lyrisme, l’imagerie, la subtilité, le sensoriel, et les « multicouches » dans un texte, votre travail consistera à placer ces détails sensoriels dans un événement concret qui révélera la signification conceptuelle de l’événement. Pour ce faire, vous devez séparer l’imagerie du moment, et nous dire ce que le moment signifie.
1.  Faites une liste d’événements qui pourraient se produire dans votre livre ― laissez-vous aller, n’y pensez pas trop !

2. Pour chaque session d’écriture, choisissez un événement. Écrivez deux pages qui engagent le lecteur dans cet événement.

3.  Si vous constatez que vous évitez l’écriture de la situation actuelle, retournant encore et encore vers les décors ou l’atmosphère, essayez à nouveau de faire en sorte que quelque chose se passe.

4. Si vos personnages sont repliés sur eux-mêmes, faites-les marcher, courir ou agir. Ils doivent être actifs. Utilisez la voix active des dialogues.

5.   Ou, pour élaborer votre écriture conceptuelle, prenez une image dans votre texte et écrivez sur ce qu’elle signifie pour vous. Que symbolise-t-elle ?

Voilà, j'espère que ces trois billets sur la façon d'aborder une histoire vous auront été utiles, que vous avez au moins pu vous reconnaître dans l'un de ces trois modèles. 

Au plaisir,

Annie xxx...  

mercredi 9 novembre 2011

Petits plaisirs...

Aujourd'hui, je me suis permis de vivre de petits plaisirs tout à fait mérités. Comme j'avais bien travaillé depuis ce matin (préparation d'un ragoût de veau à la mijoteuse [qui mijote encore alors que j'écris ces mots], plusieurs brassées de lavage, deux paniers ultras pleins de vêtements pliés que j'ai rangés dans les tiroirs de chacun de nos bureaux, appels téléphoniques, écriture automatique de vingt minutes qui a excédé jusqu'à 45 minutes, découverte d'un nouvel angle de mon histoire, approfondissement et exploration de mon histoire...), vers le milieu de l'après-midi, je me suis préparé un café vanille et noisette avec ma petite machine (une vraie perle) Keurig, je me suis installée dans mon gros sofa inclinable, avec mon livre (Le Poète de Michael Connelly), et j'ai lu, en savourant ce moment. Mes papilles se délectaient de la saveur légèrement amère du café. Mon nez, en plus de humer les arômes de vanille et de noisette du café, sentait aussi l'agréable odeur de ragoût qui emplissait la maison. Et mon livre, entre mes doigts, était souple (un format poche, pas cher), les pages douces. Je me suis même imaginée en train de tenir mon propre livre... 

Un moment juste pour moi, de moi à moi.

Je me sens bien, là, simplement.

Prendre du temps pour soi, se permettre de vivre ces moments magiques, un arrêt dans le temps. Une pause. Pour respirer et se reposer.


Annie xxx...

mardi 1 novembre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ? (Partie 2)

J'ai compris en lisant le livre de Mary Carroll Moore, Your Book Starts Here, que chaque écrivain a une façon naturelle d'aborder une histoire. Il s'approprie cette histoire à partir d'un angle précis, qui me fait penser à une sorte de fenêtre à travers laquelle il entrerait en contact avec l'univers de ses personnages.

Comme je le mentionnais dans le billet précédent, quand j'écris un premier jet et que je laisse couler le flot de ma créativité, ce sont les actions et les événements qui viennent en premier. Je suis une écrivaine qui a besoin d'apprendre à prendre son temps pour bien sentir l'atmosphère de chaque scène, pour bien visualiser les détails (travailler sur l'image). Je dois aussi me poser les questions : « Qu'est-ce que je veux transmettre par cette scène ? », « Que ressentent mes personnages ? Quelles sont leurs motivations ? » (travailler sur les concepts, les idées).

L'écrivain n'est pas totalement associé à l'un de ces types, mais l'un d'eux prédomine habituellement pour la plupart.

Qu'est-ce qu'un écrivain de concepts ?

Voici une traduction libre d'un extrait du livre de Mary, qui répond à cette question :

« L’écrivain de concepts
Lorsqu'on écrit à propos d’un événement digéré, duquel nous avons appris, la plupart d’entre nous utilisent un langage détaché. On résume, entre d’autres mots, on condense le moment, omettant les détails plus vivants tels la température, le temps de l’année ou de la journée, les senteurs et les sons. C’est souvent appelé une écriture réflexive ou de concepts.
Les écrivains qui communiquent via les concepts aiment la distance, le détachement et la vue d’ensemble. Ils évitent de placer le lecteur directement dans un événement comme s’il se déroulait devant lui. Mais le résultat demeure une expérience très horizontale.
Comment savoir si vous êtes naturellement un écrivain de concepts ?
Vous avez l’habitude de penser avant d’écrire.
Vous résumez au lieu d’utiliser des détails spécifiques.
Vous vous souciez de ne pas donner assez d’informations.
Vous aimez les mots compliqués.
Vous utilisez la voix passive.
Vos phrases tendent à être longues.
Vous utilisez beaucoup d’adverbes.
Vous préférez la beauté du langage abstrait.
En vous lisant, vous êtes incapable de visualiser les images dans votre tête.
Dans votre écriture, on retrouve quelques événements, beaucoup de  pensées et de sentiments.

Que faire pour équilibrer votre type d’écriture ? C'est simple ! En apprendre un peu plus sur les deux autres types ― événement et image.

EXERCICE : L’équilibre des concepts
Temps requis : 2 heures
Si votre force est l’écriture du monde intérieur des idées abstraites, des sentiments et des concepts, votre travail sera d’apprendre à écrire des scènes d’actions et d’événements, puis des détails reliés aux cinq sens du corps humain (pour ancrer le lecteur dans le milieu où évoluent vos personnages), au lieu d’écrire les pensées et les sentiments de ces personnages, ou du narrateur.
 1.   Faites la liste de dix actions qui pourraient se produire dans votre livre. N’y pensez pas trop. N’importe quoi peut se trouver sur cette liste. Utilisez vos souvenirs, vous avez sûrement déjà vécu des événements, lesquels pourraient illustrer l’une de vos idées ou l’un des concepts qui vous tient à cœur.
2.   Programmez un chronomètre pour vingt minutes. Puis faites une séance d’écriture automatique sur l’un d’eux. Assurez-vous d’inclure au moins deux des cinq sens dans votre écriture. Laissez-vous aller, relaxer l’intérieur. » 

C'est compliqué, écrire, ne trouvez-vous pas ? Mais l'important, je crois, c'est de bien se connaître comme écrivain et de voir à pallier nos faiblesses pour créer des histoires passionnantes, profondes, envoûtantes, qui font voyager, plusieurs heures durant...

Moi, c'est ma quête : apprendre à mieux me connaître comme écrivaine et devenir ainsi le meilleur instrument possible pour transmettre les histoires qui m'habitent.

Écrire est irrémédiablement un acte de communication.

Dans le prochain billet, je vous parlerai de l'écrivain d'images.

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

jeudi 27 octobre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ?

Eh oui ! Je suis toujours là, bien vivante. Prendre du recul me fait du bien. J'écris, je lis et j'ai recommencé à donner mes ateliers d'écriture.

Je lis le merveilleux livre de Mary Carroll Moore, Your Book Starts Here. Jusqu'à maintenant, elle est la seule auteure qui puisse m'aider à mieux me comprendre comme écrivaine. Avec elle, j'ai appris que j'étais une écrivaine d’évènements. Quand j'aborde une histoire, ce qui sort en premier est toujours une série d'actions, des dialogues, du mouvement. C'est l'ossature, la structure. Élisabeth Vonarburg m'avait aussi  fait un commentaire en ce sens, lors de l'atelier long, mais n'avait pas trop élaboré sur le sujet... J'aurais aimé, pourtant !   

Comment savoir si vous êtes un écrivain d’évènements ? Mary, dans son livre, nous donne quelques pistes. Les voici (je vous en fais une traduction libre) : 

« Votre cœur bat la chamade quand vous écrivez.
Pour vous, le décor, c’est ennuyeux ― et vous n’avez aucune idée de comment l’écrire.
L’action est tout pour vous.
Vous n’encombrez pas votre écriture d’explications.
Vous croyez qu’il faut « montrer » au lieu de « dire ».
Quand vous lisez un roman mystère, vous lisez la dernière page en premier,  pour connaître le dénouement. »

Mary nous suggère quelques exercices pour équilibrer notre écriture d’évènements avec les autres types d'écriture (que j'élaborerai dans des billets ultérieurs).

« EXERCICE : L’équilibre des événements


Temps requis : 2 heures

Si votre force est l’écriture d’événements, votre travail consistera à développer les compétences dans l’écriture de concepts et d’images.

1.   Pour la prochaine semaine, écrivez chaque jour cinq impressions d’odorat et cinq impressions de l’ouïe.
2.   Trouvez un poème que vous aimez. Écrivez ce que vous en pensez, ce qu’il signifie pour vous.
3.   Jetez un œil sur le recueil « Dix poèmes pour changer votre vie ». L’auteur, Roger Housden, a fait un travail extraordinaire en expliquant la signification cachée derrière chaque poème.

Ces exercices d’écriture ne produiront pas les pages de votre manuscrit ni de scènes très excitantes, mais elles amélioreront grandement votre écriture en favorisant l’inspiration et l’émergence de nouvelles idées qui équilibreront la sensation de pure verticalité que procurent les évènements.

Prenez l’écriture automatique, par exemple. Elle vous demande à être ouvert à ce qui se présente dans le moment ― pas à ce qui est planifié ou ce qui est déjà connu. L’écriture automatique nourrit l’imagination, et les scènes qui en émergent renforcent la profondeur émotionnelle de votre manuscrit. Souvent, c’est en empruntant un détour que l’écrivain d’évènements prend conscience de la signification profonde de son histoire. Les détours peuvent être une autre activité artistique tels la musique, la peinture, le collage, la lecture ou l’écriture automatique.
        
Commencez à tenir un journal de rêves (de jour ou de nuit). Enregistrez-y les impressions de vos cinq sens, peu importe où vous vous trouvez : à la gare, en attendant l’arrivée du train, dans une salle d’attente chez votre médecin… Ce contenu vous aidera à remplir le cadre établi par la structure de vos événements. Ce contenu vous aidera aussi lorsque vous serez ennuyé ou frustré par votre écriture, ou lorsque vous aurez peur d’aller plus en profondeur dans votre sujet. »
   
Le livre de Mary, je le dévore, je m'en inspire aussi pour mes ateliers d'écriture. C'est un outil incomparable pour aider tout écrivain, quel qu'il soit : auteur jeunesse, d'essai, de mémoires, romancier de renom... On a toujours à apprendre, qu'on ait publié un seul roman ou cent ! L'humilité est la première qualité que l'écrivain doit apprendre à développer. 

Ce matin, j'ai avancé mon nouveau roman. Environ 2000 mots (Certaines scènes étaient déjà écrites, je les ai juste imbriquées au bon endroit, dans le premier jet, mais d'autres étaient nouvelles et écrire du neuf m'a revigorée !). Je me sens bien. J'ai avancé... 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Contente d'être de retour parmi vous!

Merci d'être là et de me lire,
Annie xxx...    

lundi 26 septembre 2011

OUSTE ! la déprime...

La vie étant ce qu'elle est, avec ses hauts et ses bas, il faut, pour traverser les moments les plus creux, s'armer d'outils infaillibles. Dans mon cas, ces moments arrivent surtout quand ma confiance en soi décide de sacrer le camp et que mon tyran intérieur s'en donne à coeur joie pour me dévaloriser. Il est quand même assez fort, celui-là !
Voici une lettre que mon writing buddy, Patrice Cazeault (En passant, vous devez savoir que Les Éditions AdA ont accepté de publier sa série de romans SF ! SUPER BRAVO, PAT !!!!), a écrite sur mon roman La Brûlure d'Adeline. Je lui ai demandé s'il acceptait que je publie son texte, et il a dit oui, à ma grande joie. Merci Pat ! Tu es un ANGE !!!! :-)

Cette lettre m'a remise sur le piton et m'a redonné confiance en moi et en ce que j'écris...

vendredi 16 septembre 2011

Dernières nouvelles

18 septembre 2011

Retenez cette date, elle est importante. Pour moi.

Car l'une de mes nouvelles littéraires sera publiée sur le site français Podlit.fr.

Si vous avez une liseuse électronique (Kindle, iPad, SonyReader...), vous pourrez la télécharger gratuitement. Sinon, vous pouvez la télécharger en format PDF sur votre ordinateur. 

mercredi 31 août 2011

- une autre - RENTRÉE LITTÉRAIRE 2011

Avant de vous parler de ce que je voulais vous parler, laissez-moi vous dire que je me sens un peu désorientée avec  la nouvelle interface de Blogger !! L'avez-vous expérimentée ? L'espace pour rédiger nos billets y est plus vaste, les couleurs plus pâles. Bref, ce n'est pas si désagréable que ça, au final...

Bon, le sujet de ce billet concerne l'une de mes découvertes : — une autre — RENTRÉE LITTÉRAIRE 2011.

mercredi 24 août 2011

Trouver la bonne fin

C'est ce que je suis en train de faire en ce moment.

Cet été, j'ai laissé mon nouveau projet de côté pour me consacrer à l'écriture d'une nouvelle littéraire. J'ai voulu expérimenter quelque chose.

Donc, actuellement, je creuse dans mon histoire, je cherche, je fouille, je sonde la conscience de mes personnages. Et plus je permets au flot de mes idées de suivre son cours, plus la silhouette de la vraie fin se profilent. Je la regarde, je lui parle (et si la mission de Murielle était ..., alors ... ; comment Amandine réagirait si ...), je la laisse me répondre, venir à moi.


Une histoire est un être vivant.

Écrire, c'est un acte terriblement sérieux, il faut y croire de tout son coeur. Et surtout aimer l'histoire qui tente de faire son chemin à travers soi. Pour l'écrire, cette histoire, il faut l'aimer. Voilà. C'est le secret. Et pour l'aimer, il faut lui accorder l'espace dont elle a besoin pour naître et vivre sa vie sur Terre. Et pour lui accorder cet espace, il faut s'asseoir devant son ordi ou son cahier, et penser à elle, à ce qu'elle veut nous dire; il faut entretenir un dialogue avec elle, comme avec un être vivant. Et écrire. Ses réponses. Elle répond toujours d'ailleurs. Mais l'écoutons-nous vraiment ? Jusqu'à quel point filtrons-nous ce qu'elle essaie de nous communiquer ? Comment pouvons-nous être certains ou certaines de bien comprendre son message ?
Je n'ai malheureusement pas encore de réponses à ces questions. Je commence à peine mon apprentissage de l'écoute intérieure. J'ai comme l'impression, cependant, qu'avec l'expérience d'écrire et de publier, l'écrivain affine son écoute et sait intuitivement s'il trouve la vraie fin pour son histoire.
Pour l'instant, avec l'écriture de ma nouvelle D'un seuil à l'autre vers la vérité (vous pouvez en lire un extrait ICI), j'expérimente une autre façon de faire, inspirée par l'attitude d'Élisabeth Vonarburg (l'animatrice de l'atelier d'écriture que j'ai suivi en juin dernier à Chicoutimi) devant son propre processus créatif, par la relation intime qu'elle entretenait avec son histoire : une réelle communication entre deux êtres vivants !
Vais-je réussir ? Je l'ignore, mais l'exercice en vaut la peine.
Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

jeudi 18 août 2011

Intuition et travail

Comme je n'ai pas de billet à écrire, je vous renvoie à un autre billet, celui-là écrit par l'auteure Frédérique Martin, sur le site Enviedécrire. ICI.

Bonne lecture !

Annie xxx...

mercredi 3 août 2011

Retrouver son coeur d'enfant

Plusieurs jours avant mon départ pour l'atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg, j'ai écrit un texte. J'ai décidé de le partager avec vous sur ce blogue.  



J’ai besoin de m’arrêter, de regarder au-dedans de moi, de recontacter ce que je suis. De respirer. De tomber dans l’instant présent.
Parfois, je suis aux prises avec une agitation mentale. Je me déconnecte de ma réalité et je m’éparpille dans toutes sortes de tâches familiales et de divertissements. Je me déconnecte si facilement… 
C’est mon défi ! Apprendre à me retrouver, à retrouver le flot, cette énergie qui m’habite, à ne plus la mettre de côté. Trois jours… Sans écrire. Et me voilà assaillie par des pensées noires et destructrices.
Puis des doutes… Pourquoi est-ce que j’écris ? Qu’est-ce que j’ai à communiquer aux autres ?
Pourquoi est-ce si difficile pour moi d’accepter mon côté créateur et lui accorder l’espace d’être et de s’exprimer ? Lui, il veut jouer, il veut inventer, il veut s’amuser…

Écrire est un acte complexe.

mardi 2 août 2011

Mon site Internet d'auteur


J'ai créé, ces derniers jours, mon site Internet d'auteure. Il n'est pas encore terminé, je vais y apporter d'autres transformations, des ajouts, des retraits...
Sur ce site, je partage avec mes visiteurs des extraits de mes histoires, et aussi des nouvelles entières, qu'ils peuvent lire en ligne et commenter, pour m'aider à m'améliorer.
Je suis une écrivaine imparfaite en mouvance...

Vous voulez le voir ? C'est ICI.

Ce serait génial que vous me disiez ce que vous en pensez, non ?

Alors, j'attends de vos nouvelles !

Merci !

Annie xxx...

samedi 16 juillet 2011

Un coucou en « J »

Juste pour vous dire que je ne vous oublie pas.
Je prends du recul.
J'écris.
Je plonge en moi.
J'explore ma caverne...
Je suis la route intérieure suggérée par ma petite voix.
Je me redécouvre.
J'écris.
Je vais mieux.
Je suis bien.
Je respire.
Je vous reviendrai plus tard.
Je vous embrasse. XXX...

mardi 5 juillet 2011

Moi et ma vulnérabilité

Depuis mon retour de l'atelier long d'Élisabeth Vonarburg, je vogue sur la mer des doutes, ballotée par des « pourquoi j'écris? », des « où est-ce que je m'en vais avec tout ça? » et des « me serais-je finalement trompée? ».
 
 
Oui, TROMPÉE! Sur le véritable but de ma créativité littéraire. Écrire m'aide à être heureuse avec moi-même et avec les autres. Et si ce n'était que cela : écrire juste pour être moi, sans nécessairement vouloir publier.
 
 
D'un autre côté, il y a la publication numérique qui m'attire, pour la liberté d'expression qu'elle permet à l'écrivain, pour la possibilité d'être lu par un lectorat mondial, pour sa nouveauté... 
 
 
Comment reconnaître la véritable raison qui nous pousse à écrire? Pour QUI et POURQUOI écrivons-nous? Beethoven, vers la fin de sa vie, quand il était atteint de surdité et que sa musique ne rejoignait plus les gens de l'époque, avait dit qu'il composait pour Dieu.
 
 
Écrire pour Dieu! Cela exige de l'écrivain une force intérieure incroyable, une confiance absolue en lui et en sa création. Peu importe à qui s'adressent ses textes, tant qu'il reste vrai avec lui-même, devant Dieu.
 
 
En suis-je capable?  
 
 
Je dois l'avouer, durant l'atelier long, j'ai été confrontée à mes limites comme écrivain. Et ces faiblesses me font me poser la question : « Ai-je vraiment tout ce qu'il faut pour être un véritable écrivain? » 
 
 
Depuis, je retarde le moment de m'asseoir face à mon clavier et d'entrer dans l'univers de mes personnages. Quand je le fais, une voix dans ma tête me dit : « À quoi ça sert d'écrire ? De toute façon, tu n'as pas ce qu'il faut, et ceux qui savent verront ta faiblesse d'écrivain et tu ne seras pas publiée... » Cette voix est puissante et forte, elle me contrôle. Je ferme l'ordi, je me lève, et je reprends mon rôle de femme à la maison, avec ses multiples tâches. J'oublie qui je suis pour être celle qui est approuvée par les autres (mon autre problème). Comme j'ai toujours fait depuis que je suis toute petite. C'est plus sécurisant, ça fait moins mal. Je suis tellement habituée de me mettre de côté!
 
 
C'est déprimant! Je suis dépendante de mon besoin d'approbation! Je suis comme une petite fille qui recherche constamment le regard approbateur, les mots d'encouragement, l'intérêt des autres sur ce que je fais... Il faut que je me soigne au plus vite et que je me libère de ce manque de reconnaissance qui m'enchaîne. Cette dépendance entrave réellement mon écriture. 
 
 
Et là, je tombe sur un billet d'un écrivain, ICI, et ce qu'il raconte me rafraîchit, me reconnecte avec mon essence créatrice, me réconcilie avec ma limite et ma dépendance.

Tout écrivain a des faiblesses et doit travailler avec. C'est son défi. C'est à lui de faire la part des choses et de ne pas tomber dans le mélodrame (ce que j'ai tendance à faire très souvent).
 
 
Et vous, comment composez-vous avec vos limites et votre vulnérabilité? 
 
 
Répondez-moi, s'il vous plaît, j'aimerais vous lire.
 
 
Merci d'être là.
Annie xxx...

jeudi 30 juin 2011

J'ai survécu...

... à l'atelier long d'Élisabeth Vonarburg, atelier qui a duré cinq jours et qui s'est déroulé à l'UQAC. Nous avons écrit, lu, commenté, écrit, lu, commenté, écrit...

Ce qui a été aussi vraiment cool, c'est d'avoir pu discuter écriture avec d'autres passionnés. On était tous liés par notre besoin d'écrire, il n'y avait pas de compétition, on était là pour apprendre et faire un pas de plus dans notre cheminement à devenir de meilleurs écrivains.

J'y ai fait la connaissance de personnes vraiment formidables. Chacune, à sa façon, m'a enrichie.

Que dire de notre animatrice ? Qu'elle est une femme remarquable, drôle, généreuse et extrêmement riche. Riche de l'intérieur... J'ai beaucoup appris à la côtoyer, à discuter avec elle, et surtout à la voir se pencher sur le texte avec intérêt et prendre plaisir à le décortiquer.

Durant l'atelier, on a perdu la notion de temps. On se demandait souvent quel jour on était. ;) On vivait au présent, le temps de la création. Avez-vous déjà remarqué que lorsqu'on écrit, le temps disparaît, qu'il n'y a plus de passé, ni de futur? Magie! Quand on crée, on est ici et maintenant.

Voici en images quelques souvenirs de notre passage à Chicoutimi.


Steakhouse

Élodie et Annie 


Dave


Simon


Élisabeth et Dave


 Le groupe de l'atelier long 2011


 Contrainte, contrainte, contrainte...




 Et la nouvelle à accoucher en moins de deux jours





 OUF !! On a tous réussi !



MERCI, ÉLISABETH, POUR CE FORMIDABLE ATELIER !!
ET VIVEMENT LE PROCHAIN !

lundi 13 juin 2011

ÊTRE ÉCRIVAIN

Voici un extrait d’un billet que j’ai lu sur le site enviedécrire.com. Si vous souhaitez lire l’article dans son entier, cliquez ICI.

« Raymond Queneau : le travailleur

Pour l’auteur de Zazie dans le métro, l’éditeur doit se poser une question : le manuscrit est-il publiable ou pas ? Avec un corollaire concernant l’auteur : “S’agit-il d’un écrivain, d’un futur écrivain ou de quelqu’un qui est tout à fait en dehors du coup ?”

Et la distinction, pour Raymond Queneau, se faisait toujours de manière évidente. Elle se cristallise autour de la notion de travail. Être écrivain, selon lui, ne s’improvise pas. C’est un véritable métier, au même titre qu’être acrobate ou menuisier. Ainsi, il estimait que “le professionnel de l’écriture a déjà conscience de ce que c’est que l’écriture, le métier, le travail de l’écrivain et que ce qu’il écrit est destiné à être publié”. Contrairement à l’amateur, il s’agit de quelqu’un “qui ne pense pas qu’à soi-même, qui n’écrit pas pour son propre plaisir, qui n’écrit pas pour se soulager.”

“Un écrivain, c’est quelqu’un qui se rend compte qu’on n’écrit pas seulement pour se faire plaisir à soi-même, quelqu’un qui a conscience de ne pas être seul. L’homme, ou la femme, qui est véritablement intéressé par l’écriture sait qu’il appartient à la communauté des autres écrivains, qu’il a des contemporains qui le jugeront, qui le critiqueront, qui écriront parallèlement à lui, développait Raymond Queneau. L’amateur, c’est malheureusement quelqu’un qui reste en lui-même, qui peut écrire des choses agréables, mais qui n’a pas la puissance nécessaire pour communiquer avec les autres, avec le public.”

S’il jugeait le travail essentiel, il pensait aussi que le métier d’écrivain est nécessairement une vocation précoce. “Il y a des exemples d’écrivains tardifs. Mais, le plus souvent, c’est un signe pathologique. Presque toujours, un écrivain écrit tôt, écrit jeune, soutenait-il. A ma connaissance, la plupart des écrivains écrivent depuis l’enfance. Ils ont commencé à sept, huit, dix ans, presque tous…” Avant de conclure : “C’est un phénomène mystérieux.” »

Fiou… Je suis donc un écrivain ! ;-)

Merci d’être là et de me lire.
Annie xxx...

lundi 6 juin 2011

Poésie du moment

Grâce aux livres numériques
Je découvre la littérature classique


Plus à haute voix je lis,
Plus mon coeur s'emballe
L'émotion me saisit
Et de mes yeux coulent des larmes

Pourquoi suis-je si touchée
Par ce glissement de mots
Qui pénètre ma peau
Et qui s'enfonce dans ma psyché ?

Mystère...

mardi 31 mai 2011

Moi et mes découvertes

Des mots qui font du bien

J’ai lu.

Je lis.

Mon premier livre numérique.

Sur le iPad 2.



Publié sur publie.net.

J’ai aimé mon expérience de lecture. Tout comme avec le livre format papier, on peut y surligner les phrases qui ont du sens pour nous et coller des post-its (virtuels) et même insérer un signet (virtuel). Ce qui est bien avec le livre numérique, c'est qu'on peut changer la dimension et la police des caractères. On peut aussi ajuster la luminosité de l’écran. Et d’un léger coup de doigt, la page se tourne, comme si c’était un vrai livre…

La façon d’Annie Mignard de dire les choses est sublime, et son style, fluide.

Certains passages m’ont profondément ébranlée (dans le bon sens ;-). Ils sont arrivés à un moment où j’avais besoin de les lire, ils m’ont remise sur les rails de mon authenticité comme auteure. Ça m’a fait un bien réel.

Le premier de ces passages traite de l’échange entre auteur et lecteur.

« Eh bien, dans cette solitude extrême, je parle aux gens. Je parle à l’humanité en fait. Et les gens m’entendent et me répondent dans la même solitude quand ils me lisent. C’est une autre façon de correspondre. C’est-à-dire correspondre par l’absence, moi étant absente, eux étant absents, n’étant pas là au même moment, moi peut-être morte et eux me lisant après, moi étant ici et eux très loin. C’est une autre façon de correspondre qui est beaucoup plus profonde que la façon habituelle qu’on a de se parler en présence, échangeant des mots qu’on entend directement, et qui est une façon en général superficielle, qui n’a rien à voir avec une véritable parole, souvent. Cela pour dire que je considère que ce qui est dit et échangé dans la lecture est le plus profond des échanges. Le plus vrai. Et le plus proche de ce qui est indicible. Et en fait, j’écris pour ça. »

Plus loin, elle parle de l’inconscient et du pire ennemi de l’écrivain.

« J’ai vraiment le sentiment que c’est l’inconscient qui travaille, moi me chargeant de la technique et de l’écriture. L’inconscient travaille derrière et me travaille. C’est à ce niveau-là que c’est juste, puisque ce que je veux, c’est écrire les sentiments profonds qui meuvent les gens, qui ne sont pas vus ni reconnus en général, et qui sous-tendent notre destinée.

C’est lui, l’inconscient, qui a le premier rôle. De toute façon, on rencontre des difficultés énormes quand on écrit. Des difficultés de création, des difficultés matérielles, des difficultés de reconnaissance, c’est-à-dire d’être compris, entendu, et puis sans arrêt on entend dire des idioties qui vous rendent malade pour trois jours, mais tout cela, c’est le moindre mal. Ce que disent les gens n’a de nocivité que dans la mesure où cela correspond à la petite voix qu’on a intérieurement, aux incertitudes, au manque de confiance en soi. Quand on a confiance en soi, cela ne vous fait plus rien. Le seul adversaire, c’est soi-même. Le seul verrou, oui, le seul. Le seul ennemi qui puisse empêcher quelqu’un d’écrire, c’est soi-même ; le seul obstacle, c’est soi.

C’est un ennemi d’une ruse, d’une férocité, d’une opiniâtreté effarante. Mais c’est le seul. »

Quelques lignes plus loin, elle ajoute : « De toute façon, écrire, personne ne vous l’apprend, personne ne vous guide, personne ne vous meut. On est soi-même son propre moteur, soi-même son propre professeur et déjà quand on a compris ça, on a fait un immense pas. On est soi-même son propre guide, et sa propre lumière. »

Ces dernières phrases viennent me chercher au plus profond de mon être, elles ravivent la flamme de mon désir d’écrire.

*******

Le pouvoir miraculeux de votre imagination

Pour atteindre un objectif que faut-il faire ?

Saviez-vous qu’il existe une manière de se fixer des buts et de les atteindre autrement qu’à l’aide des facultés intellectuelle ou émotive ? Eh bien oui ! Cette méthode est l’imagination créatrice.

Comment ça fonctionne ?

Sri Harold Klemp, dans son livre How to find God, Mahanta Transcripts, Book 2, p.289, dit ceci : « L’une des caractéristiques de l’Âme est sa pertinence dans le temps. Si vous avez l’intention d’établir un cadre dans cet univers, de vous fixer un but, déterminez aussi une date butoir pour son accomplissement. Qu’allez-vous accomplir ? Quand l’aurez-vous atteint ? Peu importe ce dont il s’agit, fixez votre but et une date limite pour le réaliser parce que c’est de cette manière que vous commencez à travailler avec l’imagination créatrice. »

Dans son livre, Les exercices spirituels ECK, à la page 233, Sri Harold Klemp partage une technique qui s’intitule : « Se fixer des objectifs » selon quatre critères bien précis.

« Premièrement, commence-t-il, choisissez un but à atteindre ou prenez un problème qui doit être réglé, puis fixez-vous des objectifs clairs.

Deuxièmement, posez-vous les questions suivantes, car vos objectifs doivent réussir ces quatre tests

1) Sont-ils spécifiques ?

2) Sont-ils réalistes ?

3) Les résultats peuvent-ils être vérifiés ?

4) Quelle est la date limite de leur réalisation ?

Vous devez ensuite faire le nécessaire dans votre quotidien pour que ces buts deviennent réalité. Ce faisant, vous pouvez utiliser une technique de visualisation ou de rêverie pour vous aider. Ayez d’abord en tête une image précise de votre objectif, comme ce que vous voulez être ou faire dans l’existence, puis entourez-la d’un amour sans borne, car l’amour est la véritable force créatrice qui abolit toutes les limites. »

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Ma date butoir

Pour faire suite au billet de Sylvie Gaydos, je me donne, moi aussi, une date limite à la réalisation de mon projet littéraire en cours.

Le 24 mai 2012 (en passant, c'est la jour de ma fête ;-), j’aurai terminé l’écriture du premier jet de mon roman pour adulte, qui sera un polar/fantastique.

Voilà, c’est dit.

Et pour concrétiser ce grand projet, je me fixe des buts hebdomadaires, des objectifs plus modestes qui réussissent les quatre tests cités plus haut.

Un petit pas à la fois et, surtout, le plaisir de parcourir le chemin, car le processus, ne l'oublions pas, est tout aussi important, sinon plus, que le projet fini.

Merci d’être là et de me lire.

Annie xxx…

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