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mercredi 9 novembre 2011

Petits plaisirs...

Aujourd'hui, je me suis permis de vivre de petits plaisirs tout à fait mérités. Comme j'avais bien travaillé depuis ce matin (préparation d'un ragoût de veau à la mijoteuse [qui mijote encore alors que j'écris ces mots], plusieurs brassées de lavage, deux paniers ultras pleins de vêtements pliés que j'ai rangés dans les tiroirs de chacun de nos bureaux, appels téléphoniques, écriture automatique de vingt minutes qui a excédé jusqu'à 45 minutes, découverte d'un nouvel angle de mon histoire, approfondissement et exploration de mon histoire...), vers le milieu de l'après-midi, je me suis préparé un café vanille et noisette avec ma petite machine (une vraie perle) Keurig, je me suis installée dans mon gros sofa inclinable, avec mon livre (Le Poète de Michael Connelly), et j'ai lu, en savourant ce moment. Mes papilles se délectaient de la saveur légèrement amère du café. Mon nez, en plus de humer les arômes de vanille et de noisette du café, sentait aussi l'agréable odeur de ragoût qui emplissait la maison. Et mon livre, entre mes doigts, était souple (un format poche, pas cher), les pages douces. Je me suis même imaginée en train de tenir mon propre livre... 

Un moment juste pour moi, de moi à moi.

Je me sens bien, là, simplement.

Prendre du temps pour soi, se permettre de vivre ces moments magiques, un arrêt dans le temps. Une pause. Pour respirer et se reposer.


Annie xxx...

lundi 26 septembre 2011

OUSTE ! la déprime...

La vie étant ce qu'elle est, avec ses hauts et ses bas, il faut, pour traverser les moments les plus creux, s'armer d'outils infaillibles. Dans mon cas, ces moments arrivent surtout quand ma confiance en soi décide de sacrer le camp et que mon tyran intérieur s'en donne à coeur joie pour me dévaloriser. Il est quand même assez fort, celui-là !
Voici une lettre que mon writing buddy, Patrice Cazeault (En passant, vous devez savoir que Les Éditions AdA ont accepté de publier sa série de romans SF ! SUPER BRAVO, PAT !!!!), a écrite sur mon roman La Brûlure d'Adeline. Je lui ai demandé s'il acceptait que je publie son texte, et il a dit oui, à ma grande joie. Merci Pat ! Tu es un ANGE !!!! :-)

Cette lettre m'a remise sur le piton et m'a redonné confiance en moi et en ce que j'écris...

mardi 2 août 2011

Mon site Internet d'auteur


J'ai créé, ces derniers jours, mon site Internet d'auteure. Il n'est pas encore terminé, je vais y apporter d'autres transformations, des ajouts, des retraits...
Sur ce site, je partage avec mes visiteurs des extraits de mes histoires, et aussi des nouvelles entières, qu'ils peuvent lire en ligne et commenter, pour m'aider à m'améliorer.
Je suis une écrivaine imparfaite en mouvance...

Vous voulez le voir ? C'est ICI.

Ce serait génial que vous me disiez ce que vous en pensez, non ?

Alors, j'attends de vos nouvelles !

Merci !

Annie xxx...

mardi 31 mai 2011

Moi et mes découvertes

Des mots qui font du bien

J’ai lu.

Je lis.

Mon premier livre numérique.

Sur le iPad 2.



Publié sur publie.net.

J’ai aimé mon expérience de lecture. Tout comme avec le livre format papier, on peut y surligner les phrases qui ont du sens pour nous et coller des post-its (virtuels) et même insérer un signet (virtuel). Ce qui est bien avec le livre numérique, c'est qu'on peut changer la dimension et la police des caractères. On peut aussi ajuster la luminosité de l’écran. Et d’un léger coup de doigt, la page se tourne, comme si c’était un vrai livre…

La façon d’Annie Mignard de dire les choses est sublime, et son style, fluide.

Certains passages m’ont profondément ébranlée (dans le bon sens ;-). Ils sont arrivés à un moment où j’avais besoin de les lire, ils m’ont remise sur les rails de mon authenticité comme auteure. Ça m’a fait un bien réel.

Le premier de ces passages traite de l’échange entre auteur et lecteur.

« Eh bien, dans cette solitude extrême, je parle aux gens. Je parle à l’humanité en fait. Et les gens m’entendent et me répondent dans la même solitude quand ils me lisent. C’est une autre façon de correspondre. C’est-à-dire correspondre par l’absence, moi étant absente, eux étant absents, n’étant pas là au même moment, moi peut-être morte et eux me lisant après, moi étant ici et eux très loin. C’est une autre façon de correspondre qui est beaucoup plus profonde que la façon habituelle qu’on a de se parler en présence, échangeant des mots qu’on entend directement, et qui est une façon en général superficielle, qui n’a rien à voir avec une véritable parole, souvent. Cela pour dire que je considère que ce qui est dit et échangé dans la lecture est le plus profond des échanges. Le plus vrai. Et le plus proche de ce qui est indicible. Et en fait, j’écris pour ça. »

Plus loin, elle parle de l’inconscient et du pire ennemi de l’écrivain.

« J’ai vraiment le sentiment que c’est l’inconscient qui travaille, moi me chargeant de la technique et de l’écriture. L’inconscient travaille derrière et me travaille. C’est à ce niveau-là que c’est juste, puisque ce que je veux, c’est écrire les sentiments profonds qui meuvent les gens, qui ne sont pas vus ni reconnus en général, et qui sous-tendent notre destinée.

C’est lui, l’inconscient, qui a le premier rôle. De toute façon, on rencontre des difficultés énormes quand on écrit. Des difficultés de création, des difficultés matérielles, des difficultés de reconnaissance, c’est-à-dire d’être compris, entendu, et puis sans arrêt on entend dire des idioties qui vous rendent malade pour trois jours, mais tout cela, c’est le moindre mal. Ce que disent les gens n’a de nocivité que dans la mesure où cela correspond à la petite voix qu’on a intérieurement, aux incertitudes, au manque de confiance en soi. Quand on a confiance en soi, cela ne vous fait plus rien. Le seul adversaire, c’est soi-même. Le seul verrou, oui, le seul. Le seul ennemi qui puisse empêcher quelqu’un d’écrire, c’est soi-même ; le seul obstacle, c’est soi.

C’est un ennemi d’une ruse, d’une férocité, d’une opiniâtreté effarante. Mais c’est le seul. »

Quelques lignes plus loin, elle ajoute : « De toute façon, écrire, personne ne vous l’apprend, personne ne vous guide, personne ne vous meut. On est soi-même son propre moteur, soi-même son propre professeur et déjà quand on a compris ça, on a fait un immense pas. On est soi-même son propre guide, et sa propre lumière. »

Ces dernières phrases viennent me chercher au plus profond de mon être, elles ravivent la flamme de mon désir d’écrire.

*******

Le pouvoir miraculeux de votre imagination

Pour atteindre un objectif que faut-il faire ?

Saviez-vous qu’il existe une manière de se fixer des buts et de les atteindre autrement qu’à l’aide des facultés intellectuelle ou émotive ? Eh bien oui ! Cette méthode est l’imagination créatrice.

Comment ça fonctionne ?

Sri Harold Klemp, dans son livre How to find God, Mahanta Transcripts, Book 2, p.289, dit ceci : « L’une des caractéristiques de l’Âme est sa pertinence dans le temps. Si vous avez l’intention d’établir un cadre dans cet univers, de vous fixer un but, déterminez aussi une date butoir pour son accomplissement. Qu’allez-vous accomplir ? Quand l’aurez-vous atteint ? Peu importe ce dont il s’agit, fixez votre but et une date limite pour le réaliser parce que c’est de cette manière que vous commencez à travailler avec l’imagination créatrice. »

Dans son livre, Les exercices spirituels ECK, à la page 233, Sri Harold Klemp partage une technique qui s’intitule : « Se fixer des objectifs » selon quatre critères bien précis.

« Premièrement, commence-t-il, choisissez un but à atteindre ou prenez un problème qui doit être réglé, puis fixez-vous des objectifs clairs.

Deuxièmement, posez-vous les questions suivantes, car vos objectifs doivent réussir ces quatre tests

1) Sont-ils spécifiques ?

2) Sont-ils réalistes ?

3) Les résultats peuvent-ils être vérifiés ?

4) Quelle est la date limite de leur réalisation ?

Vous devez ensuite faire le nécessaire dans votre quotidien pour que ces buts deviennent réalité. Ce faisant, vous pouvez utiliser une technique de visualisation ou de rêverie pour vous aider. Ayez d’abord en tête une image précise de votre objectif, comme ce que vous voulez être ou faire dans l’existence, puis entourez-la d’un amour sans borne, car l’amour est la véritable force créatrice qui abolit toutes les limites. »

******

Ma date butoir

Pour faire suite au billet de Sylvie Gaydos, je me donne, moi aussi, une date limite à la réalisation de mon projet littéraire en cours.

Le 24 mai 2012 (en passant, c'est la jour de ma fête ;-), j’aurai terminé l’écriture du premier jet de mon roman pour adulte, qui sera un polar/fantastique.

Voilà, c’est dit.

Et pour concrétiser ce grand projet, je me fixe des buts hebdomadaires, des objectifs plus modestes qui réussissent les quatre tests cités plus haut.

Un petit pas à la fois et, surtout, le plaisir de parcourir le chemin, car le processus, ne l'oublions pas, est tout aussi important, sinon plus, que le projet fini.

Merci d’être là et de me lire.

Annie xxx…

mercredi 18 mai 2011

Je passe à autre chose...

Aujourd'hui, je suis allée à la poste.

Depuis le début de la semaine, j'y vais... J'attends une enveloppe. La même que celle attendue chaque année vers la mi-mai depuis 2008, l'année de la publication de mon roman. Vous devinez ce que c'est, n'est-ce pas ? Oui, c'est ça... Vous avez raison, c'est l'enveloppe qui contient mon chèque annuel des Éditions Pierre Tisseyre. C'est l'enveloppe qui contient aussi le rapport des ventes de mon livre.

Avec mon blogue sur le Net depuis mars 2010, ma page Facebook d'auteure et ma plus grande présence sur le Net (Twitter, Netlog, Facebook) depuis déjà un an, je me suis dit que cette année, les ventes allaient sûrement augmenter, que mon effort allait sûrement être récompensé. 

Bon, j'arrive donc à ma case postale, qui est située sur le bord du chemin non loin de chez moi, puis je l'ouvre. Dedans, un paquet d'enveloppes. Je les prends. En route vers la maison, j'examine chacune d'elles. Youpi !! Il y a celle que j'attendais.

Qu'est-ce que je fais ? Je l'ouvre ou je ne l'ouvre pas ? 

(???)

Je l'ouvre.

Tout excitée, je déchire l'enveloppe. Puis je découvre à l'intérieur qu'il n'y a que deux feuilles de papier. Ce n'est pas normal !! Je ne sais pas pourquoi, mais je ne veux pas lire le contenu tout de suite. J'aime mieux attendre d'être arrivée à la maison avant. Je les remets donc dans l'enveloppe. Une fois arrivée sur mon balcon, je m'assois et je lis tranquillement ce qui est écrit.

Bref, voulez-vous savoir combien de livres j'ai vendus cette année ? 

 7

Eh oui ! Voilà le résultat de mes nombreux efforts !! Je me sens riche... $$$ C'est incroyable!!

Parce que le total de mes ventes ne dépasse pas 50 $, le montant sera déposé sur le chèque de l'année prochaine.

J'ai absorbé le coup, ça n'a pas pris trop de temps. J'ai vite compris l'affaire pis j'ai passé à autre chose.

Mais pas complètement...

Vous vous rappelez, il y a plusieurs mois, suite au refus des éditions Pierre Tisseyre pour le deuxième tome de ma série Adeline, j'ai envoyé mon manuscrit à une autre maison d'édition, mais malheureusement, il n'a pas été accepté parce que cette maison ne publie pas de deuxième tome d'une série déjà entamée chez un autre éditeur. Ce refus, il ne m'a pas fait trop mal. Pour dire vrai, je m'y attendais un peu.

C'est vraiment dommage que les éditions Pierre Tisseyre aient refusé mon manuscrit. Il est plus difficile pour moi, maintenant, de publier mon deuxième tome chez un autre éditeur !! 

Alors, c'est vers le numérique que je me tourne. On verra ce que ça donnera. Je vous en reparle dans un prochain billet... 

Je mets donc aussi le tome 3 de ma série en veilleuse et je passe à autre chose.

Je travaille en ce moment sur un projet qui m'habite depuis 2005. Un roman pour adulte. Quand il sera plus avancé, je vous en reparlerai plus en détail. Je peux juste vous dire que je suis tout emballée !

C'est ça, la vie d'auteur ! C'est l'aventure !!

Quand ça ne fonctionne pas d'une manière, on essaie autre chose, et si ça ne fonctionne toujours pas, on passe à autre chose !!

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

vendredi 11 mars 2011

Une lettre de refus qui fait du bien...

Oui, oui, vous avez bien lu ! J'ai reçu, cette semaine, la plus belle lettre de refus de ma vie d'écrivaine. C'était pour une petite histoire pour album que j'avais envoyée à plusieurs maisons d'édition. 

Voici ce que la lettre dit :

Bonjour Madame Perreault,

J'ai fait circuler votre texte dans mon équipe et je l'ai lu ensuite. Je viens donc vous en donner quelques impressions.

Tout d'abord, votre histoire est bien touchante et, de plus, elle est extrêmement bien écrite, avec sensibilité et poésie. Bien ciselée et bien découpée, comme un joyau. Ce qui m'arrête pour vous proposer un contrat, c'est que nous n'avons jamais publié de textes tournant autour des maladies ou des syndromes. Les impératifs commerciaux étant ce qu'ils sont, je crains de ne pas pouvoir rejoindre suffisamment de lecteurs concernés par une thématique semblable. C'est bien dommage car j'aime beaucoup votre écriture.

Vous savez sûrement que nous sommes une toute petite maison d'édition et que nous publions qu'une dizaine de titres chaque année (littérature engagée, contes, légendes, mythologies, documentaires sur la santé, et, très bientôt, des petites biographies de personnages historiques québécois). Nous devons impérativement faire des choix en tenant compte de nos budgets restreints et respecter notre ligne éditoriale.

En espérant que nous pourrons collaborer un de ces prochains jours, je vous souhaite bonne chance dans vos démarches d'édition. Avec mes meilleures salutations.

Recevoir cette lettre ne m'a pas trop fait de peine. Au contraire, ce que l'éditrice y a écrit m'encourage plutôt à continuer, car j'ai la preuve que mon écriture s'améliore. 

Et vous, si vous receviez ce genre de lettre de refus, comment réagiriez-vous? 

mercredi 16 février 2011

C'est reparti !

Depuis la fin du NaNoWriMo, j'ai traversé un ralentissement dans mon écriture. Pendant les premières semaines du mois de décembre, il y avait un truc bizarre que je ressentais entre mes yeux : ça ressemblait à l'effet que fait un muscle sautillant involontairement. Pourtant, il n'y a pas de muscle là, du moins pas à ma connaissance. J'en ai conclu que le rythme d'écriture du NaNoWriMo avait peut-être été un peu trop intense pour ma capacité personnelle. J'en ai eu le « troisième oeil » qui palpitait !

Puis il y a eu la lettre de refus de mon manuscrit... Le 17 décembre 2010

Ensuite, j'ai levé le pied de sur la pédale. Mon critique intérieur, trop présent et trop contrôlant, s'en est donné à coeur joie : il a pris toute la place ! Donc, durant les deux derniers mois, je n'ai pondu qu'une seule nouvelle, que j'ai enfin terminée hier. Le premier jet, bien entendu.

J'ai finalement trouvé un moyen pour contrer la présence de mon critique intérieur : tenir un journal d'écrivain. 

C'est ce que je fais, depuis environ dix jours, étant mue par ce besoin viscéral de me retrouver. J'y ai noté tout ce qui faisait me sentir mal vis-à-vis mon écriture : mes peurs, mes doutes, mon manque de confiance... Mais aussi, et surtout, mes entrevues avec mes personnages de ma nouvelle, mes réflexions, mes nouvelles idées... Ce journal m'aide à débloquer, à retrouver l'écrivaine passionnée que je suis. C'est devenu mon compagnon de tous les jours. Dès que j'entends la voix de mon critique intérieur parler dans ma tête, je l'écris aussitôt dans mon journal, et hop !, elle est repartie ! Je fais place à Annie, l'écrivaine. 

Cela a vraiment fonctionné, car cette semaine, je sens un regain dans ma créativité. J'ai même terminé ma nouvelle !!

Un autre facteur m'a aidée à retrouver mon élan créateur, et c'est le blogue de Mary Carroll Moore.
Dernièrement, elle a mis sur son blogue une vidéo expliquant la structure d'un récit en trois actes avec ce qu'elle appelle le « W storyboard ». Cette façon de faire est très révélatrice, car elle montre à l'écrivain les failles (qu'on ne voit pas toujours au premier coup d'oeil) apparaissant dans sa structure narrative. J'ai visionné la vidéo au moins trois fois, sinon plus, pour être certaine d'avoir bien compris tout ce que Mary y racontait.

Puis... 

Durant le week-end dernier, j'ai acheté trois grands cartons au Bureau en Gros, et, une fois à la maison, j'ai créé mon propre « W Storyboard ». Aujourd'hui, j'ai fractionné ma nouvelle en plusieurs scènes. Il y en a 17 en tout. Ce faisant, j'ai découvert que certaines parties ne tenaient pas debout. J'ai aussi trouvé des passages faibles. La structure de ma nouvelle n'est pas encore au point. Ça grince... L'étape suivante est de trouver parmi ces scènes les cinq plus intenses à mettre aux cinq pointes du W sur mon carton. 

Voilà. Je suis repartie, ma passion est revenue. Je tripe à fond ! Yahoo !!! 

Je vous tiens au courant pour la suite.

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...    

mardi 21 décembre 2010

Une dure nouvelle !

Vendredi 17 décembre, un peu avant l'heure de mon atelier d'écriture, j'embarque dans ma voiture et je vais chercher mon courrier. Les casiers rouges sur le côté de la rue. En ouvrant ma boîte postale, je vois une clé avec une chaîne au bout de laquelle pend un rectangle plastifié bleu. Je la prends en soupirant, car je sais malheureusement ce qu'elle veut dire. Dans une case postale plus grande, il y a sûrement une enveloppe brune contenant mon manuscrit refusé. Un autre...

Eh bien oui! Telle ne fut pas ma non-surprise de voir l'enveloppe. Je la glisse sous le bras ainsi que les autres, puis j'insère la clé dans la fente supérieure et je me rassis dans ma voiture. Je n'ouvre pas l'enveloppe, pas tout de suite. Une fois arrivée à la boutique Au Café d'Art (c'est là où je donne mes ateliers), je regarde l'heure. Il me reste encore dix minutes avant le début du cours. Bon, je l'ouvre, sinon je n'arrêterai pas de penser à ça durant l'atelier. Je lis la lettre de refus, je suis déçue, profondément. Et triste aussi. Tout ce travail pour ça... Je bloque les émotions qui tentent de monter, puis je sors. Je veux me consacrer à mon rôle d'animatrice, sans que cette dure nouvelle affecte mon travail. Je réussis, l'atelier se déroule bien. Je me sens même heureuse après parce que j'ai partagé ma passion.

Je retourne à la maison, avec l'enveloppe ouverte et mes émotions soudain débloquées. Toute la soirée, je pleure! Quelle pleurnicheuse, me direz-vous? Oui, je vous répondrai. Je suis triste, car j'avais confiance en cette maison d'édition, mais elle m'a tourné le dos. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'elle me tourne le dos. Elle l'a déjà fait pour d'autres manuscrits. Là, je pense que j'ai compris...

Les jours suivants sont pénibles. Je dois gérer mes émotions qui arrivent par vagues et qui me traversent le corps, tel un raz-de-marée. Je sens beaucoup de colère, de hargne, de désespoir. Je perds même temporairement le goût d'écrire... Ce refus soulève une autre souffrance, une vieille que je traîne depuis l'enfance. Le sentiment de rejet. Eh oui, je dois vivre avec ce petit problème qui, soit dit en passant, me fait énormément évoluer.

Toute cette histoire, donc, me fait comprendre qu'il me faut m'endurcir, que je dois croire en moi plus que les autres puissent le faire.

Oui, je sais, le plus important c'est le chemin et non la destination. J'ai même écrit un billet là-dessus. La vie s'est arrangée pour que je mette en pratique ce que j'ai prêché. Ah! Mais, entre vous et moi, trois refus en moins de deux semaines, c'est dur à encaisser, non?  

Tant pis pour cette maison d'édition, que je me dis. Celle qui a écrit Harry Potter n'a-t-elle pas essuyé plusieurs refus avant que son manuscrit soit finalement accepté? Imaginez ceux qui l'avaient refusé. Ils doivent s'en mordre les doigts aujourd'hui! Elle fait des millions, voire des milliards avec sa série.

Tant pis pour cette maison d'édition. Tant pis...

Aujourd'hui, j'ai écrit une nouvelle lettre de présentation. Après les fêtes, j'enverrai mon manuscrit à d'autres maisons d'édition. C'est ça, ma vie d'écrivaine. Je ne dois pas lâcher. Je dois reprendre confiance en moi. Ce n'est pas parce qu'une maison d'édition décide de ne pas publier mon manuscrit qu'il est bon à jeter aux poubelles. C'est juste que mon histoire ne leur convient pas pour XYZ raisons. Il y a sûrement sur Terre un lectorat pour cette histoire, je ne l'ai pas écrite pour rien, elle existe, car elle a quelque chose à dire à quelqu'un. Il me faut juste trouver le bon éditeur pour elle, et je vais le trouver.

Voilà.

Merci d'être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx...

jeudi 9 décembre 2010

Les États d'Âme de 21 heures

Je me sens bien avec moi-même.
Je patauge dans le chaos.
J'écris.
Une nouvelle histoire. Une nouvelle littéraire. Contrainte : vingt pages maximum, double interligne. Genre : fantasy, fantastique ou science-fiction. J'ai choisi fantasy!!
Dans le même temps, j'ai terminé la lecture d'un livre extraordinaire, qui m'a permis de me réconcilier davantage avec ce que je suis. Son titre : The ART of FICTION WRITING, d'Émily Hanlon. J'ai beaucoup aimé ce que j'y ai lu. J'ai même adoré! J'ai enfin trouvé un livre qui m'expliquait ce que je vivais, et ce que je vis encore, avec ma créativité. C'est tout à fait génial! 

Je me sens bien avec moi-même.
Depuis le Nano, il s'est passé un truc, une porte s'est ouverte, une paix est entrée et s'est installée en moi. Je me sens calme et posée, comme si enfin je n'avais plus peur des pensées des autres sur moi et sur ce que j'écris.
Et pourtant, j'ai reçu deux refus, ces derniers jours. Ma nouvelle Une espionne au supermarché n'a pas été retenue pour la revue Zinc. Et j'ai reçu, aujourd'hui, par la poste, une enveloppe contenant l'un de mes  manuscrits (celui destiné à un lectorat de huit ans et plus) accompagnée de ma lettre de présentation. À l'intérieur, aucune lettre de refus. Rien. Nada! Bon. Ce n'était sûrement pas la bonne maison d'édition pour cette histoire...

Je me sens bien avec moi-même.
Une confiance est là. Une paix.
Je rigole avec mes fils, avec mon conjoint. On est heureux, on s'aime. Oui, oui, on s'aime! L'amour est tout! Oui, oui, l'amour... Entre un écrivain et ses personnages, entre un écrivain et son histoire, entre un écrivain et ses idées, entre un écrivain et ses lecteurs. Oui, oui... Si on écrit, c'est tout simplement par amour. Bon, là, la fille disjoncte, hein? Non, non, je suis très saine d'esprit. Je suis HEUREUSE. Même après avoir essuyé deux refus... Cé t-y pas beau un peu!! ;)

C'est comme ça. Le bonheur n'est pas la destination, mais le chemin. Celui que je traverse à chaque instant de ma vie. Et comme Émily Hanlon l'explique dans son livre The ART of FICTION WRITING (et j'en fais une traduction libre) : « Si nous considérons la créativité comme un périple, alors il n'y a aucun échec ; des routes s'arrêteront, c'est sûr, et des voies deviendront des labyrinthes, mais oh! quelles expériences vivrons-nous tout au long du chemin! »

Merci d'être là...
Annie xxx...

mercredi 27 octobre 2010

Novembre arrive à grands pas...

Oui, oui ! Novembre arrive à grands pas... Et j'ai hâte. J'ai hâte de plonger dans l'écriture intense. Environ 1700 mots par jour. Rappelez-vous, je participe cette année, pour une première fois, au NaNoWriMo 2010. Une nouvelle expérience dans ma vie. Un défi ! Pourquoi pas ? Il fait expérimenter pour voir, n'est-ce pas ?

Je profite de ce concours pour écrire le premier jet du troisième tome de la série Adeline. En passant, je n'ai toujours pas reçu de nouvelle de l'éditeur à qui j'ai envoyé mon manuscrit La Brûlure d'Adeline. Je suis toujours en attente, et c'est correct. Patience est la vertu que je pratique. Si cet éditeur le refuse, j'ai déjà identifié d'autres maisons d'édition qui pourraient être intéressées par mon histoire.

Habituellement, cela prend environ trois mois (excluant les mois d'été) pour recevoir une réponse de cette maison d'édition. Ils sont assez rapides ! :o) Donc, si je calcule bien, en décembre, je devrais avoir une réponse...

J'ai hâte de replonger dans l'univers d'Adeline. Elle va la vivre à la dure, cette fois. En tout cas, j'ai une idée de par quoi elle va passer, mais qui sait la direction que va prendre le récit en cours d'écriture ? Je peux me faire surprendre! J'aime me faire surprendre! Je dois me faire surprendre ! N'y a-t-il pas cette part de moi, l'Écrivain Intérieur, qui connaît déjà tout de l'histoire que je vais écrire ? Je devrai lui laisser son espace, lui faire confiance. Il sait plus que moi ce que l'histoire a à dire... Suis-je folle de croire ça ? Non... Pourtant, je suis convaincue que toutes les histoires existent déjà quelque part dans un monde invisible. L'Écrivain Intérieur a accès à ce monde. Je dois mettre ma conscience humaine et étroite de côté pour laisser Celui Qui Sait faire son travail.

C'est ce que je vais tenter de faire durant le NaNoWriMo 2010.

Vous n'avez aucune idée de comment je peux avoir hâte... Je me fais penser à une droguée qui attend sa came. Je suis en manque! Car écrire est mon oxygène, mon souffle, mon équilibre...

Merci d'être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx...
 

mercredi 29 septembre 2010

Le chemin



Je commence à comprendre comment je fonctionne comme écrivain, comment les histoires me traversent, d'abord dans un premier jet, puis comment elles prennent vie lors des nombreuses réécritures.

Un chemin sur lequel je viens à peine de poser les pieds. 

Ce sentier, avec Adeline, porteuse de l'améthyste, je l'ai parcouru main dans la main avec plusieurs personnes qui ont su, à leur tour et à leur façon, me guider dans le brouillard de ma créativité débordante. D'abord, Sylvie St-Laurent-Vézina, tutrice au cours de rédaction par correspondance, Cours de Qualité. Puis Josée Levesques, animatrice d'ateliers d'écriture que j'ai suivis dans la région de Québec pendant plusieurs sessions. Josée m'a ouvert les yeux sur les points de vue narratifs, les narrateurs et autres aspects de la narratologie. C'est grâce à elle que j'ai pu élever mon récit suffisamment pour qu'un éditeur le remarque. Merci Josée ! Enfin Mélanie Perreault, directrice littéraire aux éditions Pierre Tisseyre, qui a fait un travail extraordinaire avec mon manuscrit, en me proposant des corrections qui me permettaient de le rendre encore plus beau, plus clair. Merci Mélanie !

Avec La brulûre d'Adeline, j'ai eu un petit peu moins d'aides, parce que j'étais plus consciente de ce que je faisais en écrivant. Grâce à mes nombreux livres sur l'écriture, dont certains m'obligeaient à réfléchir sur les enjeux de mes personnages, je savais un peu plus où je m'en allais, même si une part d'incertitude demeurait quant à la fin de mon histoire. Toutefois, quand je l'ai crue enfin prête à être envoyée, je l'ai fait lire à différents lecteurs : adolescents, amis, écrivains. Tous ou presque ont eu le même commentaire : les descriptions étaient un peu trop abondantes. Pourquoi étais-je si descriptive? Par où commencer? Quoi enlever? Ignorant les réponses, j'ai alors décidé de faire appel à une conseillère littéraire, Madame Léïla Haddad de La fabrique du livre. Je lui ai soumis mon manuscrit et quelques mois plus tard, je recevais son analyse complète. OUF! Ce fut un choc. La dame a vu clair! Il n'y avait pas de vie dans mon histoire, le narrateur étant totalement à l'extérieur des personnages. J'écrivais en « il », parfois du point de vue d'Adeline, mais trop souvent du point de vue extérieur à elle, ce qui créait comme une sorte de glacis autour de mes personnages. C'était froid, distant et DESCRIPTIF. Bref, comme auteure, je n'avais pas fait mon travail, je ne m'étais pas mise dans la peau de mes personnages pour les ressentir de l'intérieur. Ce fut alors le début d'une nouvelle réécriture. Madame Haddad m'a suggéré plusieurs pistes pour résoudre ce problème, que j'ai suivies, bien entendu. Elle fut donc une autre main que j'ai tenue pour traverser le chemin. 

Maintenant, reste à savoir si La brûlure d'Adeline séduira le comité de lecture des Éditions Pierre Tisseyre et la directrice des éditions. Je me le souhaite. Ce serait chouette qu'il publie la suite de mon premier roman... 

Pendant l'attente d'une réponse, je sillonne encore le chemin, mais cette fois avec des nouvelles littéraires. J'ai plusieurs premiers jets d'écrits. Première étape du trajet. Avec l'une de ces nouvelles, toutefois, je suis allée plus loin. Je suis actuellement en train de terminer les réécritures. J'ai écrit 14 versions différentes de cette histoire. Et lors de ce travail, à un certain moment, j'ai frappé un mur, le même qu'avec La brûlure d'Adeline : il n'y avait pas de vie, j'étais encore une fois à l'extérieur de mes personnages. J'ai retroussé mes manches et me suis remise à l'ouvrage. J'ai relu, modifié quelques phrases, relu, réécrit puis, comme par magie, la voix de mon personnage s'est fait entendre. Je l'ai entendue! En réalité, je ne l'ai pas vraiment entendue, elle est plutôt sortie du bout de mes doigts qui ont ensuite pianoté le clavier avec frénésie. Car là, je sentais de la VIE! Quelle euphorie!  
Je suis bien contente de mon expérience, car j'ai pris conscience d'une autre étape dans la traversée de ce chemin. La vie entre les mots, entre les phrases. La VIE!

Un jour, quand j'aurai parcouru ce sentier plusieurs fois, je n'aurai peut-être plus besoin de mains pour me guider. Ce jour-là, je serai prête alors à tenir celle d'autres écrivains novices qui en seront à leurs premiers pas sur ce merveilleux chemin...

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...
  

mercredi 22 septembre 2010

FRÉDÉRIQUE MARTIN, écrivain français


Voici une vidéo fort intéressante nous présentant une auteure française, Frédérique Martin, qui, désormais, écrira des chroniques sur le site Envie d'écrire.

Merci d'être là!
Annie xxx...

mercredi 25 août 2010

Je suis entre deux romans

Depuis que j'ai envoyé mon manuscrit, j'écris. Des nouvelles. C'est un genre littéraire qui me plaît, il me permet de laisser le trop-plein de ma créativité s'écouler hors de moi. Des fictions courtes, un événement, peu de personnages, un ou deux, peut-être trois, une émotion forte, une atmosphère. Avant de commencer à écrire chaque nouvelle, je m'arrête, je respire calmement et je me laisse imprégner par ce qui vient, et souvent c'est une atmosphère, puis je plonge, je regarde. Ça bouge, un personnage. Qu'est-ce qu'il fait? Puis je le vois, et j'écris, je suis là, avec lui, je le ressens et c'est prenant, mais oh combien libérateur...

Ressentir! Quelle bénédiction!

Mon hypersensibilité, qui était mal interprétée par les adultes durant mon enfance parce que je la gérais terriblement mal, est maintenant un outil incomparable pour ressentir mes personnages. Je n'ai plus à m'en couper, à la rejeter comme je l'ai fait si longtemps... Elle fait partie de moi et me sert.

Ressentir! Quelle bénédiction!

Alors, entre deux romans, j'écris des nouvelles. Et le thème qui ressort est la mort. La mort sous tous ses angles. (titre provisoire de mon recueil) On dirait que ce sujet m'habite. Il était aussi présent dans mes romans Adeline, porteuse de l'améthyste et La brûlure d'Adeline. Pourtant, j'aime la vie...

Mais la mort ce n'est pas négatif, ce n'est qu'un passage... 

J'ai aussi réalisé l'omniprésence de l'amour dans mes nouvelles : l'amour entre un homme et une femme, l'amour entre une mère et son enfant, le manque d'amour et ses conséquences, l'amour inconditionnel, le don de soi. Le thème de l'amour et celui de la mort se côtoient, s'allient, se marient. L'un ne va pas sans l'autre. 

Peut-être parce que je suis une amoureuse... de la vie, de mes chats, de mon conjoint Pierre, de nos fils Rafaël et Benjamin, mais aussi des mots, de mes personnages et de leurs intrigues, des mystères, de ce monde que je porte en moi et qui ne demande qu'à vivre sur papier et dans la tête de mes lecteurs.

Alors, entre deux romans, j'écris... et je lis... Écrire une nouvelle et se faire publier par Mireille Pochard. Ce livre est une mine d'or pour tous ceux et celles qui veulent apprendre comment écrire une nouvelle. Dès la page 5, l'auteur y va de ses conseils stimulants : « Jetez-vous à l'eau et ayez confiance en vous! Ne vous souciez ni de l'orthographe ni de la syntaxe, le premier jet doit être un feu d'artifice. (...) Ne réfléchissez pas avant d'écrire, cela ferait fuir vos idées! (...) Écrivez rapidement, à la truelle : vous hésitez entre plusieurs termes? Écrivez-les tous, vous choisirez plus tard! Essayez d'écrire au plus près de vous-même et de ce que vous avez à dire, et surtout ne cherchez pas à faire beau : faites vrai et simple! » 
Puis elle traite de tous les genres de nouvelle : photographiques, épistolaires, « contraste », autobiographique, nouvelle-instant (ma préférée)...
Les chutes, en voulez-vous, en v'là! Une nouvelle se construit entre autres sur le doute. Le doute sur l'identité de l'un des protagonistes, sur la personnalité de l'un des personnages, sur le lieu, le cadre, le temps, l'objet... La nouvelle se construit aussi sur le quiproquo, le malentendu, le retournement de situation, la fausse piste... Il y a la double chute, la contre-chute, la chute ouverte. Toutes ces techniques sont merveilleusement élaborées dans le livre de Mireille Pochard, que je vous suggère fortement. Ce bouquin est très, très, très intéressant! 

Alors, entre deux romans, comme vous le voyez, j'écris et je lis. 

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

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