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vendredi 25 novembre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ? (partie 3)


Pour faire suite aux deux billets que j'ai écrits ICI et , voici le dernier type d'écrivain que nous partage Mary Carroll Moore dans son livre Your Book Starts Here :

L’écrivain d’images

Les écrivains d’images sont des poètes. Ils aiment découvrir la vie avec les cinq sens ― la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Tout les évoque.

L’écriture d’images est quelquefois baptisée écriture lyrique parce qu’elle utilise les métaphores, ou des mots qui symbolisent quelque chose de plus grand. Bien utilisées, les métaphores transmettent l’émotion et la signification allant au-delà du niveau conceptuel.

Comment savoir si vous êtes un écrivain d’images ?
        
Vous avez écrit beaucoup de poésie.
Les gens trouvent que vous avez une écriture lyrique ou vivante ou picturale.
Les décors sont la clé pour vous.
Vous trouvez difficile d’écrire des scènes d’actions, des scènes où il se passe quelque chose.
Vous aimez les longues phrases décrivant l’odeur des oranges pelées ou la vue des feuilles rousses en plein soleil.

EXERCICE : L’équilibre des images

Temps requis : 2 heures

Si vous aimez le lyrisme, l’imagerie, la subtilité, le sensoriel, et les « multicouches » dans un texte, votre travail consistera à placer ces détails sensoriels dans un événement concret qui révélera la signification conceptuelle de l’événement. Pour ce faire, vous devez séparer l’imagerie du moment, et nous dire ce que le moment signifie.
1.  Faites une liste d’événements qui pourraient se produire dans votre livre ― laissez-vous aller, n’y pensez pas trop !

2. Pour chaque session d’écriture, choisissez un événement. Écrivez deux pages qui engagent le lecteur dans cet événement.

3.  Si vous constatez que vous évitez l’écriture de la situation actuelle, retournant encore et encore vers les décors ou l’atmosphère, essayez à nouveau de faire en sorte que quelque chose se passe.

4. Si vos personnages sont repliés sur eux-mêmes, faites-les marcher, courir ou agir. Ils doivent être actifs. Utilisez la voix active des dialogues.

5.   Ou, pour élaborer votre écriture conceptuelle, prenez une image dans votre texte et écrivez sur ce qu’elle signifie pour vous. Que symbolise-t-elle ?

Voilà, j'espère que ces trois billets sur la façon d'aborder une histoire vous auront été utiles, que vous avez au moins pu vous reconnaître dans l'un de ces trois modèles. 

Au plaisir,

Annie xxx...  

mardi 1 novembre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ? (Partie 2)

J'ai compris en lisant le livre de Mary Carroll Moore, Your Book Starts Here, que chaque écrivain a une façon naturelle d'aborder une histoire. Il s'approprie cette histoire à partir d'un angle précis, qui me fait penser à une sorte de fenêtre à travers laquelle il entrerait en contact avec l'univers de ses personnages.

Comme je le mentionnais dans le billet précédent, quand j'écris un premier jet et que je laisse couler le flot de ma créativité, ce sont les actions et les événements qui viennent en premier. Je suis une écrivaine qui a besoin d'apprendre à prendre son temps pour bien sentir l'atmosphère de chaque scène, pour bien visualiser les détails (travailler sur l'image). Je dois aussi me poser les questions : « Qu'est-ce que je veux transmettre par cette scène ? », « Que ressentent mes personnages ? Quelles sont leurs motivations ? » (travailler sur les concepts, les idées).

L'écrivain n'est pas totalement associé à l'un de ces types, mais l'un d'eux prédomine habituellement pour la plupart.

Qu'est-ce qu'un écrivain de concepts ?

Voici une traduction libre d'un extrait du livre de Mary, qui répond à cette question :

« L’écrivain de concepts
Lorsqu'on écrit à propos d’un événement digéré, duquel nous avons appris, la plupart d’entre nous utilisent un langage détaché. On résume, entre d’autres mots, on condense le moment, omettant les détails plus vivants tels la température, le temps de l’année ou de la journée, les senteurs et les sons. C’est souvent appelé une écriture réflexive ou de concepts.
Les écrivains qui communiquent via les concepts aiment la distance, le détachement et la vue d’ensemble. Ils évitent de placer le lecteur directement dans un événement comme s’il se déroulait devant lui. Mais le résultat demeure une expérience très horizontale.
Comment savoir si vous êtes naturellement un écrivain de concepts ?
Vous avez l’habitude de penser avant d’écrire.
Vous résumez au lieu d’utiliser des détails spécifiques.
Vous vous souciez de ne pas donner assez d’informations.
Vous aimez les mots compliqués.
Vous utilisez la voix passive.
Vos phrases tendent à être longues.
Vous utilisez beaucoup d’adverbes.
Vous préférez la beauté du langage abstrait.
En vous lisant, vous êtes incapable de visualiser les images dans votre tête.
Dans votre écriture, on retrouve quelques événements, beaucoup de  pensées et de sentiments.

Que faire pour équilibrer votre type d’écriture ? C'est simple ! En apprendre un peu plus sur les deux autres types ― événement et image.

EXERCICE : L’équilibre des concepts
Temps requis : 2 heures
Si votre force est l’écriture du monde intérieur des idées abstraites, des sentiments et des concepts, votre travail sera d’apprendre à écrire des scènes d’actions et d’événements, puis des détails reliés aux cinq sens du corps humain (pour ancrer le lecteur dans le milieu où évoluent vos personnages), au lieu d’écrire les pensées et les sentiments de ces personnages, ou du narrateur.
 1.   Faites la liste de dix actions qui pourraient se produire dans votre livre. N’y pensez pas trop. N’importe quoi peut se trouver sur cette liste. Utilisez vos souvenirs, vous avez sûrement déjà vécu des événements, lesquels pourraient illustrer l’une de vos idées ou l’un des concepts qui vous tient à cœur.
2.   Programmez un chronomètre pour vingt minutes. Puis faites une séance d’écriture automatique sur l’un d’eux. Assurez-vous d’inclure au moins deux des cinq sens dans votre écriture. Laissez-vous aller, relaxer l’intérieur. » 

C'est compliqué, écrire, ne trouvez-vous pas ? Mais l'important, je crois, c'est de bien se connaître comme écrivain et de voir à pallier nos faiblesses pour créer des histoires passionnantes, profondes, envoûtantes, qui font voyager, plusieurs heures durant...

Moi, c'est ma quête : apprendre à mieux me connaître comme écrivaine et devenir ainsi le meilleur instrument possible pour transmettre les histoires qui m'habitent.

Écrire est irrémédiablement un acte de communication.

Dans le prochain billet, je vous parlerai de l'écrivain d'images.

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

jeudi 27 octobre 2011

Quel genre d'écrivain êtes-vous ?

Eh oui ! Je suis toujours là, bien vivante. Prendre du recul me fait du bien. J'écris, je lis et j'ai recommencé à donner mes ateliers d'écriture.

Je lis le merveilleux livre de Mary Carroll Moore, Your Book Starts Here. Jusqu'à maintenant, elle est la seule auteure qui puisse m'aider à mieux me comprendre comme écrivaine. Avec elle, j'ai appris que j'étais une écrivaine d’évènements. Quand j'aborde une histoire, ce qui sort en premier est toujours une série d'actions, des dialogues, du mouvement. C'est l'ossature, la structure. Élisabeth Vonarburg m'avait aussi  fait un commentaire en ce sens, lors de l'atelier long, mais n'avait pas trop élaboré sur le sujet... J'aurais aimé, pourtant !   

Comment savoir si vous êtes un écrivain d’évènements ? Mary, dans son livre, nous donne quelques pistes. Les voici (je vous en fais une traduction libre) : 

« Votre cœur bat la chamade quand vous écrivez.
Pour vous, le décor, c’est ennuyeux ― et vous n’avez aucune idée de comment l’écrire.
L’action est tout pour vous.
Vous n’encombrez pas votre écriture d’explications.
Vous croyez qu’il faut « montrer » au lieu de « dire ».
Quand vous lisez un roman mystère, vous lisez la dernière page en premier,  pour connaître le dénouement. »

Mary nous suggère quelques exercices pour équilibrer notre écriture d’évènements avec les autres types d'écriture (que j'élaborerai dans des billets ultérieurs).

« EXERCICE : L’équilibre des événements


Temps requis : 2 heures

Si votre force est l’écriture d’événements, votre travail consistera à développer les compétences dans l’écriture de concepts et d’images.

1.   Pour la prochaine semaine, écrivez chaque jour cinq impressions d’odorat et cinq impressions de l’ouïe.
2.   Trouvez un poème que vous aimez. Écrivez ce que vous en pensez, ce qu’il signifie pour vous.
3.   Jetez un œil sur le recueil « Dix poèmes pour changer votre vie ». L’auteur, Roger Housden, a fait un travail extraordinaire en expliquant la signification cachée derrière chaque poème.

Ces exercices d’écriture ne produiront pas les pages de votre manuscrit ni de scènes très excitantes, mais elles amélioreront grandement votre écriture en favorisant l’inspiration et l’émergence de nouvelles idées qui équilibreront la sensation de pure verticalité que procurent les évènements.

Prenez l’écriture automatique, par exemple. Elle vous demande à être ouvert à ce qui se présente dans le moment ― pas à ce qui est planifié ou ce qui est déjà connu. L’écriture automatique nourrit l’imagination, et les scènes qui en émergent renforcent la profondeur émotionnelle de votre manuscrit. Souvent, c’est en empruntant un détour que l’écrivain d’évènements prend conscience de la signification profonde de son histoire. Les détours peuvent être une autre activité artistique tels la musique, la peinture, le collage, la lecture ou l’écriture automatique.
        
Commencez à tenir un journal de rêves (de jour ou de nuit). Enregistrez-y les impressions de vos cinq sens, peu importe où vous vous trouvez : à la gare, en attendant l’arrivée du train, dans une salle d’attente chez votre médecin… Ce contenu vous aidera à remplir le cadre établi par la structure de vos événements. Ce contenu vous aidera aussi lorsque vous serez ennuyé ou frustré par votre écriture, ou lorsque vous aurez peur d’aller plus en profondeur dans votre sujet. »
   
Le livre de Mary, je le dévore, je m'en inspire aussi pour mes ateliers d'écriture. C'est un outil incomparable pour aider tout écrivain, quel qu'il soit : auteur jeunesse, d'essai, de mémoires, romancier de renom... On a toujours à apprendre, qu'on ait publié un seul roman ou cent ! L'humilité est la première qualité que l'écrivain doit apprendre à développer. 

Ce matin, j'ai avancé mon nouveau roman. Environ 2000 mots (Certaines scènes étaient déjà écrites, je les ai juste imbriquées au bon endroit, dans le premier jet, mais d'autres étaient nouvelles et écrire du neuf m'a revigorée !). Je me sens bien. J'ai avancé... 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Contente d'être de retour parmi vous!

Merci d'être là et de me lire,
Annie xxx...    

mercredi 24 août 2011

Trouver la bonne fin

C'est ce que je suis en train de faire en ce moment.

Cet été, j'ai laissé mon nouveau projet de côté pour me consacrer à l'écriture d'une nouvelle littéraire. J'ai voulu expérimenter quelque chose.

Donc, actuellement, je creuse dans mon histoire, je cherche, je fouille, je sonde la conscience de mes personnages. Et plus je permets au flot de mes idées de suivre son cours, plus la silhouette de la vraie fin se profilent. Je la regarde, je lui parle (et si la mission de Murielle était ..., alors ... ; comment Amandine réagirait si ...), je la laisse me répondre, venir à moi.


Une histoire est un être vivant.

Écrire, c'est un acte terriblement sérieux, il faut y croire de tout son coeur. Et surtout aimer l'histoire qui tente de faire son chemin à travers soi. Pour l'écrire, cette histoire, il faut l'aimer. Voilà. C'est le secret. Et pour l'aimer, il faut lui accorder l'espace dont elle a besoin pour naître et vivre sa vie sur Terre. Et pour lui accorder cet espace, il faut s'asseoir devant son ordi ou son cahier, et penser à elle, à ce qu'elle veut nous dire; il faut entretenir un dialogue avec elle, comme avec un être vivant. Et écrire. Ses réponses. Elle répond toujours d'ailleurs. Mais l'écoutons-nous vraiment ? Jusqu'à quel point filtrons-nous ce qu'elle essaie de nous communiquer ? Comment pouvons-nous être certains ou certaines de bien comprendre son message ?
Je n'ai malheureusement pas encore de réponses à ces questions. Je commence à peine mon apprentissage de l'écoute intérieure. J'ai comme l'impression, cependant, qu'avec l'expérience d'écrire et de publier, l'écrivain affine son écoute et sait intuitivement s'il trouve la vraie fin pour son histoire.
Pour l'instant, avec l'écriture de ma nouvelle D'un seuil à l'autre vers la vérité (vous pouvez en lire un extrait ICI), j'expérimente une autre façon de faire, inspirée par l'attitude d'Élisabeth Vonarburg (l'animatrice de l'atelier d'écriture que j'ai suivi en juin dernier à Chicoutimi) devant son propre processus créatif, par la relation intime qu'elle entretenait avec son histoire : une réelle communication entre deux êtres vivants !
Vais-je réussir ? Je l'ignore, mais l'exercice en vaut la peine.
Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

mercredi 3 août 2011

Retrouver son coeur d'enfant

Plusieurs jours avant mon départ pour l'atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg, j'ai écrit un texte. J'ai décidé de le partager avec vous sur ce blogue.  



J’ai besoin de m’arrêter, de regarder au-dedans de moi, de recontacter ce que je suis. De respirer. De tomber dans l’instant présent.
Parfois, je suis aux prises avec une agitation mentale. Je me déconnecte de ma réalité et je m’éparpille dans toutes sortes de tâches familiales et de divertissements. Je me déconnecte si facilement… 
C’est mon défi ! Apprendre à me retrouver, à retrouver le flot, cette énergie qui m’habite, à ne plus la mettre de côté. Trois jours… Sans écrire. Et me voilà assaillie par des pensées noires et destructrices.
Puis des doutes… Pourquoi est-ce que j’écris ? Qu’est-ce que j’ai à communiquer aux autres ?
Pourquoi est-ce si difficile pour moi d’accepter mon côté créateur et lui accorder l’espace d’être et de s’exprimer ? Lui, il veut jouer, il veut inventer, il veut s’amuser…

Écrire est un acte complexe.

lundi 18 avril 2011

Il n'y a pas que les faiblesses...

J'espère bien que non ! Si j'avais uniquement des failles et des faiblesses, j'aurais un sérieux problème, n'est-ce pas ? J'ai des qualités, mais oui ! Comme chacun d'entre vous. Nous avons tous des qualités. Ce sont ces petits (ou grands) trucs de notre personnalité qui nous rendent belles et beaux à nos yeux et (on l'espère aussi) aux yeux des autres. Pour certains c'est la franchise, pour d'autres c'est un sens de l'humour aiguisé. Il y a des gens honnêtes, bons, serviables. D'autres sont pragmatiques et droits. Bref, il y a autant de qualités que de gens sur Terre. Chacun répand sa teinte personnelle et c'est ce qui fait la beauté de l'être humain.

Moi, c'est une imagination ultra fertile qui me caractérise d'abord. Si je n'invente pas d'histoires, je m'invente alors des problèmes (dans ma relation de couple, avec mes enfants...) Vous voyez le genre ? Mon imagination est telle qu'il faut que je l'oriente de façon constructive, sinon elle s'emballe et part dans toutes les directions. Donc, cela exige que j'établisse une discipline d'écriture. En ouvrant les vannes tous les jours, laissant le trop-plein de mon énergie créative s'exprimer sur la page blanche, je respire, je reconnecte avec ma partie créative et je deviens une meilleure personne (une meilleure mère, une meilleure conjointe). C'est un fait ! Et si je dépasse trois jours sans écrire, les problèmes reviennent : la déprime, les idées noires, des scénarios qui roulent sans arrêt dans ma tête, l'impatience, la détresse émotionnelle... 
Ma survie, autant physique que psychologique et spirituelle, dépend de l'amour que je me donne. Et cet amour pour moi se fait en m'accordant un minimum d'une heure d'écriture par jour. Le matin, l'après-midi, le soir, la nuit, peu importe quand. Il me faut écrire...

Bon, je crois que je me suis écartée du sujet, non ? Je n'étais pas censée vous parler de mes qualités en tant qu'écrivaine ? 

Alors, outre mon imagination débordante, je suis aussi une personne déterminée, voire acharnée. Mon but : devenir une grande écrivaine. Je lis des dizaines de bouquins sur l'écriture, je suis et donne des ateliers d'écriture, je tiens un blogue sur l'écriture, je corresponds (par courriel et sur Facebook) avec d'autres écrivains, j'écris... Je ne perds pas espoir d'être publiée une deuxième fois, puis une troisième fois, une quatrième... Et plein d'autres fois. Voilà !

Je suis autodidacte. Mais j'ai aussi besoin des autres pour avancer. Nous, les écrivains, formons une grande famille. Nous nous entraidons, nous nous soutenons et nous nous encourageons. On est fait comme ça. Voilà !

Je possède une sensibilité à fleur de peau. Cette sensibilité me permet de mieux ressentir mes personnages et ce qui cloche dans mon écriture quand je suis en mode réécriture. Cette sensibilité, je dois mieux l'accepter, car lorsque j'étais plus jeune, elle a été incomprise. On l'a jugée pour ce qu'elle n'était pas. Et pendant des années, je me suis jugée pour ce que je n'étais pas. Ce qui a causé de sérieux problèmes d'estime de soi. Voilà.  

Je suis intuitive. J'écris plus par intuition que par ma volonté consciente. Quand j'écris, je ne contrôle rien, je suis en mode découverte, d'un mot à l'autre, défilant à l'écran. Oui, je sais, pour certains d'entre vous, cela peut paraître étrange. Je me fais même peur, parfois... Je fais peur surtout à cette partie de moi qui aime avoir le contrôle. Car il y a cette autre partie qui ne demande qu'à vivre, à s'envoler, à se libérer... Et quand je la laisse aller, ma vie devient belle, joyeuse, sereine. Je tombe alors amoureuse des fleurs, des oiseaux, d'une roche blanche, d'une pensée, d'une couleur, d'un regard... L'artiste en moi vit ! 

Voilà, c'étaient mes qualités comme écrivaine. 
Merci d'être là et de me lire.



Annie xxx...      

jeudi 31 mars 2011

L'artiste est un cartographe

Je suis en train de relire L'Art Pratique de la Créativité de Julia Cameron, paru en 1999 aux Édition du Roseau, et ce livre me fait énormément de bien. Il m'aide à me reconnecter avec ma réalité intérieure. Cette auteure comprend vraiment la nature profonde des artistes, leur monde intérieur, leur énergie créatrice et tout ce qui peut leur arriver lorsqu'ils contrôlent trop cette énergie.

Je suis actuellement rendue au chapitre intitulé Découverte de la notion de perspective, à la section titrée CARTOGRAPHIE. Et ce que je lis me passionne tellement que je ne peux m'empêcher de le partager avec vous.

Voici donc ce que Julia nous raconte : (p. 99-100-101)

« Un artiste est un cartographe qui dessine les cartes du monde. Le monde à l'intérieur de lui et le monde tel qu'il le voit. Parfois, le monde représenté est très étrange, ce qui fait que ses cartes sont rejetées. Elles sont considérées comme irréalistes, déformées ou invraisemblables. Magelan navigua avec des cartes dressées en grande partie sur des conjectures. Les artistes jouent toujours avec l'imagination et les conjectures pour ce qui est de la forme des choses qu'ils voient et savent.
Une grande oeuvre d'art est une oeuvre qui réussit à captiver l'imagination d'un vaste public sur un problème autrefois latent. L'ouvrage Les raisins de la colère nous a fait voir les aléas de la crise de 1929. Le film Vol au-dessus d'un nid de coucou a mis en relief les horreurs des institutions psychiatriques de l'Amérique. Toutes les nouvelles sont “nouvelles”, car elles cherchent à nous dire quelque chose de nouveau. Connu ou inconnu, célèbre ou anonyme, tout art cherche à cartographier le territoire du coeur.
Je le répète, nous, les artistes, sommes des cartographes. Nous dessinons à partir de notre propre expérience, nous dessinons notre expérience en croquant le territoire que nous avons exploré et qui sera exploré par d'autres. Les impressions émanant d'un roman ou d'une composition musicale peuvent précéder de loin la cartographie du conscient collectif d'une époque. C'est pour cela que les artistes doivent faire preuve de courage, d'héroïsme même, pour déclarer ce qu'ils voient et entendent.
Au début de sa carrière, Beethoven jouissait d'une grande renommée personnelle et professionnelle. Ses oeuvres étaient écoutées partout et tenues en haute estime. Acclamé comme musicien de grand talent et très créatif, la vie lui souriait et ses horizons s'élargissaient. Mais le temps passant, le sort de Beethoven changea. Aux yeux des gens, ses oeuvres devenaient de moins accessibles, trop abstraites et exigeantes. Alors que ses difficultés avec la perte de l'ouïe accentuèrent son isolement, il plongea dans une éprouvante dépression presque suicidaire. Il était pris entre deux feux, car il sentait l'appel à composer une musique qui venait remettre en question son talent de musicien auprès du public. Il n'aurait pas été intègre avec lui-même s'il était revenu au style de ses compositions précédentes. Il ne semblait plus y avoir aucune audience pour ses oeuvres musicales, à part lui et Dieu. Envisageant le suicide, Beethoven opta de vivre et, dans une lettre qu'il écrivit à Dieu, fit le voeu de continuer à écrire de la musique, quel que fût l'accueil qui lui serait réservé. Il composait de la musique “pour la gloire de Dieu uniquement”. Cette musique, trop moderne et trop évoluée pour son époque, en est venue à être considérée comme un chef-d'oeuvre des siècles plus tard. Visionnaire et chef de file dans le domaine de la pensée musicale, Beethoven a composé pour notre époque, pas pour la sienne. 
En tant qu'artistes, non seulement nous représentons la réalité telle qu'elle est, mais nous esquissons aussi les contours de réalités plus éloignées. C'est pour cette raison qu'Ezra Pound nous a qualifiés “d'antennes de la race”. C'est pour cela que nos perceptions sont si souvent évincées parce que ne reflétant pas la réalité, alors qu'en fait elles appartiennent à une réalité dans laquelle nous ne nous trouvons pas encore. »

Plus loin, l'auteure ajoute : « En tant qu'artistes, nous devons faire preuve de respect et de compassion envers nous-mêmes, vu les difficultés inhérentes à notre vocation. La grande aventure qu'est une vie de créativité ne concerne pas tant le territoire couvert que le fait que la majeure partie de ce que nous voyons n'a pas encore été vue. »

WOW !
Qu'en pensez-vous? A-t-elle raison de croire que nous, les artistes, sommes des cartographes, des visionnaires? J'aimerais bien vous lire...



Merci d'être là.
Annie xxx... 

dimanche 9 janvier 2011

Le lâcher-prise et... l'écriture

Pourquoi tout contrôler?

Je suis une personne qui a cette fâcheuse tendance à vouloir tout contrôler : la maison (je déteste les traîneries), mes enfants (nombre d’heures devant l’écran, l’alimentation, l’étude…), ma créativité, surtout, en l’empêchant de respirer, en ne la reconnaissant pas comme il le faudrait, et lorsque je décide enfin de la laisser être, ce sont mes personnages que je contrôle… C’est ce que j’ai tenté de faire avec Adeline dans sa première aventure (Adeline, porteuse de l’améthyste). Mais j’ai vite compris qu’elle avait d’autres valeurs que les miennes, d’autres vues, que je ne pouvais pas lui faire faire tout ce que je désirais : elle avait ses propres motivations.

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela? Parce qu’en ce moment, je suis dans l’écriture du premier jet d’une nouvelle littéraire et je prends conscience que chaque fois que je fais en sorte qu’elle se déroule d’une certaine façon, je bloque : je perds le goût de continuer à écrire. Décidément, ce n’est pas moi qui ai le contrôle. Je dois apprendre à lâcher-prise pour permettre à l’histoire qui veut se dire de prendre vie sous ma plume. Cette histoire est déjà complétée, ailleurs, dans un univers invisible (ou parallèle), et je n’ai qu’à la laisser passer à travers mon être, comme si j’étais un simple canal pour elle. Je suis convaincue (et vous le savez déjà, car j’en ai déjà parlé dans un ancien billet) que toutes les histoires sont déjà écrites quelque part. Nous, écrivains, n’avons qu’à les retranscrire sur papier ou à l’écran.

Ceci étant dit, comment fait-on exactement pour écrire l’histoire qui veut se dire, celle qui pousse en nous pour sortir, celle qui nous a choisis pour la rendre vivante? La réponse, selon moi, se trouve dans l’écoute intérieure.

Toutefois, le monde intérieur d’une personne est incroyablement vaste. Quoi écouter au juste et où regarder précisément? En effet, en nous se superposent plusieurs couches auxquelles nous avons accès par la pensée. Il y a d’abord la mémoire où reposent tous nos souvenirs, réminiscences de notre vie actuelle, mais aussi de celles que nous avons vécues avant… De plus, il y a ce que j’appelle la couche intérieure de surface, cette mer d’idées usées à la corde, enrichie depuis l’aube des temps par les mythes et les légendes et les nombreuses histoires déjà écrites qu’on a lues et entendues, relues et réentendues, et toutes ces images qui nous bombardent de tous côtés : télévision, films au cinéma, journaux, revues, Internet… Tout ce qui provient de cette couche n’est pas toujours authentique ni vrai. Ce qui l’est doit tirer son origine de la couche intérieure profonde. Quand l’histoire vient de la couche intérieure profonde de l’écrivain, on dit qu’elle est organique. Comment l’écrivain peut-il permettre à la vraie histoire, celle qui veut se dire, de parvenir enfin jusqu’à la feuille ou à l’écran?

L’expérience. Oui. Les écrivains qui ont une longue carrière derrière eux savent de quoi je parle. Ils ont, avec les années, développé leurs propres méthodes et techniques pour extraire la vraie histoire de cette couche intérieure profonde.

Cependant, il n’y a pas que les écrivains expérimentés qui ont accès à cette couche intérieure profonde. Je connais de jeunes écrivains qui ont déjà la maturité d’être à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur d’eux. Je crois surtout que pour écrire de façon organique, il faut d’abord taire la voix de notre critique intérieur pour ensuite écouter simplement ce qui est là, dans l’instant présent, en s’ouvrant à la dimension intérieure où l’histoire existe déjà. Il faut lâcher-prise sur tout ce qu’on connaît déjà et faire confiance. Voilà. Lui faire confiance, à elle : l’histoire.

Que vous en soyez conscient ou non, toute histoire qui cherche à passer à travers l’écrivain a quelque chose à lui enseigner. Et pour découvrir cette chose, ce dernier doit être humble.

Écrire de façon organique demande donc, d’une part, que l’écrivain mette de côté son égo pour laisser vivre ce qui veut vivre, et ainsi comprendre le message que toute cette fichue histoire tente de lui livrer, et d’autre part, qu’il s’émerveille face à la grandeur qui l’habite, qu’il en soit curieux, voire amoureux.

Le lâcher-prise… pour que nos personnages prennent leurs propres décisions, pour que la vraie histoire soit, pour que nous soyons témoins de sa manifestation.

Merci d’être là et de me lire.

À bientôt,

Annie xxx…

jeudi 9 décembre 2010

Les États d'Âme de 21 heures

Je me sens bien avec moi-même.
Je patauge dans le chaos.
J'écris.
Une nouvelle histoire. Une nouvelle littéraire. Contrainte : vingt pages maximum, double interligne. Genre : fantasy, fantastique ou science-fiction. J'ai choisi fantasy!!
Dans le même temps, j'ai terminé la lecture d'un livre extraordinaire, qui m'a permis de me réconcilier davantage avec ce que je suis. Son titre : The ART of FICTION WRITING, d'Émily Hanlon. J'ai beaucoup aimé ce que j'y ai lu. J'ai même adoré! J'ai enfin trouvé un livre qui m'expliquait ce que je vivais, et ce que je vis encore, avec ma créativité. C'est tout à fait génial! 

Je me sens bien avec moi-même.
Depuis le Nano, il s'est passé un truc, une porte s'est ouverte, une paix est entrée et s'est installée en moi. Je me sens calme et posée, comme si enfin je n'avais plus peur des pensées des autres sur moi et sur ce que j'écris.
Et pourtant, j'ai reçu deux refus, ces derniers jours. Ma nouvelle Une espionne au supermarché n'a pas été retenue pour la revue Zinc. Et j'ai reçu, aujourd'hui, par la poste, une enveloppe contenant l'un de mes  manuscrits (celui destiné à un lectorat de huit ans et plus) accompagnée de ma lettre de présentation. À l'intérieur, aucune lettre de refus. Rien. Nada! Bon. Ce n'était sûrement pas la bonne maison d'édition pour cette histoire...

Je me sens bien avec moi-même.
Une confiance est là. Une paix.
Je rigole avec mes fils, avec mon conjoint. On est heureux, on s'aime. Oui, oui, on s'aime! L'amour est tout! Oui, oui, l'amour... Entre un écrivain et ses personnages, entre un écrivain et son histoire, entre un écrivain et ses idées, entre un écrivain et ses lecteurs. Oui, oui... Si on écrit, c'est tout simplement par amour. Bon, là, la fille disjoncte, hein? Non, non, je suis très saine d'esprit. Je suis HEUREUSE. Même après avoir essuyé deux refus... Cé t-y pas beau un peu!! ;)

C'est comme ça. Le bonheur n'est pas la destination, mais le chemin. Celui que je traverse à chaque instant de ma vie. Et comme Émily Hanlon l'explique dans son livre The ART of FICTION WRITING (et j'en fais une traduction libre) : « Si nous considérons la créativité comme un périple, alors il n'y a aucun échec ; des routes s'arrêteront, c'est sûr, et des voies deviendront des labyrinthes, mais oh! quelles expériences vivrons-nous tout au long du chemin! »

Merci d'être là...
Annie xxx...

samedi 13 novembre 2010

NANOWRIMO - Jour 13

Coucou ! Me revoilà. Voici donc le rapport de mon écriture des derniers jours, mais d'abord laissez-moi vous dire que je suis toujours très emballée par mon histoire dont les rebondissements se jettent sous ma plume aisément et toujours au bon moment. C'est un phénomène qui me fait vibrer, qui me fait me sentir extrêmement vivante. J'ai l'impression que l'histoire passe à travers moi, que je ne suis qu'un instrument au service de quelque chose de plus grand que moi. J'adore ça ! J'aime ce que je fais, ce que je suis, ce qui est là, dans l'invisible, et qui me permet d'être l'écrivaine que je suis. Je m'épanouis et c'est merveilleux. Je m'épanouis, car je me permets de le faire, je me permets de m'asseoir devant mon écran et de plonger dans l'atmosphère de mon histoire, de l'écouter, de la voir et d'écrire ce que je vois. Moi, c'est comme ça que j'écris. C'est important de se connaître comme écrivain, non ? De connaître surtout ses forces et ses faiblesses, et de travailler avec de sorte qu'on écrive la plus belle histoire possible pour nos lecteurs et nos lectrices.

Plus on écrit, plus on se connaît et plus on s'améliore. Si vous voulez devenir écrivain, ÉCRIVEZ et... lisez aussi. Plongez-vous dans les livres, apprenez des autres écrivains et écrivez pour donner aux autres. Voilà. C'était mon conseil du jour.

Voici donc où j'en suis dans mon écriture de mon roman :

Mercredi 10 novembre : 1682 mots
Jeudi 11 novembre : 1585 mots
Vendredi 12 novembre : 0 mot (imprévu : mon conjoint est rentré à l'urgence... pas le temps pour l'écriture. Tout est beau maintenant, ne vous inquiétez pas. C'était une simple réaction allergique à... on ne sait pas trop quoi encore ! Il va passer des tests.)
Samedi 13 novembre, à 15 h 01 (parce que je prévois écrire après, j'ai une petite heure et demie devant moi) : 1805 mots

Total Nano : 24 745 mots 

Merci d'être là et de me lire !
Au plaisir,
Annie xxx... 

mardi 19 octobre 2010

États d'âme en vrac

Aujourd'hui, je souhaite partager avec vous ce que j'ai vécu, hier. J'ai écrit 1800 mots d'une nouvelle histoire. J'ignore où elle me mènera, mais je voulais, avant de commencer le NaNoWriMo, voir si j'étais capable d'écrire au moins 1700 mots par jour. Eh bien oui! Ça m'a pris deux heures et demie pour sortir le tout, avec un ralentissement vers les 1100 mots, mais j'ai continué. Après, j'étais contente de moi. Il n'y avait pas que cette satisfaction qui me rendait heureuse, mais aussi cette paix intérieure qui, suite à l'écriture, s'est installée dans mon coeur, ce sentiment d'avoir répondu à un besoin.

Pour moi, écrire est viscéral! Je ne pourrais pas m'en passer.

Ces derniers jours, j'ai pris conscience que ma créativité faisait partie de moi au même titre que mes deux bras, mes deux jambes, ma tête. Ma créativité est un autre membre de mon corps. Un membre invisible, certes, mais un membre tout de même. C'est là, toujours là, et je dois apprendre à lui donner l'espace dont elle a besoin pour être! J'ai décidé de donner un prénom à ma créativité. Florence. C'est plus facile ainsi de communiquer avec elle et de la rendre vivante à mes yeux. Car Florence, lorsque je la mets de côté trop longtemps, se fait sentir. Une congestion s'installe dans mon corps PHYSIQUE : les sinus, les muscles, la digestion... Elle est là, elle pousse, elle veut sortir, respirer, vivre, s'envoler...

C'est un acte d'amour envers moi que de lui permettre de s'exprimer. 

Ce n'est pas encore facile, je l'avoue, même si j'ai le privilège de pouvoir demeurer à la maison grâce à la générosité infinie de Pierre, mon compagnon de vie. On dirait que parce que j'ai ce merveilleux privilège, il me faut à tout prix redonner, comme si je ne pouvais garder cela pour moi. Alors, je me lance dans plein de trucs pour les autres : ma famille, les ami(e)s, les gens qui auraient besoin de mon expertise (du peu que j'en ai, pour l'instant)... Il y a tellement de choses à faire! La lessive à terminer, les repas à préparer, les boîtes à lunch, les plantes à arroser, les feuilles à ramasser, les articles sur les blogues à écrire, les ateliers d'écriture (mais ça, j'adore!)...  
C'est un fait que j'aime redonner. Je ne peux le nier. Servir la vie, d'une manière ou d'une autre, me rend heureuse. Et redonner à la vie, c'est aussi laisser ma créativité (Florence) être. Cette dernière phrase, je devrais la graver sur mon front, car lorsque je me regarderais dans le miroir, je n'aurais pas le choix de la lire et... de ne pas l'oublier!

Dans ma routine d'écriture, l'idéal serait qu'avant de faire quoi que ce soit d'autre, mes 1500 mots, minimum, devraient être écrits. Le matin, c'est la plongée dans l'imaginaire. L'après-midi, réécriture, blogue, lessive...
Vais-je suivre cette routine? Je le veux...

Durant le NaNoWriMo, je n'aurai pas le choix. Et justement, le NaNoWriMo est un prétexte pour écrire. Héhé! Je déjoue mon affreux Horace (prénom donné à mon critique intérieur). J'ai tellement hâte de commencer! J'ai déjà une idée de la situation de départ de mon troisième tome d'Adeline, de l'arc dramatique par lequel elle va passer et de la structure narrative du roman. Je connais vaguement la dernière scène du livre. J'ai essayé, comme je l'avais mentionné à Audrey, d'écrire un plan. Je voulais expérimenter autre chose. Mais j'ai eu l'impression de perdre mon temps. Je n'aime pas que mon cerveau gauche prenne le contrôle. Qui me dit que ce que je vais écrire va être exactement ce que j'avais planifié? Non, je préfère plutôt faire confiance à mon écrivain intérieur (Florence). Je suis beaucoup plus à l'aise de laisser Florence me guider dans l'histoire que de laisser mon cerveau gauche contrôler le tout. J'ai comme une « écoeurite » aigüe du contrôle. Cependant le piège dans cette façon de faire est de ne pas me perdre et m'éloigner du filon principal. J'ai un truc que j'ai acquis avec ma jeune expérience d'écrivaine! J'écoute ce que ça me dit et ce que ça me fait en dedans. Quand j'écris un passage qui s'écarte du chemin, il y a un malaise qui s'installe en moi. Ça grince et je ne me sens pas bien du tout. C'est le signe qu'il faut que je recule dans l'histoire pour trouver le passage où j'ai bifurqué. Une fois le passage retrouvé, j'en écris différentes versions jusqu'à ce que je ressente de nouveau mon élan et mon enthousiasme, preuves que la version que je suis en train d'écrire est la bonne. Alors, je poursuis l'écriture.  

Je suis contente de vous avoir raconté tout ça.

Merci d'être là et de me lire, ça me fait du bien.

Au plaisir,
Annie xxx...

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