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vendredi 25 novembre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ? (partie 3)


Pour faire suite aux deux billets que j'ai écrits ICI et , voici le dernier type d'écrivain que nous partage Mary Carroll Moore dans son livre Your Book Starts Here :

L’écrivain d’images

Les écrivains d’images sont des poètes. Ils aiment découvrir la vie avec les cinq sens ― la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Tout les évoque.

L’écriture d’images est quelquefois baptisée écriture lyrique parce qu’elle utilise les métaphores, ou des mots qui symbolisent quelque chose de plus grand. Bien utilisées, les métaphores transmettent l’émotion et la signification allant au-delà du niveau conceptuel.

Comment savoir si vous êtes un écrivain d’images ?
        
Vous avez écrit beaucoup de poésie.
Les gens trouvent que vous avez une écriture lyrique ou vivante ou picturale.
Les décors sont la clé pour vous.
Vous trouvez difficile d’écrire des scènes d’actions, des scènes où il se passe quelque chose.
Vous aimez les longues phrases décrivant l’odeur des oranges pelées ou la vue des feuilles rousses en plein soleil.

EXERCICE : L’équilibre des images

Temps requis : 2 heures

Si vous aimez le lyrisme, l’imagerie, la subtilité, le sensoriel, et les « multicouches » dans un texte, votre travail consistera à placer ces détails sensoriels dans un événement concret qui révélera la signification conceptuelle de l’événement. Pour ce faire, vous devez séparer l’imagerie du moment, et nous dire ce que le moment signifie.
1.  Faites une liste d’événements qui pourraient se produire dans votre livre ― laissez-vous aller, n’y pensez pas trop !

2. Pour chaque session d’écriture, choisissez un événement. Écrivez deux pages qui engagent le lecteur dans cet événement.

3.  Si vous constatez que vous évitez l’écriture de la situation actuelle, retournant encore et encore vers les décors ou l’atmosphère, essayez à nouveau de faire en sorte que quelque chose se passe.

4. Si vos personnages sont repliés sur eux-mêmes, faites-les marcher, courir ou agir. Ils doivent être actifs. Utilisez la voix active des dialogues.

5.   Ou, pour élaborer votre écriture conceptuelle, prenez une image dans votre texte et écrivez sur ce qu’elle signifie pour vous. Que symbolise-t-elle ?

Voilà, j'espère que ces trois billets sur la façon d'aborder une histoire vous auront été utiles, que vous avez au moins pu vous reconnaître dans l'un de ces trois modèles. 

Au plaisir,

Annie xxx...  

mardi 1 novembre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ? (Partie 2)

J'ai compris en lisant le livre de Mary Carroll Moore, Your Book Starts Here, que chaque écrivain a une façon naturelle d'aborder une histoire. Il s'approprie cette histoire à partir d'un angle précis, qui me fait penser à une sorte de fenêtre à travers laquelle il entrerait en contact avec l'univers de ses personnages.

Comme je le mentionnais dans le billet précédent, quand j'écris un premier jet et que je laisse couler le flot de ma créativité, ce sont les actions et les événements qui viennent en premier. Je suis une écrivaine qui a besoin d'apprendre à prendre son temps pour bien sentir l'atmosphère de chaque scène, pour bien visualiser les détails (travailler sur l'image). Je dois aussi me poser les questions : « Qu'est-ce que je veux transmettre par cette scène ? », « Que ressentent mes personnages ? Quelles sont leurs motivations ? » (travailler sur les concepts, les idées).

L'écrivain n'est pas totalement associé à l'un de ces types, mais l'un d'eux prédomine habituellement pour la plupart.

Qu'est-ce qu'un écrivain de concepts ?

Voici une traduction libre d'un extrait du livre de Mary, qui répond à cette question :

« L’écrivain de concepts
Lorsqu'on écrit à propos d’un événement digéré, duquel nous avons appris, la plupart d’entre nous utilisent un langage détaché. On résume, entre d’autres mots, on condense le moment, omettant les détails plus vivants tels la température, le temps de l’année ou de la journée, les senteurs et les sons. C’est souvent appelé une écriture réflexive ou de concepts.
Les écrivains qui communiquent via les concepts aiment la distance, le détachement et la vue d’ensemble. Ils évitent de placer le lecteur directement dans un événement comme s’il se déroulait devant lui. Mais le résultat demeure une expérience très horizontale.
Comment savoir si vous êtes naturellement un écrivain de concepts ?
Vous avez l’habitude de penser avant d’écrire.
Vous résumez au lieu d’utiliser des détails spécifiques.
Vous vous souciez de ne pas donner assez d’informations.
Vous aimez les mots compliqués.
Vous utilisez la voix passive.
Vos phrases tendent à être longues.
Vous utilisez beaucoup d’adverbes.
Vous préférez la beauté du langage abstrait.
En vous lisant, vous êtes incapable de visualiser les images dans votre tête.
Dans votre écriture, on retrouve quelques événements, beaucoup de  pensées et de sentiments.

Que faire pour équilibrer votre type d’écriture ? C'est simple ! En apprendre un peu plus sur les deux autres types ― événement et image.

EXERCICE : L’équilibre des concepts
Temps requis : 2 heures
Si votre force est l’écriture du monde intérieur des idées abstraites, des sentiments et des concepts, votre travail sera d’apprendre à écrire des scènes d’actions et d’événements, puis des détails reliés aux cinq sens du corps humain (pour ancrer le lecteur dans le milieu où évoluent vos personnages), au lieu d’écrire les pensées et les sentiments de ces personnages, ou du narrateur.
 1.   Faites la liste de dix actions qui pourraient se produire dans votre livre. N’y pensez pas trop. N’importe quoi peut se trouver sur cette liste. Utilisez vos souvenirs, vous avez sûrement déjà vécu des événements, lesquels pourraient illustrer l’une de vos idées ou l’un des concepts qui vous tient à cœur.
2.   Programmez un chronomètre pour vingt minutes. Puis faites une séance d’écriture automatique sur l’un d’eux. Assurez-vous d’inclure au moins deux des cinq sens dans votre écriture. Laissez-vous aller, relaxer l’intérieur. » 

C'est compliqué, écrire, ne trouvez-vous pas ? Mais l'important, je crois, c'est de bien se connaître comme écrivain et de voir à pallier nos faiblesses pour créer des histoires passionnantes, profondes, envoûtantes, qui font voyager, plusieurs heures durant...

Moi, c'est ma quête : apprendre à mieux me connaître comme écrivaine et devenir ainsi le meilleur instrument possible pour transmettre les histoires qui m'habitent.

Écrire est irrémédiablement un acte de communication.

Dans le prochain billet, je vous parlerai de l'écrivain d'images.

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

jeudi 27 octobre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ?

Eh oui ! Je suis toujours là, bien vivante. Prendre du recul me fait du bien. J'écris, je lis et j'ai recommencé à donner mes ateliers d'écriture.

Je lis le merveilleux livre de Mary Carroll Moore, Your Book Starts Here. Jusqu'à maintenant, elle est la seule auteure qui puisse m'aider à mieux me comprendre comme écrivaine. Avec elle, j'ai appris que j'étais une écrivaine d’évènements. Quand j'aborde une histoire, ce qui sort en premier est toujours une série d'actions, des dialogues, du mouvement. C'est l'ossature, la structure. Élisabeth Vonarburg m'avait aussi  fait un commentaire en ce sens, lors de l'atelier long, mais n'avait pas trop élaboré sur le sujet... J'aurais aimé, pourtant !   

Comment savoir si vous êtes un écrivain d’évènements ? Mary, dans son livre, nous donne quelques pistes. Les voici (je vous en fais une traduction libre) : 

« Votre cœur bat la chamade quand vous écrivez.
Pour vous, le décor, c’est ennuyeux ― et vous n’avez aucune idée de comment l’écrire.
L’action est tout pour vous.
Vous n’encombrez pas votre écriture d’explications.
Vous croyez qu’il faut « montrer » au lieu de « dire ».
Quand vous lisez un roman mystère, vous lisez la dernière page en premier,  pour connaître le dénouement. »

Mary nous suggère quelques exercices pour équilibrer notre écriture d’évènements avec les autres types d'écriture (que j'élaborerai dans des billets ultérieurs).

« EXERCICE : L’équilibre des événements


Temps requis : 2 heures

Si votre force est l’écriture d’événements, votre travail consistera à développer les compétences dans l’écriture de concepts et d’images.

1.   Pour la prochaine semaine, écrivez chaque jour cinq impressions d’odorat et cinq impressions de l’ouïe.
2.   Trouvez un poème que vous aimez. Écrivez ce que vous en pensez, ce qu’il signifie pour vous.
3.   Jetez un œil sur le recueil « Dix poèmes pour changer votre vie ». L’auteur, Roger Housden, a fait un travail extraordinaire en expliquant la signification cachée derrière chaque poème.

Ces exercices d’écriture ne produiront pas les pages de votre manuscrit ni de scènes très excitantes, mais elles amélioreront grandement votre écriture en favorisant l’inspiration et l’émergence de nouvelles idées qui équilibreront la sensation de pure verticalité que procurent les évènements.

Prenez l’écriture automatique, par exemple. Elle vous demande à être ouvert à ce qui se présente dans le moment ― pas à ce qui est planifié ou ce qui est déjà connu. L’écriture automatique nourrit l’imagination, et les scènes qui en émergent renforcent la profondeur émotionnelle de votre manuscrit. Souvent, c’est en empruntant un détour que l’écrivain d’évènements prend conscience de la signification profonde de son histoire. Les détours peuvent être une autre activité artistique tels la musique, la peinture, le collage, la lecture ou l’écriture automatique.
        
Commencez à tenir un journal de rêves (de jour ou de nuit). Enregistrez-y les impressions de vos cinq sens, peu importe où vous vous trouvez : à la gare, en attendant l’arrivée du train, dans une salle d’attente chez votre médecin… Ce contenu vous aidera à remplir le cadre établi par la structure de vos événements. Ce contenu vous aidera aussi lorsque vous serez ennuyé ou frustré par votre écriture, ou lorsque vous aurez peur d’aller plus en profondeur dans votre sujet. »
   
Le livre de Mary, je le dévore, je m'en inspire aussi pour mes ateliers d'écriture. C'est un outil incomparable pour aider tout écrivain, quel qu'il soit : auteur jeunesse, d'essai, de mémoires, romancier de renom... On a toujours à apprendre, qu'on ait publié un seul roman ou cent ! L'humilité est la première qualité que l'écrivain doit apprendre à développer. 

Ce matin, j'ai avancé mon nouveau roman. Environ 2000 mots (Certaines scènes étaient déjà écrites, je les ai juste imbriquées au bon endroit, dans le premier jet, mais d'autres étaient nouvelles et écrire du neuf m'a revigorée !). Je me sens bien. J'ai avancé... 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Contente d'être de retour parmi vous!

Merci d'être là et de me lire,
Annie xxx...    

mercredi 9 février 2011

Pour évoquer l'émotion...

Voici une traduction libre d’une section d’un article lu dans la revue Writer’s Digest (le numéro du mois de février). Des auteurs y partagent certains trucs sur l’écriture. Il y en a 25 en tout! Celui que j’ai choisi est le 20e. Il a été rédigé par David Morrell.

Le voici.

« Hemingway mentionnait la “séquence de mouvement et de fait” d’une histoire. James M. Cain discutait de “l’algèbre des contes : a + b + c + d = x”. Ces auteurs désiraient en fait parler de la séquence d’incidents dans une histoire, qui, si elle est adéquatement organisée et dramatisée de façon vivante, créera un stimulus qui obligera le lecteur à ressentir l’émotion que l’auteur tente de créer. Parler simplement des émotions n’incitera pas un lecteur à les ressentir. Par exemple, la phrase : “Il est triste.” n’évoquera aucune tristesse chez lui. Il devrait plutôt vivre la situation dans l’histoire, expérimenter ce que le personnage expérimente. Grâce à la séquence “de mouvements et des faits”, l’écrivain peut causer une émotion chez son personnage, mais aussi chez le lecteur.

Les écrivains obtiennent cet effet en faisant appel aux cinq sens dans leurs descriptions et dans leurs scènes, les rendant ainsi multidimensionnelles. Ne mettre que les détails de la vue produit presque toujours un effet “sans relief” ou plat. Dans l’étape des réécritures, prenez quelques minutes pour vous assurer que chaque scène contient au moins un détail d’un autre sens. Le lecteur ne pourra faire autrement que de plonger dans l’histoire et de la ressentir, au lieu de simplement se la faire dire. » David Morrell

En pratique, qu’est-ce que ça veut dire?

Ceci.

Voici un exemple d’une scène où seul le sens de la vue est utilisé.

Anne-Sophie se pencha pour examiner la poupée détrempée. Elle gisait à ses pieds, la tête effilochée, les bras arrachés, la jupette bleue étant recouverte de boue. Son cœur se serra quand elle vit qu’on avait fait un X sur son visage avec un crayon noir. Elle inspecta de plus près ses petites jambes et les souliers miniatures. Ils avaient jauni. Comment était-ce possible? Anne-Sophie eut un doute. Sa Jimmilie avait-elle fait pipi?

Voici maintenant l’exemple où je fais appel à d’autres sens que celui de la vue.

Anne-Sophie se pencha pour examiner la poupée détrempée. Elle gisait à ses pieds, la tête effilochée, les bras arrachés, la jupette bleue étant recouverte de boue. Son cœur se serra quand elle vit qu’on avait fait un X sur son visage avec un crayon noir. Du bout de son doigt, elle toucha le tissu et le retira aussitôt, en frissonnant. Sa Jimmilie était glacée! Elle inspecta de plus près ses petites jambes et les souliers miniatures. Ils avaient jauni. Comment était-ce possible? Anne-Sophie eut un doute. Elle approcha son nez et renifla à petits coups, comme un chat. Elle grimaça en plaquant une main contre sa bouche. Sa Jimmilie avait fait pipi ? Elle sentait l’urine!

Quels autres sens ai-je ajoutés dans le deuxième exemple? Quel effet ceux-ci ont-ils eu sur vous en tant que lecteur? Quelle émotion est évoquée dans ce passage?

Allez, faites-moi plaisir, racontez-moi…

Merci à l’avance pour vos commentaires.

Annie xxx…

jeudi 3 février 2011

La technique de l'entrevue

Emily Hanlon explique dans son livre The Art of Fiction Writing or How to Fall Down the Rabbit Hole Without Really Trying, une technique que je trouve extraordinaire. En tout cas, pour le genre d’écrivaine que je suis, elle fonctionne très bien. Je l’utilise pour mieux comprendre mes personnages, pour qu’ils ne soient pas uniquement des êtres de papier à une seule dimension. Cette technique m’aide à mieux les ressentir de l’intérieur. Elle m’aide à contrer cette fâcheuse habitude que j’ai d’avoir une vision purement mentale de ce qu’ils sont, évitant tout contact avec mes émotions.

Voici comment Emily nous décrit sa technique :

(traduction libre)

Cette technique d’interviewer le personnage peut-être très utile. Le secret de son succès consiste à être assez relaxe, libéré suffisamment de son critique intérieur, pour couler avec le flot créatif et laisser naître tout ce qui peut ou doit être né. Peut-être voudriez-vous prendre du temps pour visualiser le personnage dans votre œil intérieur. Vous n’avez absolument pas besoin de voir l’aspect physique du personnage; à la place, ouvrez-vous à sa présence et permettez à son énergie de vous animer, de vous habiter. Utilisez cette technique avec un personnage qui provient de l’un de vos écrits ou avec l'un que vous n’avez jamais encore imaginé. Ne doutez ni des questions ni des réponses qui surgiront naturellement.

Voici certaines questions vous aidant à démarrer votre entrevue. On ne vous en donne que quelques-unes; laissez le reste de l’entretien jaillir naturellement des interactions entre vous et le personnage. Faites-vous une idée de lui ou d'elle dès son apparition. Sentez son énergie, entendez sa voix, laissez l’entrevue prendre ses propres directions, sa propre vie. Coulez dans le flot.

Questions de départ :

— Quel est ton nom?

— Quel âge as-tu?

— Où est-ce que tu es né(e)?

— Où habites-tu maintenant?

— Êtes-vous marié(e)?

— Avez-vous des enfants?

— Quel genre de travail faites-vous dans la vie?

— Dites-moi pourquoi tu es ici.

La dernière question est celle que je préfère. J’en ai posé une semblable à mon personnage Sandrinelle, héroïne de la nouvelle que je suis en train d’écrire pour l’atelier d’Élisabeth Vonarburg. Je lui ai demandé pourquoi elle voulait que je parle d’elle. Et sa réponse fut l'idée qui se cachait derrière mon histoire et que je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus…

On peut aussi utiliser cette technique quand on ne sait plus comment un de nos personnages doit réagir dans une situation donnée. C’est ce que j’ai fait avec mon personnage Jacob, dans mon roman La Brûlure d’Adeline. Il m’a répondu et j’ai pu continuer l’écriture de mon histoire.

Cette technique m'aide vraiment à creuser dans mes personnages...

En écoutant attentivement les réponses des personnages, on peut mieux cerner leur voix particulière, c’est-à-dire leur façon de parler, leur jargon, la structure de leurs phrases…

Je vous le dis, l’entrevue est un outil incomparable pour l’écrivain. Essayez-le et racontez-moi votre expérience, en laissant un commentaire, ci-dessous.

Si vous connaissez d’autres techniques aidant l’écrivain à mieux habiter ses personnages, techniques que vous avez déjà expérimentées de préférence, je vous invite à nous les partager en laissant un commentaire, ci-dessous, afin que tout un chacun puisse en bénéficier.

Merci d’être là et de me lire.

À bientôt,

Annie xxx…

vendredi 14 janvier 2011

25 façons d'améliorer son écriture en 30 minutes par jour

J'ai reçu aujourd'hui l'exemplaire du mois de février du magazine Writer's Digest. En le lisant, je suis tombée sur un article vraiment bien : 25 façons d'améliorer son écriture en 30 minutes par jour. Je vous partage la première dont l'auteur est David Morrell. 
ATTENTION ! Je vous préviens. Ce qui suit est une traduction libre, alors... comme je ne suis pas traductrice de métier, j'y suis allée du mieux de mes compétences en anglais. (en passant, google traduction m'a bien été utile) 

« Un morceau d’écriture est une chose vivante. Notre but, comme écrivain, consisterait à être au service de cela et à faire ce qu’il veut, à être son instrument. Le flux de mots circulant de notre tête jusqu'à la feuille (ou à l’écran) est principalement entravé par deux obstacles — quand nous forçons l’histoire à faire quelque chose qu’elle ne veut pas, ou quand une partie de nous n’est pas prête à aborder les implications du travail sur le thème et les émotions.

Une façon pour éviter ces blocages est de développer une relation avec votre texte, comme s’il était une vraie personne. Au début de chaque session d’écriture, spécialement lorsque vous n’arrivez plus à avancer, littéralement demandez à votre travail : “Qu’est-ce que tu veux faire ? Où veux-tu que j’aille avec toi? Pourquoi décroches-tu?” C’est un truc psychologique qui crée presque toujours une réponse imaginée, à l’instar de “Cette scène est ennuyeuse. Pourquoi veux-tu que je fasse ça?” ou “Cette section est bourrée de trucs artificiels. Pourquoi ne veux-tu pas être plus vrai avec ton sujet?” Le dispositif ne prend qu’une minute, pas trente, et avec les années, il a réussi à m’éviter l’écriture de nombreux passages qui auraient pu être inutiles ou encore malhonnêtes. » — David Morrel

Et vous, quels sont vos trucs pour débloquer votre écriture ? Je vous lance l'invitation à les partager aux autres pour que tout un chacun en bénéficie.
 
Je vous remercie à l'avance !
 
Annie xxx...   

samedi 20 novembre 2010

NANOWRIMO - Jour 20

Voici ce que j'ai réussi à faire ces derniers jours.

Mardi 16 novembre : 2209 mots
Mercredi 17 novembre : 1017 mots
jeudi 18 novembre : 2046 mots
vendredi 19 novembre : 0 mot (journée de fou, comme tous mes vendredis...)
Samedi 20 novembre : 2643 mots.

Total nanowrimo : 34 760 mots !!!

L'histoire est là, qui se déroule devant moi. Sur ce point, ça avance assez bien. Je ne suis pas en panne d'inspiration, au contraire...
Je dois dire qu'à ce stade-ci du Nano, je suis un peu essoufflée. Je n'ai pas trop de répits. Les journées où je n'écris pas, je dois faire autre chose. Le temps libre, je l'utilise pour écrire. 

Avec le Nano, comme je n'ai pas de temps pour faire les recherches habituelles comme lorsque je suis en écriture, je note dans mon cartable (dans la section recherches) toutes les idées, tous les détails surgissant dans l'histoire qui demanderaient une recherche approfondie. Par exemple, l'un de mes personnages tombe dans le coma au début du livre. Mais je ne sais rien sur le coma. Oui, une chose : qu'il en existe différents degrés. Mais comment fait-on pour accompagner un patient comateux? Que se passe-t-il quand il reprend connaissance? À quel étage d'un hôpital séjourne-t-il? Quelles sont les heures de visite permise? Mon souci de réalisme et de crédibilité va me pousser à me renseigner. Sur Internet, dans des encyclopédies, en posant des questions à mon amie, Nathalie, qui travaille dans un hôpital. Il ne faut pas dire n'importe quoi. C'est une question de respect envers le lecteur. Je m'attaquerai donc aux recherches après, quand sera venu le temps des réécritures et des relectures.

Je ressens aussi qu'il va me falloir approfondir les liens entre certains personnages, cerner la teneur psychologique de leurs relations, et trouver une façon de la montrer, de l'exprimer de sorte que le lecteur puisse l'expérimenter. 

Alors, au fur et à mesure que les idées se pointent, je les note. J'y reviendrai plus tard...

Voilà où j'en suis dans mon Nanowrimo.
Merci d'être là et de me suivre dans cette fabuleuse expérience !
Au plaisir,
Annie xxx...   

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