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dimanche 2 janvier 2011

C'est beau la vie!

Voici un billet d'Isabelle, collaboratrice au blogue. Bonne lecture !

Je viens tout juste de commencer le nouveau livre de Christine Michaud « C’est beau la vie », et je suis déjà secouée! Dès le premier chapitre, je suis captivée et c’est au cours du troisième que je m’exclame : « Oh my God!!!! ». Bien sûr, j’ai tout de suite eu envie de vous en parler! Le résumé de la page de couverture indique ceci : « Vous avez entre vos mains un livre qui vous veut du bien… » Et c’est très vrai! Parcourir ces courts chapitres est plus que bon pour le moral!

Voici un extrait de ce que Madame Michaud raconte :

« Imaginez que l’on vous prépare un dîner de rêve… Vous avez l’opportunité d’inviter trois personnes de votre choix. Profitez-en pour convier celles qui vous impressionnent même si elles vous semblent complètement inaccessibles. Que vous pensiez à Céline Dion, le dalaï-lama ou Oprah Winfrey, elles accepteront avec grand plaisir… »
« Inscrivez ces trois noms sur une feuille… Maintenant, décrivez ces personnes en notant leurs qualités ou ce qui vous impressionne chez elles. Pourquoi les avez-vous choisies? »

Difficile de choisir seulement trois personnes! Il y a plusieurs auteurs, artistes, ou personnalités pour qui j’ai de l’admiration et que j’aimerais bien rencontrer. Mais je m’en tiens à la consigne indiquée. Voici donc mes trois choix : Céline Dion parce qu’elle m’impressionne de par son cheminement, Patrick Sénécal parce que j’adore ses romans et sa façon d’écrire et, finalement, John Lennon pour ses textes inoubliables.

Allez! Jouer le jeu vous aussi! Quelles sont les trois personnes avec qui vous aimeriez dîner et surtout, pourquoi?

« Alors, lisez attentivement ce que vous venez d’écrire parce que c’est de VOUS que vous parlez! »
« Surprenant, n’est-ce pas? Pourtant, vous avez assurément de nombreux points en commun avec vos trois invités. Vous êtes doté du même potentiel, de plusieurs qualités et talents similaires. Par contre, ce potentiel n’a peut-être pas encore complètement émergé du fond de votre être… »

Personnellement, c’est le genre de trucs qui me transporte, qui me permet de voir plus grand que grand et qui m’ouvre toutes les portes! Ça me rappelle aussi que ces gens que j’admire tant, à un moment donné dans leur vie, ont été au même niveau professionnel que je le suis actuellement. Tout devient alors possible pour moi!

Et vous? Êtes-vous surpris de ce que vous venez de découvrir? Y croyez-vous?

Isabelle

vendredi 19 novembre 2010

Trucs pour la révision

Pendant que certains d’entre vous sont plongés corps et âme dans la création d’un premier jet avec le NaNoWriMo, moi je suis en pleine révision de mon manuscrit. J’aimerais partager avec vous quelques trucs de révision ramassés ici et là sur différents blogues d’auteurs. Je ne les ai pas encore tous essayés, mais certains me paraissent très pertinents!

• Tout d’abord, installez-vous confortablement, comme si vous vous apprêtiez à lire un roman de votre auteur préféré. Gardez sous la main un crayon rouge ainsi qu’un cahier de notes. (Revision and self editing, James Scott Bell)
• Lisez votre manuscrit à haute voix.
• Demandez à quelqu’un de vous lire votre manuscrit à haute voix.
• Lisez chaque ligne, une par une, en cachant les suivantes avec une feuille de papier.
• Lisez le manuscrit de la fin au début. De cette façon, vous n’accrocherez pas à l’histoire et vous resterez concentré sur la correction.
• Refaites les marges pour que le paragraphe au complet soit sur une ligne. De cette façon, vous pouvez constater d’un coup d’œil si vos débuts de paragraphes sont répétitifs ou redondants. (Tiré du blogue The blood red pencil)
• Imprimez le manuscrit pour faire les corrections sur papier.
• Évitez l’utilisation excessive d’adjectifs et d’adverbes; soyez précis dans les noms et dans les verbes. Pour ce qui est de la forme verbale : plus c’est court, mieux c’est. Évitez d’utiliser des verbes auxiliaires et des formes verbales progressives. Évitez la voix passive. Évitez les clichés et les expressions toutes faites. (tiré du blogue : L’écriture créative)
 
Maintenant, j’aimerais connaître VOS trucs et astuces de révision !

Isabelle

jeudi 2 septembre 2010

Émotions transversales

Voici un billet de mon amie Isabelle.

J’entends souvent les gens se plaindre que leur existence n’est pas facile, qu’ils sont rudement mis à l’épreuve, etc. Je reconnais avoir moi aussi mes épisodes de pessimisme concernant la vie et le sort qu'elle me réserve.

En tant qu'auteur, pourquoi ne pas profiter de tout ce que le destin nous apporte de beau ou de difficile, et l'utiliser comme outil? Les différentes expériences que nous traversons sont riches en émotions et celles-ci peuvent s'avérer fort pratiques lorsque vient le temps de décrire les sentiments éprouvés par nos personnages. Après tout, qui de mieux placé pour dépeindre une peine d’amour que quelqu’un qui en a vécu une?

Cependant, je ne crois pas me tromper en disant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir connu une situation pour pouvoir décrire l’émotion qui y est rattachée. Appelons cette habileté une « émotion transversale » (en référence aux compétences transversales du milieu scolaire.)! Il s’agit d'emprunter l'émotion ressentie dans une situation précise et de la transposer dans un autre contexte.

Voici un exemple :

Rachel se laissa tomber sur le canapé, ses jambes refusant de la porter davantage. Tout ce qui l’entourait perdit soudain de l’éclat et devint flou. Malgré la chaleur de l’été, la jeune femme frissonna, complètement glacée, comme si tout le sang dans ses veines avait cessé de circuler.

− C’est impossible… répétait-elle sans arrêt depuis qu’elle avait reçu cet appel.

Elle remonta ses genoux sur sa poitrine et les encercla de ses bras en y enfouissant son visage. Elle serra ses jambes de toutes ses forces, essayant de protéger son cœur de l'énorme main qui voulait s'en emparer et le presser comme un étau, jusqu'à ce qu'il éclate. La boule qui avait pris place au niveau de sa gorge se gonfla. Une boule de mots, de questions, de remords et de regrets. Une boule qui brûlait comme du venin.

− POURQUOI? cria-t-elle autant que ses poumons le lui permirent, tentant du même coup de cracher le poison. POURQUOI MARC!!!

Lorsqu’elle releva la tête, ses joues étaient inondées de désespoir. Elle se laissa glisser sur le sol où elle se recroquevilla, secouée d’incontrôlables sanglots. Elle frappa et frappa encore le plancher de ses poings, ignorant la douleur qui irradiait ses mains. Pendant de longues minutes, elle hurla sa souffrance et son mal-être. Puis l’épuisement fit son œuvre et installa en elle un calme amer. Cependant, rien ne put endormir son chagrin.

Je n’ai jamais perdu mon conjoint, ni un membre de ma famille ou encore un ami proche. J’ai, par contre, vécu des expériences qui m'ont confrontée à de profondes inquiétudes et à une angoisse intense. Je n’ai eu qu’à repenser à ces tristes événements pour faire ressurgir mes souvenirs tant émotionnels que physiques. Ce n’est pas un processus toujours facile à appliquer, je dirais même qu'il est plutôt souffrant, mais combien libérateur! En fait, c'est une thérapie en soi.

Je me serais volontiers passée de certaines des épreuves que la vie a mises sur mon chemin et je mentirais en disant que je suis heureuse qu’elles me soient arrivées. Mais, voilà, je les ai vécues et elles font désormais partie de moi. Aussi bien en profiter!

Bonne écriture!

Isabelle

mardi 10 août 2010

Motivascope, l'art de réussir !

Mon amie Isabelle, collaboratrice à Roman en chantier, est de retour avec un superbe billet sur la motivation. Lisez ce qui suit avec intérêt, car ça nous concerne tous ! 

Il y a quelques mois, alors que je consultais un livre de Suzanne Richard, Motivascope , je suis tombée sur un passage qui m’a fait beaucoup réfléchir. Voici ce qu’il disait :
« Si je te disais aujourd’hui que c’est possible, que tu peux réaliser ton plus grand rêve, celui qui te tient le plus à cœur et qui te rendrait tellement heureux… Si je te disais que c’est assuré que tu vas réussir et l’obtenir… Si je te disais que tu n’as qu’à continuer de fournir tes efforts et que ta réussite est garantie, que ferais-tu? Oserais-tu foncer? Oserais-tu t’investir au maximum? » Motivascope 12 mois d’abondance, p.27

La lecture de ce simple paragraphe m’a donné des ailes! J’ai eu l’impression que c'était réalisable! Que la réussite était là, au bout de mes doigts! Si j’avais la certitude que mon manuscrit serait accepté par une maison d’édition et que les lecteurs l’apprécieraient, est-ce que je foncerais? Bien évidemment! Je m’empresserais de terminer mes réécritures, je travaillerais d’arrache-pied pour le finaliser et pour le rendre le plus beau possible!

Dès le moment où je l’ai lu ces phrases, je me suis mise à travailler comme si j’étais assurée de la réussite de mon roman. J'y ai consacré plus d'heures, j'ai abandonné des activités moins importantes pour moi, je me suis inscrite à des ateliers d’écriture et j'ai fait de mon manuscrit une de mes priorités.
Mon projet a beaucoup progressé depuis ce temps. Je suis très fière de ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant. Et lorsque je sens un ralentissement, je me répète cette citation et l’excitation m’envahit à nouveau, me donnant la volonté de continuer.

Je pense que nous pouvons facilement appliquer cette notion dans notre quotidien. Pourquoi ne pas faire de tout ce que nous entreprenons des réussites? Le succès d'un projet dépend bien souvent de l’énergie que nous y consacrons!

La série Motivascope de Suzanne Richard est constituée de 3 volumes. Ce sont des guides pratiques qui se divisent en 12 chapitres, un pour chaque mois de l’année, abordant différents sujets. Selon l'auteure, nous sommes tous responsables de notre bonheur et de notre réussite, autant sur le plan amoureux, familial, social et professionnel. Elle nous offre des outils simples et efficaces pour maximiser notre succès. Elle nous propose un mode de vie qui profitera à nous-mêmes ainsi qu’à notre entourage.

Bonne lecture!
Isabelle

mardi 11 mai 2010

La voix, c'est tout


Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un sujet palpitant : « la voix du personnage ». Puisque je suis une auteure débutante, je ne maîtrise pas encore cet art (parce qu'il s'agit bien, à mon avis, d'un art!). Par contre, comme lectrice expérimentée, j'ai des attentes passablement élevées en ce qui a trait à la voix des personnages, et je sais ce qui me plaît dans un roman.

D'abord, qu'est-ce que la voix du personnage? Est-ce son style, son tempérament, son caractère, sa vision du monde, ses valeurs? Moi, je dirais : toutes ses réponses. C'est ce qui fait qu'il devient vivant, qu'il se transforme en entité réelle. Plus notre protagoniste a sa voix propre et définie, plus il est attachant. On le veut comme ami, comme amant, comme frère. On est prêt à le suivre n'importe où, peu importe la tournure des événements! Ou bien on le déteste tellement qu'on se surprend à le haïr, même quand le livre est fermé! Si de tels personnages nous restent dans la tête tout au long de la journée, c'est que leur voix est forte et bien présente. Pensons à Jamie Fraser et John Randall dans le Chardon et le Tartan. Autant on aime le premier, autant on exècre le second! Et que serait Twillight sans Edward? Est-ce que la saga aurait touché des millions de lectrices si le vampire avait été un petit maladroit boutonneux et sans charme? Absolument pas! Je suis convaincue que l'histoire existe grâce au héros et non l'inverse.

Il y a sûrement des romans auxquels vous avez accroché plus que d'habitude. Pourquoi ces récits vous ont-ils à ce point plu? Parce que vous avez probablement développé une passion pour le héros! Vous l'avez vraiment ressenti, et, à la dernière page, vous l'avez laissé partir avec un pincement au coeur (et peut-être même une larme!). C'est comme si vous perdiez un ami!

Parfois, un personnage nous paraît plat et sans relief. Il s'exprime d'un ton monocorde, et on discerne mal l'état d'esprit dans lequel il se trouve. C'est simplement parce qu'il manque de voix.

Les personnages devraient toujours se distinguer les uns des autres dans les dialogues par leur façon de communiquer, de se déplacer et de penser.

Aussi, la réplique ne vient pas de l'auteur, mais bien du protagoniste. Elle doit respecter l'individualité de celui-ci et refléter sa manière d'être.

Trouver la voix du héros dès le départ facilite grandement le travail d'écriture. On doit l'entendre comme s'il était en face de nous, aussi clairement que l'on entend notre mari ou nos enfants. Lors du premier jet de mon roman d'aventure jeunesse, Les Aventuriers du temps (titre provisoire), je ne connaissais pas cette technique. Mes trois personnages principaux ont trouvé leur « voix » en cours de route. Durant ma réécriture, j'ai eu à m'ajuster et à modifier mes dialogues puisque certaines répliques ne leur convenaient plus du tout.

Plusieurs trucs s'offrent à nous pour nous aider à saisir notre héros. Chaque auteur a sa façon de procéder. En voici quelques-unes :

1. DRESSER UNE LISTE DE QUESTIONS auxquelles notre personnage répond.

Historique : Quelle sorte d'enfance as-tu eue? As-tu des frères et soeurs? Es-tu allé au collège? Es-tu marié? Etc.

Personnalité : Quelles sont tes qualités? Tes défauts? As-tu des petites manies? Quels sont tes rêves? As-tu peur des araignées? Si oui, pourquoi? Etc.

Goûts et intérêts : Quel est ton sport préféré? Qui est ton meilleur ami? Quelle marque de voiture possèdes-tu? As-tu un chien? Etc.

Plus la liste sera longue, mieux on cernera son identité. Tous ces détails n'ont absolument pas besoin de se retrouver dans notre roman. Ce sont des indices pour nous aider à le connaître et à le ressentir.

2. LE JOURNAL INTIME. Notre héros décrit sa journée comme s'il se confiait à son journal. Dans le même ordre d'idée, il peut aussi écrire une lettre à son meilleur ami.

3. PHOTO DU PERSONNAGE. Pour ma part, j'aime bien « voir » mon personnage. Donc, pour chacun, je trouve, sur Internet ou dans un magazine, une photo de ce à quoi je veux qu'il ressemble. Cela m'aide à visualiser ses expressions faciales, ses mimiques, sa façon de bouger et de réagir.

4. SAC À MAIN. On peut aussi regarder ce qu'il y a dans son sac à main, dans son sac d'écoles, dans son casier ou sur le plancher de sa voiture!

5. FAITES PARLER LE PERSONNAGE. Demandez-lui de nommer cinq événements les plus importants de sa vie. Poussez-le à avouer son plus grand secret. Faites-le parler des autres.

Finalement, une bonne façon de s'assurer que notre personnage est « à point » consiste à lire ses répliques à haute voix. Est-ce qu'on le reconnaît dans les dialogues? Est-il cohérent tout au long du récit? Si on demandait à un ami (après sa lecture de notre manuscrit) de nous décrire la personnalité de notre héros, en serait-il capable?

« La voix est la raison pour laquelle les gens prennent un livre. Ils vont pardonner beaucoup de choses, mais ils ne pardonneront pas une voix qu'ils n'aiment pas. » — Laura Dave

Bonne création!

Isabelle

lundi 19 avril 2010

« Un écrivain professionnel est un amateur qui n'a pas abandonné. » Richard Bach


C'est avec un immense plaisir que je vous présente Isabelle Gariépy, nouvelle collaboratrice au blogue Roman en chantier. Je tiens à lui souhaiter ma chaleureuse bienvenue et aussi à lui exprimer ma plus sincère gratitude. Isabelle est une amie très chère à mon coeur, une écrivaine dans l'âme comme moi. Elle a accepté d'écrire des articles, au gré de son inspiration. Vous les retrouverez sous le libellé Les mots d'Isabelle.

Voici son premier article
.

« Un écrivain professionnel est un amateur qui n'a pas abandonné. » Richard Bach

Voilà une citation on ne peut plus vraie ! Le vrai écrivain est celui qui s'assoit devant son cahier (ou clavier, selon sa préférence) et qui écrit. Simplement. Pour atteindre votre but de devenir auteur, vous ne devez jamais oublier que vous devez écrire, écrire et écrire encore. Envers et contre tous. C'est le seul moyen.

Si vous avez de la chance (comme moi), vous aurez autour de vous des gens qui vous encouragent dans votre projet. Mais il y aura toujours des personnes qui n'y croiront pas, qui afficheront un petit sourire condescendant lorsque vous leur parlerez de vos aspirations ou qui vous diront carrément que vous perdez votre temps.

N'écoutez pas ces derniers ! Évitez-les comme la peste !

Certaines personnes ont voulu, comme vous, être auteurs. Ils se voyaient au sommet, mais n'ont pas mis les efforts pour y arriver. Ils ont rencontré des obstacles qu'ils ont crus insurmontables et ont dû renoncer à leur rêve. Si vous réussissez là où eux ont échoué, vous venez ébranler leur fondement. Alors inconsciemment, ils feront tout pour vous voir abandonner à votre tour.

Éloignez-vous de ces personnes. Souriez-leur gentiment puis recentrez-vous sur vos buts et vos motivations.

Entourez-vous de personnes qui vous diront que ce que vous écrivez est génial. Ce sera peut-être votre mère, votre conjoint ou votre meilleure amie. Des personnes on ne peut plus subjectives, me direz-vous. Je vous répondrai : exactement ! On ne peut être plus subjectif qu'une mère ! Mais vous avez besoin de cette subjectivité ! C'est ce qui vous permettra de continuer lorsque vous-même douterez de vos capacités et serez prêt à tout laisser tomber.

Quand le doute vous assaille, rappelez-vous cette citation de Richard Bach : « Un écrivain professionnel est un amateur qui n'a pas abandonné. » Alors, installez-vous devant votre cahier, prenez un crayon et créez.

Isabelle

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