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mercredi 3 août 2011

Retrouver son coeur d'enfant

Plusieurs jours avant mon départ pour l'atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg, j'ai écrit un texte. J'ai décidé de le partager avec vous sur ce blogue.  



J’ai besoin de m’arrêter, de regarder au-dedans de moi, de recontacter ce que je suis. De respirer. De tomber dans l’instant présent.
Parfois, je suis aux prises avec une agitation mentale. Je me déconnecte de ma réalité et je m’éparpille dans toutes sortes de tâches familiales et de divertissements. Je me déconnecte si facilement… 
C’est mon défi ! Apprendre à me retrouver, à retrouver le flot, cette énergie qui m’habite, à ne plus la mettre de côté. Trois jours… Sans écrire. Et me voilà assaillie par des pensées noires et destructrices.
Puis des doutes… Pourquoi est-ce que j’écris ? Qu’est-ce que j’ai à communiquer aux autres ?
Pourquoi est-ce si difficile pour moi d’accepter mon côté créateur et lui accorder l’espace d’être et de s’exprimer ? Lui, il veut jouer, il veut inventer, il veut s’amuser…

Écrire est un acte complexe.

mardi 5 juillet 2011

Moi et ma vulnérabilité

Depuis mon retour de l'atelier long d'Élisabeth Vonarburg, je vogue sur la mer des doutes, ballotée par des « pourquoi j'écris? », des « où est-ce que je m'en vais avec tout ça? » et des « me serais-je finalement trompée? ».
 
 
Oui, TROMPÉE! Sur le véritable but de ma créativité littéraire. Écrire m'aide à être heureuse avec moi-même et avec les autres. Et si ce n'était que cela : écrire juste pour être moi, sans nécessairement vouloir publier.
 
 
D'un autre côté, il y a la publication numérique qui m'attire, pour la liberté d'expression qu'elle permet à l'écrivain, pour la possibilité d'être lu par un lectorat mondial, pour sa nouveauté... 
 
 
Comment reconnaître la véritable raison qui nous pousse à écrire? Pour QUI et POURQUOI écrivons-nous? Beethoven, vers la fin de sa vie, quand il était atteint de surdité et que sa musique ne rejoignait plus les gens de l'époque, avait dit qu'il composait pour Dieu.
 
 
Écrire pour Dieu! Cela exige de l'écrivain une force intérieure incroyable, une confiance absolue en lui et en sa création. Peu importe à qui s'adressent ses textes, tant qu'il reste vrai avec lui-même, devant Dieu.
 
 
En suis-je capable?  
 
 
Je dois l'avouer, durant l'atelier long, j'ai été confrontée à mes limites comme écrivain. Et ces faiblesses me font me poser la question : « Ai-je vraiment tout ce qu'il faut pour être un véritable écrivain? » 
 
 
Depuis, je retarde le moment de m'asseoir face à mon clavier et d'entrer dans l'univers de mes personnages. Quand je le fais, une voix dans ma tête me dit : « À quoi ça sert d'écrire ? De toute façon, tu n'as pas ce qu'il faut, et ceux qui savent verront ta faiblesse d'écrivain et tu ne seras pas publiée... » Cette voix est puissante et forte, elle me contrôle. Je ferme l'ordi, je me lève, et je reprends mon rôle de femme à la maison, avec ses multiples tâches. J'oublie qui je suis pour être celle qui est approuvée par les autres (mon autre problème). Comme j'ai toujours fait depuis que je suis toute petite. C'est plus sécurisant, ça fait moins mal. Je suis tellement habituée de me mettre de côté!
 
 
C'est déprimant! Je suis dépendante de mon besoin d'approbation! Je suis comme une petite fille qui recherche constamment le regard approbateur, les mots d'encouragement, l'intérêt des autres sur ce que je fais... Il faut que je me soigne au plus vite et que je me libère de ce manque de reconnaissance qui m'enchaîne. Cette dépendance entrave réellement mon écriture. 
 
 
Et là, je tombe sur un billet d'un écrivain, ICI, et ce qu'il raconte me rafraîchit, me reconnecte avec mon essence créatrice, me réconcilie avec ma limite et ma dépendance.

Tout écrivain a des faiblesses et doit travailler avec. C'est son défi. C'est à lui de faire la part des choses et de ne pas tomber dans le mélodrame (ce que j'ai tendance à faire très souvent).
 
 
Et vous, comment composez-vous avec vos limites et votre vulnérabilité? 
 
 
Répondez-moi, s'il vous plaît, j'aimerais vous lire.
 
 
Merci d'être là.
Annie xxx...

lundi 25 avril 2011

« Mettre la charrue avant les boeufs »

Vous connaissez cette expression ? 

À son propos, le dictionnaire des Expressions et Locutions de la série Les usuels du Robert, de l'édition 1989, dit ceci :
« “commencer par ce qui devrait être fait après” ou “aller trop vite en besogne”. Sous cette forme, l'expression date du XVIIIe siècle, mais on trouve la phrase proverbiale : la charrue va devant les boeufs “tout marche à l'envers”, dans les recueils du XVIIe siècle. On relève, en outre : tourner la charrue contre les boeufs “commencer par la fin” dès le XVe, et mettre la charrue devant les boeufs (-> Charrette) au XVe s. Un dictionnaire des proverbes, publié en Allemagne en 1750, donne le proverbe : c'est le monde à l'envers, la charrue mène les boeufs. »

Sur Internet, dans le Wiktionnaire, le dictionnaire libre, on lit : « Commencer par où l'on devrait terminer, faire avant ce qui devrait être fait après, faire les choses dans le désordre. » 

Toujours sur Internet, et sur le site Linternaute Encyclopédie, on peut lire : « Il faut savoir s'organiser et prendre les choses par leur commencement pour les réussir. Ce proverbe est souvent utilisé pour tempérer l'enthousiasme de quelqu'un d'inexpérimenté. » « L'image d'une charrue tirée par des boeufs est un symbole de logique puisqu'elle sous-entend que les éléments sont placés dans un ordre tel que le système puisse fonctionner. C'est cet aspect logique qui est mis en avant dans l'expression “mettre la charrue avant les boeufs”. En effet, cela signifie que les choses ne sont pas faites dans le bon ordre et que par conséquent, le résultat s'en ressentira forcément de façon négative. Auparavant, on disait “mettre la charrue devant les boeufs”. Mais par la suite, “devant” a pris le sens de “en face” et de “avant”. Au fil du temps, l'expression s'est donc transformée au profit de sa formulation actuelle. »

Si je vous parle de cette expression, c'est parce que c'est comme ça que je me sens depuis un mois. J'ai l'impression, avec ce blogue, mes autres présences sur le Net et mes divers ateliers d'écriture, d'avoir mis la charrue avant les boeufs.
Dans mon enthousiasme, je me suis avancée là où je n'aurais peut-être pas dû. Car l'expérience me manque pour mieux enseigner. J'ai été audacieuse. Et je suis parfaitement consciente que l'un des meilleurs moyens d'apprendre est d'enseigner. Je ne regrette rien, au contraire, le chemin traversé m'a permis d'en arriver à cette prise de conscience. Et j'ai beaucoup appris aussi. Mais dans mon cheminement d'écrivaine, je suis rendue là où je dois me retirer...  

Le but de ce billet est donc de vous informer que, durant les semaines et les mois suivants, je serai moins présente sur le Net (Blogue, Facebook, Twitter...).

Merci de votre compréhension.

À bientôt,

Annie xxx...   

lundi 18 avril 2011

Il n'y a pas que les faiblesses...

J'espère bien que non ! Si j'avais uniquement des failles et des faiblesses, j'aurais un sérieux problème, n'est-ce pas ? J'ai des qualités, mais oui ! Comme chacun d'entre vous. Nous avons tous des qualités. Ce sont ces petits (ou grands) trucs de notre personnalité qui nous rendent belles et beaux à nos yeux et (on l'espère aussi) aux yeux des autres. Pour certains c'est la franchise, pour d'autres c'est un sens de l'humour aiguisé. Il y a des gens honnêtes, bons, serviables. D'autres sont pragmatiques et droits. Bref, il y a autant de qualités que de gens sur Terre. Chacun répand sa teinte personnelle et c'est ce qui fait la beauté de l'être humain.

Moi, c'est une imagination ultra fertile qui me caractérise d'abord. Si je n'invente pas d'histoires, je m'invente alors des problèmes (dans ma relation de couple, avec mes enfants...) Vous voyez le genre ? Mon imagination est telle qu'il faut que je l'oriente de façon constructive, sinon elle s'emballe et part dans toutes les directions. Donc, cela exige que j'établisse une discipline d'écriture. En ouvrant les vannes tous les jours, laissant le trop-plein de mon énergie créative s'exprimer sur la page blanche, je respire, je reconnecte avec ma partie créative et je deviens une meilleure personne (une meilleure mère, une meilleure conjointe). C'est un fait ! Et si je dépasse trois jours sans écrire, les problèmes reviennent : la déprime, les idées noires, des scénarios qui roulent sans arrêt dans ma tête, l'impatience, la détresse émotionnelle... 
Ma survie, autant physique que psychologique et spirituelle, dépend de l'amour que je me donne. Et cet amour pour moi se fait en m'accordant un minimum d'une heure d'écriture par jour. Le matin, l'après-midi, le soir, la nuit, peu importe quand. Il me faut écrire...

Bon, je crois que je me suis écartée du sujet, non ? Je n'étais pas censée vous parler de mes qualités en tant qu'écrivaine ? 

Alors, outre mon imagination débordante, je suis aussi une personne déterminée, voire acharnée. Mon but : devenir une grande écrivaine. Je lis des dizaines de bouquins sur l'écriture, je suis et donne des ateliers d'écriture, je tiens un blogue sur l'écriture, je corresponds (par courriel et sur Facebook) avec d'autres écrivains, j'écris... Je ne perds pas espoir d'être publiée une deuxième fois, puis une troisième fois, une quatrième... Et plein d'autres fois. Voilà !

Je suis autodidacte. Mais j'ai aussi besoin des autres pour avancer. Nous, les écrivains, formons une grande famille. Nous nous entraidons, nous nous soutenons et nous nous encourageons. On est fait comme ça. Voilà !

Je possède une sensibilité à fleur de peau. Cette sensibilité me permet de mieux ressentir mes personnages et ce qui cloche dans mon écriture quand je suis en mode réécriture. Cette sensibilité, je dois mieux l'accepter, car lorsque j'étais plus jeune, elle a été incomprise. On l'a jugée pour ce qu'elle n'était pas. Et pendant des années, je me suis jugée pour ce que je n'étais pas. Ce qui a causé de sérieux problèmes d'estime de soi. Voilà.  

Je suis intuitive. J'écris plus par intuition que par ma volonté consciente. Quand j'écris, je ne contrôle rien, je suis en mode découverte, d'un mot à l'autre, défilant à l'écran. Oui, je sais, pour certains d'entre vous, cela peut paraître étrange. Je me fais même peur, parfois... Je fais peur surtout à cette partie de moi qui aime avoir le contrôle. Car il y a cette autre partie qui ne demande qu'à vivre, à s'envoler, à se libérer... Et quand je la laisse aller, ma vie devient belle, joyeuse, sereine. Je tombe alors amoureuse des fleurs, des oiseaux, d'une roche blanche, d'une pensée, d'une couleur, d'un regard... L'artiste en moi vit ! 

Voilà, c'étaient mes qualités comme écrivaine. 
Merci d'être là et de me lire.



Annie xxx...      

jeudi 3 mars 2011

Je suis plutôt...

Je suis plutôt silencieuse, ces temps-ci, n'est-ce pas ?
Je suis plutôt une mère de deux adolescents qui sont dans leur semaine de relâche.
Je suis plutôt une écrivaine qui a les deux pieds, les deux mains, les deux yeux, les oreilles..., dans la réécriture de sa nouvelle littéraire.
Je suis plutôt une femme avec une santé fragile, qui doit diminuer les heures passées devant un écran, et sortir pour marcher, prendre l'air, respirer.
Je suis plutôt une femme de maison qui doit vider les armoires de la cuisine, une à la fois, car lundi qui vient, on enlève tout... (on refait notre cuisine)
Je suis plutôt une lectrice qui lit Albert Camus (son premier livre : La mort heureuse) et qui s'étonne de ne pas embarquer dans l'histoire (trop de descriptions avec un narrateur distant ou objectif : ça me laisse froide).
Je suis plutôt une rêveuse : toutes les nuits, sans exception, je rêve, et le matin, au réveil, je note mes songes nocturnes dans mon carnet. (Que de belles idées j'y trouve!)
Je suis plutôt une exploratrice qui expérimente différentes techniques pour voir, pour apprendre, pour faire un pas de plus sur la route de mon apprentissage à devenir une meilleure écrivaine.

Je suis plutôt... eh bien, je dirais, occupée à vivre avec ceux que j'aime : ma famille, mes ami(e)s, mes chats, les gens que je côtoie dans mon quotidien et, bien entendu, mes personnages.

Je suis plutôt... la fille qui voulait juste vous dire ça.

Et, pour conclure...
... je suis plutôt heureuse d'être qui je suis, car je ne manque de rien. (comblée, la fille ? On pourrait dire ça)

Merci d'être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx...

mercredi 12 janvier 2011

Mon état d'âme...

Depuis deux jours, voire plus, je traîne une fatigue, celle-là qui revient parfois me hanter, plutôt me happer. Hier, j'étais tellement à terre, que je n'ai rien fait, à part dormir et lire. Et il y a mes sinus qui sont T-O-U-J-O-U-R-S congestionnés. Je suis T-A-N-N-É-E... Ce fichu de problème de sinus me tape sur les nerfs à la longue. Cela fait plus de 10 ans que j'ai ce problème. Tests d'allergie passés : rien donné. Chiro, orthothérapeute, naturopathe, produits naturels par dessus d'autres produits naturels. J'ai tout essayé, mais rien ne marche.

C'est quoi mon problème ?

Un de mes bons amis, un vieil homme d'une grande sagesse, m'a un jour dit : « C'est mental, Annie. » Quoi ! Mental ! Je ne l'ai pas cru. Ou j'ai dû ne pas le comprendre, à ce moment-là. Mais là, après toutes ces années, je réalise qu'il a peut-être raison. Mes sinus sont congestionnés, et la cause n'est pas physique, c'est parce que je pense trop... « Slaque le trottel ! » me dit souvent mon chum. Comment, pour une écrivaine, ne pas trop penser, alors que pour faire son métier, elle doit penser ? 

Et cette nuit, j'ai fait des rêves où j'étais de retour à l'école : j'étais en quatrième secondaire et je ne trouvais plus mon horaire, donc je ne savais pas à quel cours j'allais. Les minutes avançaient et j'allais assurément être en retard. Je paniquais. C'était le bordel dans ma case, pas moyen de trouver ce fichu horaire. J'étais très embarrassée. Souvent je fais ce rêve quand je ne suis pas en équilibre dans ma vie : il m'indique mon état d'être. Et là, je dois m'analyser pour comprendre ce qui ne va pas. Plus tard dans le rêve, il y avait des mini-tornades qui approchaient de moi. Pour moi TORNADE = COLÈRE !! Et ce matin, je pète une petite bulle à mes fils qui se querellaient à cause d'une niaiserie !

C'est quoi mon problème ?

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...  

mardi 21 décembre 2010

Une dure nouvelle !

Vendredi 17 décembre, un peu avant l'heure de mon atelier d'écriture, j'embarque dans ma voiture et je vais chercher mon courrier. Les casiers rouges sur le côté de la rue. En ouvrant ma boîte postale, je vois une clé avec une chaîne au bout de laquelle pend un rectangle plastifié bleu. Je la prends en soupirant, car je sais malheureusement ce qu'elle veut dire. Dans une case postale plus grande, il y a sûrement une enveloppe brune contenant mon manuscrit refusé. Un autre...

Eh bien oui! Telle ne fut pas ma non-surprise de voir l'enveloppe. Je la glisse sous le bras ainsi que les autres, puis j'insère la clé dans la fente supérieure et je me rassis dans ma voiture. Je n'ouvre pas l'enveloppe, pas tout de suite. Une fois arrivée à la boutique Au Café d'Art (c'est là où je donne mes ateliers), je regarde l'heure. Il me reste encore dix minutes avant le début du cours. Bon, je l'ouvre, sinon je n'arrêterai pas de penser à ça durant l'atelier. Je lis la lettre de refus, je suis déçue, profondément. Et triste aussi. Tout ce travail pour ça... Je bloque les émotions qui tentent de monter, puis je sors. Je veux me consacrer à mon rôle d'animatrice, sans que cette dure nouvelle affecte mon travail. Je réussis, l'atelier se déroule bien. Je me sens même heureuse après parce que j'ai partagé ma passion.

Je retourne à la maison, avec l'enveloppe ouverte et mes émotions soudain débloquées. Toute la soirée, je pleure! Quelle pleurnicheuse, me direz-vous? Oui, je vous répondrai. Je suis triste, car j'avais confiance en cette maison d'édition, mais elle m'a tourné le dos. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'elle me tourne le dos. Elle l'a déjà fait pour d'autres manuscrits. Là, je pense que j'ai compris...

Les jours suivants sont pénibles. Je dois gérer mes émotions qui arrivent par vagues et qui me traversent le corps, tel un raz-de-marée. Je sens beaucoup de colère, de hargne, de désespoir. Je perds même temporairement le goût d'écrire... Ce refus soulève une autre souffrance, une vieille que je traîne depuis l'enfance. Le sentiment de rejet. Eh oui, je dois vivre avec ce petit problème qui, soit dit en passant, me fait énormément évoluer.

Toute cette histoire, donc, me fait comprendre qu'il me faut m'endurcir, que je dois croire en moi plus que les autres puissent le faire.

Oui, je sais, le plus important c'est le chemin et non la destination. J'ai même écrit un billet là-dessus. La vie s'est arrangée pour que je mette en pratique ce que j'ai prêché. Ah! Mais, entre vous et moi, trois refus en moins de deux semaines, c'est dur à encaisser, non?  

Tant pis pour cette maison d'édition, que je me dis. Celle qui a écrit Harry Potter n'a-t-elle pas essuyé plusieurs refus avant que son manuscrit soit finalement accepté? Imaginez ceux qui l'avaient refusé. Ils doivent s'en mordre les doigts aujourd'hui! Elle fait des millions, voire des milliards avec sa série.

Tant pis pour cette maison d'édition. Tant pis...

Aujourd'hui, j'ai écrit une nouvelle lettre de présentation. Après les fêtes, j'enverrai mon manuscrit à d'autres maisons d'édition. C'est ça, ma vie d'écrivaine. Je ne dois pas lâcher. Je dois reprendre confiance en moi. Ce n'est pas parce qu'une maison d'édition décide de ne pas publier mon manuscrit qu'il est bon à jeter aux poubelles. C'est juste que mon histoire ne leur convient pas pour XYZ raisons. Il y a sûrement sur Terre un lectorat pour cette histoire, je ne l'ai pas écrite pour rien, elle existe, car elle a quelque chose à dire à quelqu'un. Il me faut juste trouver le bon éditeur pour elle, et je vais le trouver.

Voilà.

Merci d'être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx...

jeudi 9 décembre 2010

Les États d'Âme de 21 heures

Je me sens bien avec moi-même.
Je patauge dans le chaos.
J'écris.
Une nouvelle histoire. Une nouvelle littéraire. Contrainte : vingt pages maximum, double interligne. Genre : fantasy, fantastique ou science-fiction. J'ai choisi fantasy!!
Dans le même temps, j'ai terminé la lecture d'un livre extraordinaire, qui m'a permis de me réconcilier davantage avec ce que je suis. Son titre : The ART of FICTION WRITING, d'Émily Hanlon. J'ai beaucoup aimé ce que j'y ai lu. J'ai même adoré! J'ai enfin trouvé un livre qui m'expliquait ce que je vivais, et ce que je vis encore, avec ma créativité. C'est tout à fait génial! 

Je me sens bien avec moi-même.
Depuis le Nano, il s'est passé un truc, une porte s'est ouverte, une paix est entrée et s'est installée en moi. Je me sens calme et posée, comme si enfin je n'avais plus peur des pensées des autres sur moi et sur ce que j'écris.
Et pourtant, j'ai reçu deux refus, ces derniers jours. Ma nouvelle Une espionne au supermarché n'a pas été retenue pour la revue Zinc. Et j'ai reçu, aujourd'hui, par la poste, une enveloppe contenant l'un de mes  manuscrits (celui destiné à un lectorat de huit ans et plus) accompagnée de ma lettre de présentation. À l'intérieur, aucune lettre de refus. Rien. Nada! Bon. Ce n'était sûrement pas la bonne maison d'édition pour cette histoire...

Je me sens bien avec moi-même.
Une confiance est là. Une paix.
Je rigole avec mes fils, avec mon conjoint. On est heureux, on s'aime. Oui, oui, on s'aime! L'amour est tout! Oui, oui, l'amour... Entre un écrivain et ses personnages, entre un écrivain et son histoire, entre un écrivain et ses idées, entre un écrivain et ses lecteurs. Oui, oui... Si on écrit, c'est tout simplement par amour. Bon, là, la fille disjoncte, hein? Non, non, je suis très saine d'esprit. Je suis HEUREUSE. Même après avoir essuyé deux refus... Cé t-y pas beau un peu!! ;)

C'est comme ça. Le bonheur n'est pas la destination, mais le chemin. Celui que je traverse à chaque instant de ma vie. Et comme Émily Hanlon l'explique dans son livre The ART of FICTION WRITING (et j'en fais une traduction libre) : « Si nous considérons la créativité comme un périple, alors il n'y a aucun échec ; des routes s'arrêteront, c'est sûr, et des voies deviendront des labyrinthes, mais oh! quelles expériences vivrons-nous tout au long du chemin! »

Merci d'être là...
Annie xxx...

samedi 13 novembre 2010

NANOWRIMO - Jour 13

Coucou ! Me revoilà. Voici donc le rapport de mon écriture des derniers jours, mais d'abord laissez-moi vous dire que je suis toujours très emballée par mon histoire dont les rebondissements se jettent sous ma plume aisément et toujours au bon moment. C'est un phénomène qui me fait vibrer, qui me fait me sentir extrêmement vivante. J'ai l'impression que l'histoire passe à travers moi, que je ne suis qu'un instrument au service de quelque chose de plus grand que moi. J'adore ça ! J'aime ce que je fais, ce que je suis, ce qui est là, dans l'invisible, et qui me permet d'être l'écrivaine que je suis. Je m'épanouis et c'est merveilleux. Je m'épanouis, car je me permets de le faire, je me permets de m'asseoir devant mon écran et de plonger dans l'atmosphère de mon histoire, de l'écouter, de la voir et d'écrire ce que je vois. Moi, c'est comme ça que j'écris. C'est important de se connaître comme écrivain, non ? De connaître surtout ses forces et ses faiblesses, et de travailler avec de sorte qu'on écrive la plus belle histoire possible pour nos lecteurs et nos lectrices.

Plus on écrit, plus on se connaît et plus on s'améliore. Si vous voulez devenir écrivain, ÉCRIVEZ et... lisez aussi. Plongez-vous dans les livres, apprenez des autres écrivains et écrivez pour donner aux autres. Voilà. C'était mon conseil du jour.

Voici donc où j'en suis dans mon écriture de mon roman :

Mercredi 10 novembre : 1682 mots
Jeudi 11 novembre : 1585 mots
Vendredi 12 novembre : 0 mot (imprévu : mon conjoint est rentré à l'urgence... pas le temps pour l'écriture. Tout est beau maintenant, ne vous inquiétez pas. C'était une simple réaction allergique à... on ne sait pas trop quoi encore ! Il va passer des tests.)
Samedi 13 novembre, à 15 h 01 (parce que je prévois écrire après, j'ai une petite heure et demie devant moi) : 1805 mots

Total Nano : 24 745 mots 

Merci d'être là et de me lire !
Au plaisir,
Annie xxx... 

mercredi 27 octobre 2010

Novembre arrive à grands pas...

Oui, oui ! Novembre arrive à grands pas... Et j'ai hâte. J'ai hâte de plonger dans l'écriture intense. Environ 1700 mots par jour. Rappelez-vous, je participe cette année, pour une première fois, au NaNoWriMo 2010. Une nouvelle expérience dans ma vie. Un défi ! Pourquoi pas ? Il fait expérimenter pour voir, n'est-ce pas ?

Je profite de ce concours pour écrire le premier jet du troisième tome de la série Adeline. En passant, je n'ai toujours pas reçu de nouvelle de l'éditeur à qui j'ai envoyé mon manuscrit La Brûlure d'Adeline. Je suis toujours en attente, et c'est correct. Patience est la vertu que je pratique. Si cet éditeur le refuse, j'ai déjà identifié d'autres maisons d'édition qui pourraient être intéressées par mon histoire.

Habituellement, cela prend environ trois mois (excluant les mois d'été) pour recevoir une réponse de cette maison d'édition. Ils sont assez rapides ! :o) Donc, si je calcule bien, en décembre, je devrais avoir une réponse...

J'ai hâte de replonger dans l'univers d'Adeline. Elle va la vivre à la dure, cette fois. En tout cas, j'ai une idée de par quoi elle va passer, mais qui sait la direction que va prendre le récit en cours d'écriture ? Je peux me faire surprendre! J'aime me faire surprendre! Je dois me faire surprendre ! N'y a-t-il pas cette part de moi, l'Écrivain Intérieur, qui connaît déjà tout de l'histoire que je vais écrire ? Je devrai lui laisser son espace, lui faire confiance. Il sait plus que moi ce que l'histoire a à dire... Suis-je folle de croire ça ? Non... Pourtant, je suis convaincue que toutes les histoires existent déjà quelque part dans un monde invisible. L'Écrivain Intérieur a accès à ce monde. Je dois mettre ma conscience humaine et étroite de côté pour laisser Celui Qui Sait faire son travail.

C'est ce que je vais tenter de faire durant le NaNoWriMo 2010.

Vous n'avez aucune idée de comment je peux avoir hâte... Je me fais penser à une droguée qui attend sa came. Je suis en manque! Car écrire est mon oxygène, mon souffle, mon équilibre...

Merci d'être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx...
 

mardi 19 octobre 2010

États d'âme en vrac

Aujourd'hui, je souhaite partager avec vous ce que j'ai vécu, hier. J'ai écrit 1800 mots d'une nouvelle histoire. J'ignore où elle me mènera, mais je voulais, avant de commencer le NaNoWriMo, voir si j'étais capable d'écrire au moins 1700 mots par jour. Eh bien oui! Ça m'a pris deux heures et demie pour sortir le tout, avec un ralentissement vers les 1100 mots, mais j'ai continué. Après, j'étais contente de moi. Il n'y avait pas que cette satisfaction qui me rendait heureuse, mais aussi cette paix intérieure qui, suite à l'écriture, s'est installée dans mon coeur, ce sentiment d'avoir répondu à un besoin.

Pour moi, écrire est viscéral! Je ne pourrais pas m'en passer.

Ces derniers jours, j'ai pris conscience que ma créativité faisait partie de moi au même titre que mes deux bras, mes deux jambes, ma tête. Ma créativité est un autre membre de mon corps. Un membre invisible, certes, mais un membre tout de même. C'est là, toujours là, et je dois apprendre à lui donner l'espace dont elle a besoin pour être! J'ai décidé de donner un prénom à ma créativité. Florence. C'est plus facile ainsi de communiquer avec elle et de la rendre vivante à mes yeux. Car Florence, lorsque je la mets de côté trop longtemps, se fait sentir. Une congestion s'installe dans mon corps PHYSIQUE : les sinus, les muscles, la digestion... Elle est là, elle pousse, elle veut sortir, respirer, vivre, s'envoler...

C'est un acte d'amour envers moi que de lui permettre de s'exprimer. 

Ce n'est pas encore facile, je l'avoue, même si j'ai le privilège de pouvoir demeurer à la maison grâce à la générosité infinie de Pierre, mon compagnon de vie. On dirait que parce que j'ai ce merveilleux privilège, il me faut à tout prix redonner, comme si je ne pouvais garder cela pour moi. Alors, je me lance dans plein de trucs pour les autres : ma famille, les ami(e)s, les gens qui auraient besoin de mon expertise (du peu que j'en ai, pour l'instant)... Il y a tellement de choses à faire! La lessive à terminer, les repas à préparer, les boîtes à lunch, les plantes à arroser, les feuilles à ramasser, les articles sur les blogues à écrire, les ateliers d'écriture (mais ça, j'adore!)...  
C'est un fait que j'aime redonner. Je ne peux le nier. Servir la vie, d'une manière ou d'une autre, me rend heureuse. Et redonner à la vie, c'est aussi laisser ma créativité (Florence) être. Cette dernière phrase, je devrais la graver sur mon front, car lorsque je me regarderais dans le miroir, je n'aurais pas le choix de la lire et... de ne pas l'oublier!

Dans ma routine d'écriture, l'idéal serait qu'avant de faire quoi que ce soit d'autre, mes 1500 mots, minimum, devraient être écrits. Le matin, c'est la plongée dans l'imaginaire. L'après-midi, réécriture, blogue, lessive...
Vais-je suivre cette routine? Je le veux...

Durant le NaNoWriMo, je n'aurai pas le choix. Et justement, le NaNoWriMo est un prétexte pour écrire. Héhé! Je déjoue mon affreux Horace (prénom donné à mon critique intérieur). J'ai tellement hâte de commencer! J'ai déjà une idée de la situation de départ de mon troisième tome d'Adeline, de l'arc dramatique par lequel elle va passer et de la structure narrative du roman. Je connais vaguement la dernière scène du livre. J'ai essayé, comme je l'avais mentionné à Audrey, d'écrire un plan. Je voulais expérimenter autre chose. Mais j'ai eu l'impression de perdre mon temps. Je n'aime pas que mon cerveau gauche prenne le contrôle. Qui me dit que ce que je vais écrire va être exactement ce que j'avais planifié? Non, je préfère plutôt faire confiance à mon écrivain intérieur (Florence). Je suis beaucoup plus à l'aise de laisser Florence me guider dans l'histoire que de laisser mon cerveau gauche contrôler le tout. J'ai comme une « écoeurite » aigüe du contrôle. Cependant le piège dans cette façon de faire est de ne pas me perdre et m'éloigner du filon principal. J'ai un truc que j'ai acquis avec ma jeune expérience d'écrivaine! J'écoute ce que ça me dit et ce que ça me fait en dedans. Quand j'écris un passage qui s'écarte du chemin, il y a un malaise qui s'installe en moi. Ça grince et je ne me sens pas bien du tout. C'est le signe qu'il faut que je recule dans l'histoire pour trouver le passage où j'ai bifurqué. Une fois le passage retrouvé, j'en écris différentes versions jusqu'à ce que je ressente de nouveau mon élan et mon enthousiasme, preuves que la version que je suis en train d'écrire est la bonne. Alors, je poursuis l'écriture.  

Je suis contente de vous avoir raconté tout ça.

Merci d'être là et de me lire, ça me fait du bien.

Au plaisir,
Annie xxx...

samedi 2 octobre 2010

Se lever le matin...

Se lever le matin...

Se lever le matin...
avec le goût de rien
Un vent de fatigue
qui ralentit le corps
qui gèle l'esprit
qui anéantit...

Se lever le matin...
avec le goût d'être aimée
telle une assoiffée
ayant parcouru le sable,
avalé la sécheresse
ne désirant que l'hydromel
d'un baiser

Se lever le matin...
fragile comme du papier de soie
un simple souffle
un refus
et le voilà qui se déchire
et tombe en morceaux
  
Se lever le matin...
en larmes
des heures durant
avec ce manque
là, en dedans
qui se lève comme un ouragan
qui innonde tout
qui détruit...

Se lever le matin...
avec cette voix 
« T'es responsable, t'es responsable... » 
OUI... JE SAIS!
Elle sera toujours là
Cette tourmente orageuse
qui s'abat sur mon coeur
sur ma vie

Que faire pour ne pas sombrer?

Se lever le matin...
 saisir un crayon
ouvrir un cahier

et...  

ÉCRIRE!

Plus que jamais, merci d'être là...
et de me lire!
Annie xxx...



mercredi 25 août 2010

Je suis entre deux romans

Depuis que j'ai envoyé mon manuscrit, j'écris. Des nouvelles. C'est un genre littéraire qui me plaît, il me permet de laisser le trop-plein de ma créativité s'écouler hors de moi. Des fictions courtes, un événement, peu de personnages, un ou deux, peut-être trois, une émotion forte, une atmosphère. Avant de commencer à écrire chaque nouvelle, je m'arrête, je respire calmement et je me laisse imprégner par ce qui vient, et souvent c'est une atmosphère, puis je plonge, je regarde. Ça bouge, un personnage. Qu'est-ce qu'il fait? Puis je le vois, et j'écris, je suis là, avec lui, je le ressens et c'est prenant, mais oh combien libérateur...

Ressentir! Quelle bénédiction!

Mon hypersensibilité, qui était mal interprétée par les adultes durant mon enfance parce que je la gérais terriblement mal, est maintenant un outil incomparable pour ressentir mes personnages. Je n'ai plus à m'en couper, à la rejeter comme je l'ai fait si longtemps... Elle fait partie de moi et me sert.

Ressentir! Quelle bénédiction!

Alors, entre deux romans, j'écris des nouvelles. Et le thème qui ressort est la mort. La mort sous tous ses angles. (titre provisoire de mon recueil) On dirait que ce sujet m'habite. Il était aussi présent dans mes romans Adeline, porteuse de l'améthyste et La brûlure d'Adeline. Pourtant, j'aime la vie...

Mais la mort ce n'est pas négatif, ce n'est qu'un passage... 

J'ai aussi réalisé l'omniprésence de l'amour dans mes nouvelles : l'amour entre un homme et une femme, l'amour entre une mère et son enfant, le manque d'amour et ses conséquences, l'amour inconditionnel, le don de soi. Le thème de l'amour et celui de la mort se côtoient, s'allient, se marient. L'un ne va pas sans l'autre. 

Peut-être parce que je suis une amoureuse... de la vie, de mes chats, de mon conjoint Pierre, de nos fils Rafaël et Benjamin, mais aussi des mots, de mes personnages et de leurs intrigues, des mystères, de ce monde que je porte en moi et qui ne demande qu'à vivre sur papier et dans la tête de mes lecteurs.

Alors, entre deux romans, j'écris... et je lis... Écrire une nouvelle et se faire publier par Mireille Pochard. Ce livre est une mine d'or pour tous ceux et celles qui veulent apprendre comment écrire une nouvelle. Dès la page 5, l'auteur y va de ses conseils stimulants : « Jetez-vous à l'eau et ayez confiance en vous! Ne vous souciez ni de l'orthographe ni de la syntaxe, le premier jet doit être un feu d'artifice. (...) Ne réfléchissez pas avant d'écrire, cela ferait fuir vos idées! (...) Écrivez rapidement, à la truelle : vous hésitez entre plusieurs termes? Écrivez-les tous, vous choisirez plus tard! Essayez d'écrire au plus près de vous-même et de ce que vous avez à dire, et surtout ne cherchez pas à faire beau : faites vrai et simple! » 
Puis elle traite de tous les genres de nouvelle : photographiques, épistolaires, « contraste », autobiographique, nouvelle-instant (ma préférée)...
Les chutes, en voulez-vous, en v'là! Une nouvelle se construit entre autres sur le doute. Le doute sur l'identité de l'un des protagonistes, sur la personnalité de l'un des personnages, sur le lieu, le cadre, le temps, l'objet... La nouvelle se construit aussi sur le quiproquo, le malentendu, le retournement de situation, la fausse piste... Il y a la double chute, la contre-chute, la chute ouverte. Toutes ces techniques sont merveilleusement élaborées dans le livre de Mireille Pochard, que je vous suggère fortement. Ce bouquin est très, très, très intéressant! 

Alors, entre deux romans, comme vous le voyez, j'écris et je lis. 

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

mardi 3 août 2010

Que faire, maintenant ?

Quelle direction prendre ?
Un petit mot pour vous informer que j'ai enfin terminé les nombreuses réécritures de mon roman. Mon côté perfectionniste m'ordonnait de poursuivre parce qu'il restait, selon lui, encore des choses à retravailler, mais l'écrivaine en moi me certifiait que j'en avais assez fait. De toute façon, il y aura toujours quelque chose de plus à peaufiner sur un manuscrit. L'important, selon moi, pour un écrivain, est d'en arriver à une satisfaction intérieure du travail accompli. Et pour La brûlure d'Adeline, j'ai éprouvé ce sentiment. J'ai mené cette histoire aussi loin que j'en étais capable, assez pour qu'elle soit publiable. Je crois... Donc, hier, j'ai fait imprimer les 293 pages du manuscrit, j'ai terminé ma lettre de présentation, j'ai préparé mon enveloppe, et j'ai posté le tout.

Maintenant, l'attente...

Que fait un écrivain pendant ce temps-là ? Il écrit... Il planche sur d'autres projets. Et moi, des projets, j'en ai plusieurs ! C'est ça, le problème ! Heureux problème, me direz-vous ? Oui, c'est un problème de choix. Car dans mes fichiers dorment trois histoires pour adolescents, des premiers jets qui attendent que je daigne poser un regard amoureux sur eux pour les rendre à maturité et leur permettre de vivre leur propre vie dans le monde de l'édition. 
J'ai aussi écrit cinq nouvelles. Les petites ont, elles aussi, besoin de mon attention. Et il y a la suite de La brûlure d'Adeline, dont j'ai commencé à écrire le premier¸jet, une quarantaine de pages. À cela s'ajoute un conte fantastique pour les 10-12 ans, dont les personnages principaux sont des animaux, et qui se déroule dans un monde imaginaire. Mes deux garçons aimeraient bien que je commence les réécritures de cette aventure, car ils aiment cette histoire. Ce n'est pas fini ! Il y a les deux petites histoires pour album, qui pourrissent dans mon classeur...

Que dois-je faire ? Sur lequel de ces bébés littéraires dois-je me pencher ? 

J'aurais besoin de vos conseils. Que feriez-vous à ma place ? Imaginez-vous être dans la peau d'une écrivaine qui a un besoin vital de créer, de plonger dans l'imaginaire et d'en extraire de nouvelles histoires, et ce, tous les jours, sinon, ça refoule en dedans. Conséquences : des pensées anarchiques, manque de concentration et perte du goût de vivre. Cette écrivaine doit aussi avancer ses autres projets, les premiers jets à relire, à réécrire, à re-relire, à ré-récrire..., pour ensuite les envoyer dans une maison d'édition. Un dernier point. Cette auteure a un défaut, elle pense plus aux autres qu'à elle-même.

(L'un de ses rêves est de trouver un jour un éditeur ou une éditrice qui a confiance en elle, en sa capacité de mener à terme de belles histoires, qui a le goût de s'engager avec elle pour plusieurs projets littéraires, pas juste un. Ainsi, elle pourrait ouvrir les vannes de son réservoir inconscient ou imaginaire, et laisser le flot de sa créativité littéraire jaillir hors d'elle en toute liberté, avec la certitude que ce qu'elle écrit va être publié.  Un jour, ce rêve va se réaliser, elle sait que cet éditeur ou éditrice existe et elle le trouvera. D'ici là, elle doit faire ses preuves...)

Alors, si vous étiez cette écrivaine, que feriez-vous ?  

Merci de me répondre, j'ai hâte de vous lire !

Annie xxx...  

lundi 2 août 2010

La GUERRIÈRE en moi !

Je lance la flèche de ma destinée
Je suis abonnée, depuis quelques années, à la revue Writer's Digest. Et le numéro de ce mois-ci est tout à fait stimulant. J'aimerais partager avec vous un petit trésor d'inspiration pour les écrivains, que j'ai trouvé au bas de l'une des pages de ce magazine. En anglais, c'est écrit : « Have an attitude of gratitude ». En mes mots, voici ce que ça dit :
« La seule personne qui soit capable de juger l'effort et le travail que vous faites est vous. C'est pourquoi l'une des jobs les plus importantes à faire, comme écrivain, est la célébration de vos succès, autant les grands que les petits, de vos échecs (si la notion d'échec existe vraiment dans ce métier...), de votre volonté à prendre des risques, de votre habilité à respecter vos engagements, de votre capacité à travailler avec la peur quand elle surgit — toute l'affaire ! Quand vous commencez à vous sentir authentiquement responsable de vous (et reconnaissant envers vos propres efforts et accomplissements), tout est possible. » 
Cela m'a fait réfléchir sur l'importance que j'accorde aux paroles des autres sur moi-même et sur mon travail. Oui, je suis prête à recevoir des critiques constructives. De ce côté-là de l'affaire, il n'y a pas de problème. Mais je laisse désormais de côté tous les propos désobligeants et non constructifs exprimés par des personnes qui croient avoir une opinion juste sur ce qui arrive dans la vie des autres, et qui se croient au-dessus d'eux, supérieures... Je n'ai pas de temps à perdre avec eux ! La vie est trop belle pour s'arrêter et ruminer et se rabaisser et se... Bref, vous comprenez ?
J'ai un rêve ! Et je vais le réaliser ! Aucun obstacle ne viendra à bout de ma destinée, celle que je forme avec mon coeur et toute mon âme ! JE SUIS DÉTERMINÉE À RÉUSSIR !

Merci d'être là et de me lire,
Annie xxx...

mercredi 2 juin 2010

Pourquoi eux, et pas moi ?


Ce qui me fâche le plus est de voir des auteurs plus jeunes que moi qui ont déjà publié plusieurs livres ! Pourquoi eux, et pas moi ? J'aurais pu être là, moi aussi... J'aurais pu avoir déjà écrit plusieurs bouquins si... Mais à quoi bon perdre du temps à revenir sur le passé, à imputer la faute à qui de droit et à envier les autres. L'important est de réaliser le progrès que j'ai fait jusqu'à maintenant. De prendre conscience de la richesse intérieure que ce chemin parcouru m'a apportée. De comprendre l'écrivaine que je suis. C'était le voyage que je devais faire pour devenir la personne que je suis devenue. Et ce que je suis est beau ! J'ai grandi ! Par en dedans...

J'ai découvert mon véritable métier sur le tard ! Et puis après ? Cela ne m'empêchera pas de devenir une grande écrivaine ! The sky is the limit ! J'ai confiance en moi. Je suis intelligente, motivée, déterminée et surtout persévérante. Car pour réussir dans le métier d'écrivaine, il faut persévérer ! La persévérance est la clé !

Alors, je vous quitte pour plonger avec amour et passion dans mon travail, car écrire est le plus beau métier du monde !

À bientôt,

Annie xxx

mardi 25 mai 2010

Le travail de mon inconscient

J'ai beaucoup relu mon texte, et je dois l'admettre, 95 % de mon histoire est racontée du point de vue d'Adeline. Je suis pratiquement toujours dans sa tête. Je ne le voyais pas avant! Je croyais que mon narrateur était omniscient. Et ça m'a fait réfléchir sur le genre d'écrivaine que je suis ou plutôt sur celle que je ne suis pas.

Je ne suis pas celle qui planifie et organise une histoire d'avance.
Je ne suis pas celle qui connaît tous ses personnages comme sa poche quand elle commence à écrire une histoire.
Je ne suis pas celle qui réfléchit trop en partant.
Je ne suis pas vraiment structurée dans ma démarche d'écriture.
Je ne suis pas celle qui sait où elle s'en va avec son histoire.

Devant moi, c'est toujours l'inconnu!

Je suis une écrivaine qui doit apprendre à travailler avec son inconscient. Un inconscient chargé! Imaginez un immense réservoir hydro-électrique avec un barrage muni de vannes. C'est moi! Mes différents corps (physique, émotionnel, mental) représentent le barrage, et l'eau, la substance créative de mon inconscient. Si l'eau s'accumule trop, une tension s'opère alors sur le barrage : il pourrait craquer et se briser. Si je contrôle trop ma créativité pour XYZ raisons, une tension s'opère sur mes corps intérieurs : je perds le goût de vivre (émotionnel), je tombe extrêmement fatiguée et plusieurs malaises physiques apparaissent (physique) et mes pensées s'activent dans tous les sens (mental). Donc, vous comprenez qu'il m'est vital d'ouvrir les vannes.

Mais une fois cette action faite, je dois apprendre à me relire et à voir ce que mon inconscient m'a fait écrire. D'où la démarche que j'entreprends depuis quelques années à lire plusieurs livres sur l'écriture, à m'inscrire à des ateliers, à suivre des cours à l'UQTR en littérature puis même à donner des ateliers d'écriture. Ne dit-on pas qu'on enseigne le mieux ce qu'on a le plus à apprendre ?

Alors, mon roman, La brûlure d'Adeline, est écrit en « il » avec le point de vue d'Adeline. La voix que j'utilise pour raconter mon histoire est celle de ce personnage. Encore là, c'est la voix que mon inconscient a jetée sur la feuille et dont j'ai pris conscience par la suite. Rien n'était planifié! Ou plutôt, ça l'était, mais pas par mon esprit conscient et contrôlant, mais par une autre partie de moi qui connaît déjà tout de l'histoire que je suis en train d'écrire! C'est la partie spirituelle de mon être (l'âme si vous voulez ou l'écrivain intérieur) qui communique avec mon conscient par mon inconscient.

En fait, mon inconscient me fait penser à un cheval pur-sang. Vous savez, celui qui est enfermé dans son box, juste avant le départ d'une course. Fougueux et impatient, l'animal n'en peut plus d'attendre que la porte s'ouvre pour galoper dans le sable et libérer cette énergie qui fourmille dans ses pattes. Écrire, écrire et écrire encore...

Merci d'être là et de me lire.

Annie :0) xxx...

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