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mercredi 9 novembre 2011

Petits plaisirs...

Aujourd'hui, je me suis permis de vivre de petits plaisirs tout à fait mérités. Comme j'avais bien travaillé depuis ce matin (préparation d'un ragoût de veau à la mijoteuse [qui mijote encore alors que j'écris ces mots], plusieurs brassées de lavage, deux paniers ultras pleins de vêtements pliés que j'ai rangés dans les tiroirs de chacun de nos bureaux, appels téléphoniques, écriture automatique de vingt minutes qui a excédé jusqu'à 45 minutes, découverte d'un nouvel angle de mon histoire, approfondissement et exploration de mon histoire...), vers le milieu de l'après-midi, je me suis préparé un café vanille et noisette avec ma petite machine (une vraie perle) Keurig, je me suis installée dans mon gros sofa inclinable, avec mon livre (Le Poète de Michael Connelly), et j'ai lu, en savourant ce moment. Mes papilles se délectaient de la saveur légèrement amère du café. Mon nez, en plus de humer les arômes de vanille et de noisette du café, sentait aussi l'agréable odeur de ragoût qui emplissait la maison. Et mon livre, entre mes doigts, était souple (un format poche, pas cher), les pages douces. Je me suis même imaginée en train de tenir mon propre livre... 

Un moment juste pour moi, de moi à moi.

Je me sens bien, là, simplement.

Prendre du temps pour soi, se permettre de vivre ces moments magiques, un arrêt dans le temps. Une pause. Pour respirer et se reposer.


Annie xxx...

mercredi 24 août 2011

Trouver la bonne fin

C'est ce que je suis en train de faire en ce moment.

Cet été, j'ai laissé mon nouveau projet de côté pour me consacrer à l'écriture d'une nouvelle littéraire. J'ai voulu expérimenter quelque chose.

Donc, actuellement, je creuse dans mon histoire, je cherche, je fouille, je sonde la conscience de mes personnages. Et plus je permets au flot de mes idées de suivre son cours, plus la silhouette de la vraie fin se profilent. Je la regarde, je lui parle (et si la mission de Murielle était ..., alors ... ; comment Amandine réagirait si ...), je la laisse me répondre, venir à moi.


Une histoire est un être vivant.

Écrire, c'est un acte terriblement sérieux, il faut y croire de tout son coeur. Et surtout aimer l'histoire qui tente de faire son chemin à travers soi. Pour l'écrire, cette histoire, il faut l'aimer. Voilà. C'est le secret. Et pour l'aimer, il faut lui accorder l'espace dont elle a besoin pour naître et vivre sa vie sur Terre. Et pour lui accorder cet espace, il faut s'asseoir devant son ordi ou son cahier, et penser à elle, à ce qu'elle veut nous dire; il faut entretenir un dialogue avec elle, comme avec un être vivant. Et écrire. Ses réponses. Elle répond toujours d'ailleurs. Mais l'écoutons-nous vraiment ? Jusqu'à quel point filtrons-nous ce qu'elle essaie de nous communiquer ? Comment pouvons-nous être certains ou certaines de bien comprendre son message ?
Je n'ai malheureusement pas encore de réponses à ces questions. Je commence à peine mon apprentissage de l'écoute intérieure. J'ai comme l'impression, cependant, qu'avec l'expérience d'écrire et de publier, l'écrivain affine son écoute et sait intuitivement s'il trouve la vraie fin pour son histoire.
Pour l'instant, avec l'écriture de ma nouvelle D'un seuil à l'autre vers la vérité (vous pouvez en lire un extrait ICI), j'expérimente une autre façon de faire, inspirée par l'attitude d'Élisabeth Vonarburg (l'animatrice de l'atelier d'écriture que j'ai suivi en juin dernier à Chicoutimi) devant son propre processus créatif, par la relation intime qu'elle entretenait avec son histoire : une réelle communication entre deux êtres vivants !
Vais-je réussir ? Je l'ignore, mais l'exercice en vaut la peine.
Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

mardi 31 mai 2011

Moi et mes découvertes

Des mots qui font du bien

J’ai lu.

Je lis.

Mon premier livre numérique.

Sur le iPad 2.



Publié sur publie.net.

J’ai aimé mon expérience de lecture. Tout comme avec le livre format papier, on peut y surligner les phrases qui ont du sens pour nous et coller des post-its (virtuels) et même insérer un signet (virtuel). Ce qui est bien avec le livre numérique, c'est qu'on peut changer la dimension et la police des caractères. On peut aussi ajuster la luminosité de l’écran. Et d’un léger coup de doigt, la page se tourne, comme si c’était un vrai livre…

La façon d’Annie Mignard de dire les choses est sublime, et son style, fluide.

Certains passages m’ont profondément ébranlée (dans le bon sens ;-). Ils sont arrivés à un moment où j’avais besoin de les lire, ils m’ont remise sur les rails de mon authenticité comme auteure. Ça m’a fait un bien réel.

Le premier de ces passages traite de l’échange entre auteur et lecteur.

« Eh bien, dans cette solitude extrême, je parle aux gens. Je parle à l’humanité en fait. Et les gens m’entendent et me répondent dans la même solitude quand ils me lisent. C’est une autre façon de correspondre. C’est-à-dire correspondre par l’absence, moi étant absente, eux étant absents, n’étant pas là au même moment, moi peut-être morte et eux me lisant après, moi étant ici et eux très loin. C’est une autre façon de correspondre qui est beaucoup plus profonde que la façon habituelle qu’on a de se parler en présence, échangeant des mots qu’on entend directement, et qui est une façon en général superficielle, qui n’a rien à voir avec une véritable parole, souvent. Cela pour dire que je considère que ce qui est dit et échangé dans la lecture est le plus profond des échanges. Le plus vrai. Et le plus proche de ce qui est indicible. Et en fait, j’écris pour ça. »

Plus loin, elle parle de l’inconscient et du pire ennemi de l’écrivain.

« J’ai vraiment le sentiment que c’est l’inconscient qui travaille, moi me chargeant de la technique et de l’écriture. L’inconscient travaille derrière et me travaille. C’est à ce niveau-là que c’est juste, puisque ce que je veux, c’est écrire les sentiments profonds qui meuvent les gens, qui ne sont pas vus ni reconnus en général, et qui sous-tendent notre destinée.

C’est lui, l’inconscient, qui a le premier rôle. De toute façon, on rencontre des difficultés énormes quand on écrit. Des difficultés de création, des difficultés matérielles, des difficultés de reconnaissance, c’est-à-dire d’être compris, entendu, et puis sans arrêt on entend dire des idioties qui vous rendent malade pour trois jours, mais tout cela, c’est le moindre mal. Ce que disent les gens n’a de nocivité que dans la mesure où cela correspond à la petite voix qu’on a intérieurement, aux incertitudes, au manque de confiance en soi. Quand on a confiance en soi, cela ne vous fait plus rien. Le seul adversaire, c’est soi-même. Le seul verrou, oui, le seul. Le seul ennemi qui puisse empêcher quelqu’un d’écrire, c’est soi-même ; le seul obstacle, c’est soi.

C’est un ennemi d’une ruse, d’une férocité, d’une opiniâtreté effarante. Mais c’est le seul. »

Quelques lignes plus loin, elle ajoute : « De toute façon, écrire, personne ne vous l’apprend, personne ne vous guide, personne ne vous meut. On est soi-même son propre moteur, soi-même son propre professeur et déjà quand on a compris ça, on a fait un immense pas. On est soi-même son propre guide, et sa propre lumière. »

Ces dernières phrases viennent me chercher au plus profond de mon être, elles ravivent la flamme de mon désir d’écrire.

*******

Le pouvoir miraculeux de votre imagination

Pour atteindre un objectif que faut-il faire ?

Saviez-vous qu’il existe une manière de se fixer des buts et de les atteindre autrement qu’à l’aide des facultés intellectuelle ou émotive ? Eh bien oui ! Cette méthode est l’imagination créatrice.

Comment ça fonctionne ?

Sri Harold Klemp, dans son livre How to find God, Mahanta Transcripts, Book 2, p.289, dit ceci : « L’une des caractéristiques de l’Âme est sa pertinence dans le temps. Si vous avez l’intention d’établir un cadre dans cet univers, de vous fixer un but, déterminez aussi une date butoir pour son accomplissement. Qu’allez-vous accomplir ? Quand l’aurez-vous atteint ? Peu importe ce dont il s’agit, fixez votre but et une date limite pour le réaliser parce que c’est de cette manière que vous commencez à travailler avec l’imagination créatrice. »

Dans son livre, Les exercices spirituels ECK, à la page 233, Sri Harold Klemp partage une technique qui s’intitule : « Se fixer des objectifs » selon quatre critères bien précis.

« Premièrement, commence-t-il, choisissez un but à atteindre ou prenez un problème qui doit être réglé, puis fixez-vous des objectifs clairs.

Deuxièmement, posez-vous les questions suivantes, car vos objectifs doivent réussir ces quatre tests

1) Sont-ils spécifiques ?

2) Sont-ils réalistes ?

3) Les résultats peuvent-ils être vérifiés ?

4) Quelle est la date limite de leur réalisation ?

Vous devez ensuite faire le nécessaire dans votre quotidien pour que ces buts deviennent réalité. Ce faisant, vous pouvez utiliser une technique de visualisation ou de rêverie pour vous aider. Ayez d’abord en tête une image précise de votre objectif, comme ce que vous voulez être ou faire dans l’existence, puis entourez-la d’un amour sans borne, car l’amour est la véritable force créatrice qui abolit toutes les limites. »

******

Ma date butoir

Pour faire suite au billet de Sylvie Gaydos, je me donne, moi aussi, une date limite à la réalisation de mon projet littéraire en cours.

Le 24 mai 2012 (en passant, c'est la jour de ma fête ;-), j’aurai terminé l’écriture du premier jet de mon roman pour adulte, qui sera un polar/fantastique.

Voilà, c’est dit.

Et pour concrétiser ce grand projet, je me fixe des buts hebdomadaires, des objectifs plus modestes qui réussissent les quatre tests cités plus haut.

Un petit pas à la fois et, surtout, le plaisir de parcourir le chemin, car le processus, ne l'oublions pas, est tout aussi important, sinon plus, que le projet fini.

Merci d’être là et de me lire.

Annie xxx…

jeudi 31 mars 2011

L'artiste est un cartographe

Je suis en train de relire L'Art Pratique de la Créativité de Julia Cameron, paru en 1999 aux Édition du Roseau, et ce livre me fait énormément de bien. Il m'aide à me reconnecter avec ma réalité intérieure. Cette auteure comprend vraiment la nature profonde des artistes, leur monde intérieur, leur énergie créatrice et tout ce qui peut leur arriver lorsqu'ils contrôlent trop cette énergie.

Je suis actuellement rendue au chapitre intitulé Découverte de la notion de perspective, à la section titrée CARTOGRAPHIE. Et ce que je lis me passionne tellement que je ne peux m'empêcher de le partager avec vous.

Voici donc ce que Julia nous raconte : (p. 99-100-101)

« Un artiste est un cartographe qui dessine les cartes du monde. Le monde à l'intérieur de lui et le monde tel qu'il le voit. Parfois, le monde représenté est très étrange, ce qui fait que ses cartes sont rejetées. Elles sont considérées comme irréalistes, déformées ou invraisemblables. Magelan navigua avec des cartes dressées en grande partie sur des conjectures. Les artistes jouent toujours avec l'imagination et les conjectures pour ce qui est de la forme des choses qu'ils voient et savent.
Une grande oeuvre d'art est une oeuvre qui réussit à captiver l'imagination d'un vaste public sur un problème autrefois latent. L'ouvrage Les raisins de la colère nous a fait voir les aléas de la crise de 1929. Le film Vol au-dessus d'un nid de coucou a mis en relief les horreurs des institutions psychiatriques de l'Amérique. Toutes les nouvelles sont “nouvelles”, car elles cherchent à nous dire quelque chose de nouveau. Connu ou inconnu, célèbre ou anonyme, tout art cherche à cartographier le territoire du coeur.
Je le répète, nous, les artistes, sommes des cartographes. Nous dessinons à partir de notre propre expérience, nous dessinons notre expérience en croquant le territoire que nous avons exploré et qui sera exploré par d'autres. Les impressions émanant d'un roman ou d'une composition musicale peuvent précéder de loin la cartographie du conscient collectif d'une époque. C'est pour cela que les artistes doivent faire preuve de courage, d'héroïsme même, pour déclarer ce qu'ils voient et entendent.
Au début de sa carrière, Beethoven jouissait d'une grande renommée personnelle et professionnelle. Ses oeuvres étaient écoutées partout et tenues en haute estime. Acclamé comme musicien de grand talent et très créatif, la vie lui souriait et ses horizons s'élargissaient. Mais le temps passant, le sort de Beethoven changea. Aux yeux des gens, ses oeuvres devenaient de moins accessibles, trop abstraites et exigeantes. Alors que ses difficultés avec la perte de l'ouïe accentuèrent son isolement, il plongea dans une éprouvante dépression presque suicidaire. Il était pris entre deux feux, car il sentait l'appel à composer une musique qui venait remettre en question son talent de musicien auprès du public. Il n'aurait pas été intègre avec lui-même s'il était revenu au style de ses compositions précédentes. Il ne semblait plus y avoir aucune audience pour ses oeuvres musicales, à part lui et Dieu. Envisageant le suicide, Beethoven opta de vivre et, dans une lettre qu'il écrivit à Dieu, fit le voeu de continuer à écrire de la musique, quel que fût l'accueil qui lui serait réservé. Il composait de la musique “pour la gloire de Dieu uniquement”. Cette musique, trop moderne et trop évoluée pour son époque, en est venue à être considérée comme un chef-d'oeuvre des siècles plus tard. Visionnaire et chef de file dans le domaine de la pensée musicale, Beethoven a composé pour notre époque, pas pour la sienne. 
En tant qu'artistes, non seulement nous représentons la réalité telle qu'elle est, mais nous esquissons aussi les contours de réalités plus éloignées. C'est pour cette raison qu'Ezra Pound nous a qualifiés “d'antennes de la race”. C'est pour cela que nos perceptions sont si souvent évincées parce que ne reflétant pas la réalité, alors qu'en fait elles appartiennent à une réalité dans laquelle nous ne nous trouvons pas encore. »

Plus loin, l'auteure ajoute : « En tant qu'artistes, nous devons faire preuve de respect et de compassion envers nous-mêmes, vu les difficultés inhérentes à notre vocation. La grande aventure qu'est une vie de créativité ne concerne pas tant le territoire couvert que le fait que la majeure partie de ce que nous voyons n'a pas encore été vue. »

WOW !
Qu'en pensez-vous? A-t-elle raison de croire que nous, les artistes, sommes des cartographes, des visionnaires? J'aimerais bien vous lire...



Merci d'être là.
Annie xxx... 

mardi 19 octobre 2010

États d'âme en vrac

Aujourd'hui, je souhaite partager avec vous ce que j'ai vécu, hier. J'ai écrit 1800 mots d'une nouvelle histoire. J'ignore où elle me mènera, mais je voulais, avant de commencer le NaNoWriMo, voir si j'étais capable d'écrire au moins 1700 mots par jour. Eh bien oui! Ça m'a pris deux heures et demie pour sortir le tout, avec un ralentissement vers les 1100 mots, mais j'ai continué. Après, j'étais contente de moi. Il n'y avait pas que cette satisfaction qui me rendait heureuse, mais aussi cette paix intérieure qui, suite à l'écriture, s'est installée dans mon coeur, ce sentiment d'avoir répondu à un besoin.

Pour moi, écrire est viscéral! Je ne pourrais pas m'en passer.

Ces derniers jours, j'ai pris conscience que ma créativité faisait partie de moi au même titre que mes deux bras, mes deux jambes, ma tête. Ma créativité est un autre membre de mon corps. Un membre invisible, certes, mais un membre tout de même. C'est là, toujours là, et je dois apprendre à lui donner l'espace dont elle a besoin pour être! J'ai décidé de donner un prénom à ma créativité. Florence. C'est plus facile ainsi de communiquer avec elle et de la rendre vivante à mes yeux. Car Florence, lorsque je la mets de côté trop longtemps, se fait sentir. Une congestion s'installe dans mon corps PHYSIQUE : les sinus, les muscles, la digestion... Elle est là, elle pousse, elle veut sortir, respirer, vivre, s'envoler...

C'est un acte d'amour envers moi que de lui permettre de s'exprimer. 

Ce n'est pas encore facile, je l'avoue, même si j'ai le privilège de pouvoir demeurer à la maison grâce à la générosité infinie de Pierre, mon compagnon de vie. On dirait que parce que j'ai ce merveilleux privilège, il me faut à tout prix redonner, comme si je ne pouvais garder cela pour moi. Alors, je me lance dans plein de trucs pour les autres : ma famille, les ami(e)s, les gens qui auraient besoin de mon expertise (du peu que j'en ai, pour l'instant)... Il y a tellement de choses à faire! La lessive à terminer, les repas à préparer, les boîtes à lunch, les plantes à arroser, les feuilles à ramasser, les articles sur les blogues à écrire, les ateliers d'écriture (mais ça, j'adore!)...  
C'est un fait que j'aime redonner. Je ne peux le nier. Servir la vie, d'une manière ou d'une autre, me rend heureuse. Et redonner à la vie, c'est aussi laisser ma créativité (Florence) être. Cette dernière phrase, je devrais la graver sur mon front, car lorsque je me regarderais dans le miroir, je n'aurais pas le choix de la lire et... de ne pas l'oublier!

Dans ma routine d'écriture, l'idéal serait qu'avant de faire quoi que ce soit d'autre, mes 1500 mots, minimum, devraient être écrits. Le matin, c'est la plongée dans l'imaginaire. L'après-midi, réécriture, blogue, lessive...
Vais-je suivre cette routine? Je le veux...

Durant le NaNoWriMo, je n'aurai pas le choix. Et justement, le NaNoWriMo est un prétexte pour écrire. Héhé! Je déjoue mon affreux Horace (prénom donné à mon critique intérieur). J'ai tellement hâte de commencer! J'ai déjà une idée de la situation de départ de mon troisième tome d'Adeline, de l'arc dramatique par lequel elle va passer et de la structure narrative du roman. Je connais vaguement la dernière scène du livre. J'ai essayé, comme je l'avais mentionné à Audrey, d'écrire un plan. Je voulais expérimenter autre chose. Mais j'ai eu l'impression de perdre mon temps. Je n'aime pas que mon cerveau gauche prenne le contrôle. Qui me dit que ce que je vais écrire va être exactement ce que j'avais planifié? Non, je préfère plutôt faire confiance à mon écrivain intérieur (Florence). Je suis beaucoup plus à l'aise de laisser Florence me guider dans l'histoire que de laisser mon cerveau gauche contrôler le tout. J'ai comme une « écoeurite » aigüe du contrôle. Cependant le piège dans cette façon de faire est de ne pas me perdre et m'éloigner du filon principal. J'ai un truc que j'ai acquis avec ma jeune expérience d'écrivaine! J'écoute ce que ça me dit et ce que ça me fait en dedans. Quand j'écris un passage qui s'écarte du chemin, il y a un malaise qui s'installe en moi. Ça grince et je ne me sens pas bien du tout. C'est le signe qu'il faut que je recule dans l'histoire pour trouver le passage où j'ai bifurqué. Une fois le passage retrouvé, j'en écris différentes versions jusqu'à ce que je ressente de nouveau mon élan et mon enthousiasme, preuves que la version que je suis en train d'écrire est la bonne. Alors, je poursuis l'écriture.  

Je suis contente de vous avoir raconté tout ça.

Merci d'être là et de me lire, ça me fait du bien.

Au plaisir,
Annie xxx...

lundi 27 septembre 2010

UN CONTRAT SACRÉ

Voici un contrat entre vous et votre histoire.



L’histoire qui vous appelle vous a choisi(e). Vous êtes le médium idéal pour la transposer par écrit. Elle a confiance en vous. C’est la raison pour laquelle elle s’est manifestée dans votre tête, soit par une idée, par la présence de personnages, par une situation, une émotion, par la scène finale… Ce sont là toutes des pointes d’iceberg émergeant de votre océan intérieur. Votre rôle : plonger dans l’eau pour découvrir le reste du glacier, le reste de votre histoire.

Cette immersion ne se fera pas sans difficulté. Dans la mer rôdent de nombreux dangers : des courants trop forts, des requins, des épaves hantées… Et sur elle, des flibustiers assoiffés d’or et d’argent. L’un des plus grands défis sera de déjouer la machination de votre pirate intérieur, cette voix critique dans votre tête. Celle qui juge, qui dénigre, qui démolit, qui banalise, celle qui n’est jamais satisfaite. Son but : vous empêcher de faire votre travail qui consiste à ressortir de l’ombre océanique le joyau littéraire que vous portez en vous. N'écoutez pas cette voix. Quoi qu’elle dise, elle n’a pas raison, car l’histoire, ne l’oubliez pas, vous a choisi(e), elle a confiance en vous, en votre talent, en votre sensibilité, en votre imagination. Elle sait que vous avez tout ce qu’il faut en vous pour la faire vivre sur papier. Et ça, c’est la vérité!

La relation que vous entretenez avec votre histoire est SACRÉE et digne de RESPECT. Honorez-la. Accordez-lui tout l’espace dont elle a besoin pour s’épanouir. Posez sur elle un regard doux et empreint d’amour, comme celui d’une mère sur son enfant. Ne jugez pas ce lien qui vous unit à votre histoire, il n’est pas rien, au contraire, il est lumineux, riche et précieux. C'est un sentier vers la réalisation de soi par la découverte de votre histoire. Celle-ci réclame votre attention pour se manifester. Elle est là, enfouie sous la mer imaginaire, et n’attend plus que vous plongiez pour venir la retrouver, que vous ouvriez enfin votre œil intérieur pour la voir.

Êtes-vous prêt(e)s à vous aventurer dans ce voyage, en dépit de votre voix critique qui tentera par différents moyens de freiner votre élan créateur?

Moi,_________________________________,en ce ________________________ de l’année ________________, je m’engage à respecter l’histoire qui m’a choisi(e), à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour la sortir de l’ombre océanique de mon imaginaire et la faire vivre sur papier. De plus, je m’engage à honorer ma relation avec elle en lui accordant l’espace dont elle a besoin pour s’épanouir, et cela, en planifiant un horaire hebdomadaire d’écriture.

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

mardi 17 août 2010

Lettre à mon amie Isabelle

Voici une lettre que j'ai écrite aujourd'hui et que j'ai envoyée par courriel à ma très chère amie Isabelle qui a accepté avec joie que je la publie sur le blogue.

« Salut Isabelle.

J’espère que tu vas bien.

Il faut que je te le dise tout de suite, le livre de Sénécal, Le passager, est débile… Je suis complètement accro ! Mais il a tout de même réussi à me faire arrêter la lecture parce que j’étais trop en $%? &?%$ après Étienne pour avoir agi comme il a fait! C’est trop débile! La tension dramatique est étouffante. J’ai l’impression de manquer d’air quand je lis cette histoire. J’ai hâte de voir où tout ce merdier dans lequel Étienne s’est fourré va le mener.

Aujourd’hui, j’ai écrit la moitié d’une nouvelle nouvelle littéraire. Ça m’a fait un bien énorme, Isabelle. J’ignore encore pourquoi je m’abstiens si longtemps avant de replonger dans une atmosphère et d’écrire ce que je vois, ce que je ressens, ce que j’entends… J’attends toujours à l’extrême limite de ma tolérance, ce moment où je ne ressens plus le goût de vivre, pour comprendre qu’il faille m’asseoir et écrire. Je ne suis vraiment pas gentille avec moi. Ce mal d'amour que je traîne... Un jour, je vais développer cette habitude d’écrire de nouvelles histoires tous les jours. Un jour, je saurai m'aimer adéquatement. Ce jour va arriver...

Et les nouvelles littéraires, c’est bien, c’est court, ça me permet de laisser le trop-plein de ma créativité s’écouler hors de moi. J’ai tout cela en moi, comme toi, chère Isabelle. Tu as tout ça en toi, et tu n’as aucune raison d’avoir peur que tes histoires se ressemblent… Mais parfois lorsqu’un doute ou une peur se pointe, c’est le signe que l’écrivain intérieur, celui vivant en soi, tente de nous communiquer quelque chose sur notre écriture. Y aurait-il, là, matière à réflexion? Est-ce que tes épreuves dans ton histoire fantastique ont le même genre d’intrigue, le même genre de défi chaque fois? Est-ce que la résolution se fait toujours de la même façon? J’ignore les réponses, Isabelle. Je dis ça, parce que moi, quand ça arrive, c’est mon intuition qui me parle, qui me guide vers un aspect de mon écriture à retravailler.

Mon chum est en vacance! On a passé une superbe journée à la maison, aujourd’hui. On a lu dehors, ensemble sur la galerie en avant : lui, sur son iPad, moi, Sénécal. J’ai fait un peu de lessive, le dîner, le souper, j’ai écrit dehors. Ça m’a fait du bien… J’ai hâte de poursuivre cette nouvelle. Quand on laisse notre créativité prendre le dessus, elle guide le ton de l’histoire, l’atmosphère, le style, le genre. Toutes les nouvelles que j’ai écrites jusqu’à maintenant sont complètement différentes l’une de l’autre, ayant chacune leur propre ton, leur propre style, leur propre atmosphère… Quand tu laisses ta créativité te guider, il sort des choses extraordinaires que, toi-même, tu n’aurais jamais pensées. C’est la découverte, l’aventure… Et c’est tout à fait merveilleux! C’est magique… Je suis, tu es, nous sommes des magiciennes, Isabelle. Nous avons le pouvoir de créer des histoires. Tout ça est en nous et attend juste que nous ouvrions les vannes de notre créativité pour laisser nos personnages vivre sur le papier, sur l’écran, dans des livres que des millions de mains ouvriront, que des millions d’yeux liront, et dont les histoires émouvront des millions de cœurs. (Wow, je suis en feu! C’est fou que ce qu’une séance d’écriture peut me faire… Cela me revigore totalement!)

Isabelle, me permets-tu de publier cette lettre sur mon blogue? Je crois que son contenu pourrait aider d’autres écrivains.

J’espère que je t’ai « boostée » à bloc! En tout cas, si je t’ai donné le goût de replonger dans l’une de tes histoires pour la poursuivre, alors tant mieux!

Je t’embrasse et te souhaite une semaine remplie d’inspiration et de plongées vertigineuses, à en perdre le souffle, dans ton monde imaginaire…

Je t’aime, chère écrivaine!

Annie xxx… »

Merci d'être là et de me lire... de nous lire !
Annie xxx...

lundi 2 août 2010

La GUERRIÈRE en moi !

Je lance la flèche de ma destinée
Je suis abonnée, depuis quelques années, à la revue Writer's Digest. Et le numéro de ce mois-ci est tout à fait stimulant. J'aimerais partager avec vous un petit trésor d'inspiration pour les écrivains, que j'ai trouvé au bas de l'une des pages de ce magazine. En anglais, c'est écrit : « Have an attitude of gratitude ». En mes mots, voici ce que ça dit :
« La seule personne qui soit capable de juger l'effort et le travail que vous faites est vous. C'est pourquoi l'une des jobs les plus importantes à faire, comme écrivain, est la célébration de vos succès, autant les grands que les petits, de vos échecs (si la notion d'échec existe vraiment dans ce métier...), de votre volonté à prendre des risques, de votre habilité à respecter vos engagements, de votre capacité à travailler avec la peur quand elle surgit — toute l'affaire ! Quand vous commencez à vous sentir authentiquement responsable de vous (et reconnaissant envers vos propres efforts et accomplissements), tout est possible. » 
Cela m'a fait réfléchir sur l'importance que j'accorde aux paroles des autres sur moi-même et sur mon travail. Oui, je suis prête à recevoir des critiques constructives. De ce côté-là de l'affaire, il n'y a pas de problème. Mais je laisse désormais de côté tous les propos désobligeants et non constructifs exprimés par des personnes qui croient avoir une opinion juste sur ce qui arrive dans la vie des autres, et qui se croient au-dessus d'eux, supérieures... Je n'ai pas de temps à perdre avec eux ! La vie est trop belle pour s'arrêter et ruminer et se rabaisser et se... Bref, vous comprenez ?
J'ai un rêve ! Et je vais le réaliser ! Aucun obstacle ne viendra à bout de ma destinée, celle que je forme avec mon coeur et toute mon âme ! JE SUIS DÉTERMINÉE À RÉUSSIR !

Merci d'être là et de me lire,
Annie xxx...

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