Affichage des articles dont le libellé est LE MONDE DE L'ÉDITION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LE MONDE DE L'ÉDITION. Afficher tous les articles

lundi 26 septembre 2011

OUSTE ! la déprime...

La vie étant ce qu'elle est, avec ses hauts et ses bas, il faut, pour traverser les moments les plus creux, s'armer d'outils infaillibles. Dans mon cas, ces moments arrivent surtout quand ma confiance en soi décide de sacrer le camp et que mon tyran intérieur s'en donne à coeur joie pour me dévaloriser. Il est quand même assez fort, celui-là !
Voici une lettre que mon writing buddy, Patrice Cazeault (En passant, vous devez savoir que Les Éditions AdA ont accepté de publier sa série de romans SF ! SUPER BRAVO, PAT !!!!), a écrite sur mon roman La Brûlure d'Adeline. Je lui ai demandé s'il acceptait que je publie son texte, et il a dit oui, à ma grande joie. Merci Pat ! Tu es un ANGE !!!! :-)

Cette lettre m'a remise sur le piton et m'a redonné confiance en moi et en ce que j'écris...

mercredi 18 mai 2011

Je passe à autre chose...

Aujourd'hui, je suis allée à la poste.

Depuis le début de la semaine, j'y vais... J'attends une enveloppe. La même que celle attendue chaque année vers la mi-mai depuis 2008, l'année de la publication de mon roman. Vous devinez ce que c'est, n'est-ce pas ? Oui, c'est ça... Vous avez raison, c'est l'enveloppe qui contient mon chèque annuel des Éditions Pierre Tisseyre. C'est l'enveloppe qui contient aussi le rapport des ventes de mon livre.

Avec mon blogue sur le Net depuis mars 2010, ma page Facebook d'auteure et ma plus grande présence sur le Net (Twitter, Netlog, Facebook) depuis déjà un an, je me suis dit que cette année, les ventes allaient sûrement augmenter, que mon effort allait sûrement être récompensé. 

Bon, j'arrive donc à ma case postale, qui est située sur le bord du chemin non loin de chez moi, puis je l'ouvre. Dedans, un paquet d'enveloppes. Je les prends. En route vers la maison, j'examine chacune d'elles. Youpi !! Il y a celle que j'attendais.

Qu'est-ce que je fais ? Je l'ouvre ou je ne l'ouvre pas ? 

(???)

Je l'ouvre.

Tout excitée, je déchire l'enveloppe. Puis je découvre à l'intérieur qu'il n'y a que deux feuilles de papier. Ce n'est pas normal !! Je ne sais pas pourquoi, mais je ne veux pas lire le contenu tout de suite. J'aime mieux attendre d'être arrivée à la maison avant. Je les remets donc dans l'enveloppe. Une fois arrivée sur mon balcon, je m'assois et je lis tranquillement ce qui est écrit.

Bref, voulez-vous savoir combien de livres j'ai vendus cette année ? 

 7

Eh oui ! Voilà le résultat de mes nombreux efforts !! Je me sens riche... $$$ C'est incroyable!!

Parce que le total de mes ventes ne dépasse pas 50 $, le montant sera déposé sur le chèque de l'année prochaine.

J'ai absorbé le coup, ça n'a pas pris trop de temps. J'ai vite compris l'affaire pis j'ai passé à autre chose.

Mais pas complètement...

Vous vous rappelez, il y a plusieurs mois, suite au refus des éditions Pierre Tisseyre pour le deuxième tome de ma série Adeline, j'ai envoyé mon manuscrit à une autre maison d'édition, mais malheureusement, il n'a pas été accepté parce que cette maison ne publie pas de deuxième tome d'une série déjà entamée chez un autre éditeur. Ce refus, il ne m'a pas fait trop mal. Pour dire vrai, je m'y attendais un peu.

C'est vraiment dommage que les éditions Pierre Tisseyre aient refusé mon manuscrit. Il est plus difficile pour moi, maintenant, de publier mon deuxième tome chez un autre éditeur !! 

Alors, c'est vers le numérique que je me tourne. On verra ce que ça donnera. Je vous en reparle dans un prochain billet... 

Je mets donc aussi le tome 3 de ma série en veilleuse et je passe à autre chose.

Je travaille en ce moment sur un projet qui m'habite depuis 2005. Un roman pour adulte. Quand il sera plus avancé, je vous en reparlerai plus en détail. Je peux juste vous dire que je suis tout emballée !

C'est ça, la vie d'auteur ! C'est l'aventure !!

Quand ça ne fonctionne pas d'une manière, on essaie autre chose, et si ça ne fonctionne toujours pas, on passe à autre chose !!

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

vendredi 11 mars 2011

Une lettre de refus qui fait du bien...

Oui, oui, vous avez bien lu ! J'ai reçu, cette semaine, la plus belle lettre de refus de ma vie d'écrivaine. C'était pour une petite histoire pour album que j'avais envoyée à plusieurs maisons d'édition. 

Voici ce que la lettre dit :

Bonjour Madame Perreault,

J'ai fait circuler votre texte dans mon équipe et je l'ai lu ensuite. Je viens donc vous en donner quelques impressions.

Tout d'abord, votre histoire est bien touchante et, de plus, elle est extrêmement bien écrite, avec sensibilité et poésie. Bien ciselée et bien découpée, comme un joyau. Ce qui m'arrête pour vous proposer un contrat, c'est que nous n'avons jamais publié de textes tournant autour des maladies ou des syndromes. Les impératifs commerciaux étant ce qu'ils sont, je crains de ne pas pouvoir rejoindre suffisamment de lecteurs concernés par une thématique semblable. C'est bien dommage car j'aime beaucoup votre écriture.

Vous savez sûrement que nous sommes une toute petite maison d'édition et que nous publions qu'une dizaine de titres chaque année (littérature engagée, contes, légendes, mythologies, documentaires sur la santé, et, très bientôt, des petites biographies de personnages historiques québécois). Nous devons impérativement faire des choix en tenant compte de nos budgets restreints et respecter notre ligne éditoriale.

En espérant que nous pourrons collaborer un de ces prochains jours, je vous souhaite bonne chance dans vos démarches d'édition. Avec mes meilleures salutations.

Recevoir cette lettre ne m'a pas trop fait de peine. Au contraire, ce que l'éditrice y a écrit m'encourage plutôt à continuer, car j'ai la preuve que mon écriture s'améliore. 

Et vous, si vous receviez ce genre de lettre de refus, comment réagiriez-vous? 

mardi 3 août 2010

Que faire, maintenant ?

Quelle direction prendre ?
Un petit mot pour vous informer que j'ai enfin terminé les nombreuses réécritures de mon roman. Mon côté perfectionniste m'ordonnait de poursuivre parce qu'il restait, selon lui, encore des choses à retravailler, mais l'écrivaine en moi me certifiait que j'en avais assez fait. De toute façon, il y aura toujours quelque chose de plus à peaufiner sur un manuscrit. L'important, selon moi, pour un écrivain, est d'en arriver à une satisfaction intérieure du travail accompli. Et pour La brûlure d'Adeline, j'ai éprouvé ce sentiment. J'ai mené cette histoire aussi loin que j'en étais capable, assez pour qu'elle soit publiable. Je crois... Donc, hier, j'ai fait imprimer les 293 pages du manuscrit, j'ai terminé ma lettre de présentation, j'ai préparé mon enveloppe, et j'ai posté le tout.

Maintenant, l'attente...

Que fait un écrivain pendant ce temps-là ? Il écrit... Il planche sur d'autres projets. Et moi, des projets, j'en ai plusieurs ! C'est ça, le problème ! Heureux problème, me direz-vous ? Oui, c'est un problème de choix. Car dans mes fichiers dorment trois histoires pour adolescents, des premiers jets qui attendent que je daigne poser un regard amoureux sur eux pour les rendre à maturité et leur permettre de vivre leur propre vie dans le monde de l'édition. 
J'ai aussi écrit cinq nouvelles. Les petites ont, elles aussi, besoin de mon attention. Et il y a la suite de La brûlure d'Adeline, dont j'ai commencé à écrire le premier¸jet, une quarantaine de pages. À cela s'ajoute un conte fantastique pour les 10-12 ans, dont les personnages principaux sont des animaux, et qui se déroule dans un monde imaginaire. Mes deux garçons aimeraient bien que je commence les réécritures de cette aventure, car ils aiment cette histoire. Ce n'est pas fini ! Il y a les deux petites histoires pour album, qui pourrissent dans mon classeur...

Que dois-je faire ? Sur lequel de ces bébés littéraires dois-je me pencher ? 

J'aurais besoin de vos conseils. Que feriez-vous à ma place ? Imaginez-vous être dans la peau d'une écrivaine qui a un besoin vital de créer, de plonger dans l'imaginaire et d'en extraire de nouvelles histoires, et ce, tous les jours, sinon, ça refoule en dedans. Conséquences : des pensées anarchiques, manque de concentration et perte du goût de vivre. Cette écrivaine doit aussi avancer ses autres projets, les premiers jets à relire, à réécrire, à re-relire, à ré-récrire..., pour ensuite les envoyer dans une maison d'édition. Un dernier point. Cette auteure a un défaut, elle pense plus aux autres qu'à elle-même.

(L'un de ses rêves est de trouver un jour un éditeur ou une éditrice qui a confiance en elle, en sa capacité de mener à terme de belles histoires, qui a le goût de s'engager avec elle pour plusieurs projets littéraires, pas juste un. Ainsi, elle pourrait ouvrir les vannes de son réservoir inconscient ou imaginaire, et laisser le flot de sa créativité littéraire jaillir hors d'elle en toute liberté, avec la certitude que ce qu'elle écrit va être publié.  Un jour, ce rêve va se réaliser, elle sait que cet éditeur ou éditrice existe et elle le trouvera. D'ici là, elle doit faire ses preuves...)

Alors, si vous étiez cette écrivaine, que feriez-vous ?  

Merci de me répondre, j'ai hâte de vous lire !

Annie xxx...  

lundi 7 juin 2010

Mon critique intérieur

En avril 2010, j'ai envoyé, à des maisons d'édition québécoises, le premier tome d'une série de romans jeunesse destinés aux enfants de 8 ans et plus. Bien sûr, comme elles sont envahies par un nombre inimaginable de manuscrits, je suis toujours en attente d'une réponse. Dans ce métier, il faut s'armer de patience. Alors, j'ai décidé de plonger dans l'écriture du deuxième tome, même si le premier n'a pas encore été accepté. C'est un travail que je fais en parallèle avec la réécriture de mon roman La brûlure d'Adeline.

Ce matin, donc, je m'installe à mon bureau, je relis mes notes sur cette nouvelle histoire pour me remettre dedans, je complète le premier jet du chapitre UN, je commence l'analyse du second et j'entame le premier jet de ce deuxième chapitre que je ne termine pas...

Durant tout ce travail, j'ai ressenti une présence derrière ma tête, comme un fantôme soufflant dans mes oreilles de sombres paroles. Je pouvais l'entendre, et c'était fort ! C'est la première fois que j'expérimente la manifestation de mon critique intérieur avec une telle puissance. Oui, c'était lui, ou elle. Je ne sais pas quel sexe il a. Mais cette « chose » ne veut pas que j'écrive. « Pourquoi continuer cette histoire ? me chuchote-t-elle bruyamment. Ton premier tome n'est même pas accepté ! En plus, il a déjà été refusé par plusieurs autres maisons d'édition. Tu écris pour rien. Ça ne marchera pas. Il y a tellement d'auteurs plus talentueux que toi. À quoi ça sert de persévérer ? » Et blablabla...

J'ai eu beaucoup de mal à le mettre de côté, en fait, je n'ai pas vraiment réussi. J'ai poursuivi mon travail en le laissant faire. Pas facile...

La présence du critique intérieur est intrinsèque au métier d'écrivain. Chaque auteur possède ses façons de faire pour l'envoyer valser au loin.

Le remettre à sa place.

Le raisonner.

Le gommer avec une grosse efface imaginaire.

Trouver un symbole pour le représenter et lui parler physiquement.

Le jeter dans une poubelle imaginaire ou une vraie.

L'écrivain doit savoir « dealer » avec cette voix, et ne pas abandonner à cause d'elle.

Pour ma part, sur l'heure du dîner, je suis allée marcher sous le soleil et me suis parlé. « Ta route n'est pas celle des autres écrivains, tu ne peux pas te comparer à eux. » C'est vrai ! Mon chemin est mon chemin, il est unique et, à chaque tournant, un présent m'attend. C'est ce qui importe ! Chaque projet littéraire, qu'il soit publié ou non, a un cadeau à m'offrir ! Alors...

Mon critique intérieur se manifeste aussi quand je me figure ce que les personnes oeuvrant dans le milieu de l'édition penseraient si elles lisaient mon histoire. Déjà, je les entends me critiquer, et ce qu'ils disent n'est pas beau... Pourtant, rien de cela n'est vrai, tout ce scénario est de la pure invention de mon critique intérieur. Il vise sur ma peur du jugement et celle du rejet.

Un ami m'a déjà raconté, et pas nécessairement en ces termes, que plus le critique intérieur tire fort de son côté, plus merveilleux est le trésor à découvrir de l'autre. Alors...

Ne vous laissez pas abattre par cette partie de vous qui ne veut pas que vous soyez heureux ! Osez être vous-mêmes et écrivez ! ÉCRIVEZ ! ÉCRIVEZ !

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx

vendredi 26 mars 2010

Un Tsunami intérieur


Cette semaine, j'ai reçu une lettre de refus pour un manuscrit que j'avais envoyé à une maison d'édition québécoise. Une histoire que j'avais écrite pour les enfants de 8 à 10 ans. Ce fut un coup dur, je dois vous le dire, un choc, car c'était la deuxième fois qu'il refusait ce manuscrit. Je vous explique.

L'année dernière, fière de mon histoire après de multiples réécritures, je leur envoie mon manuscrit avec un espoir gros comme la Terre qu'elle soit acceptée. Plusieurs mois plus tard, je reçois une lettre de refus dans laquelle la directrice de cette maison m'explique ses raisons. Sachez que ce n'est pas toutes les maisons d'édition qui prennent le temps d'écrire à l'auteur pourquoi elles refusent son manuscrit. J'ai beaucoup apprécié ce geste. Comme je ne suis pas une perdante, je relève mes manches et retourne à l'ouvrage. J'effectue donc les changements suggérés. Puis en décembre 2009, je leur envoie une nouvelle mouture. Trois mois plus tard, une enveloppe brune se trouve dans ma boîte aux lettres! En la voyant, je sais tout de suite que c'est mon manuscrit. Refusé. Une fois à la maison, j'ouvre l'enveloppe, je lis la lettre. Et BANG! Un coup droit au coeur! Incompréhension totale! J'ai pourtant bien effectué les changements suggérés par la directrice! Durant les heures et les jours qui suivent ce moment, un Tsunami de questions inonde sans arrêt mes pensées. Pourquoi l'ont-ils refusé de nouveau? Suis-je à la bonne place dans ce métier? Ai-je le talent qu'il faut pour publier? Est-ce que j'écris pour la bonne raison? Ai-je la bonne attitude? Dois-je arrêter? Continuer? Pourquoi? Je me remets complètement en question. C'est comme si je devais encore m'améliorer, encore transformer mon texte, le peaufiner davantage, le retravailler. Mais moi, je la trouve correcte, mon histoire! J'y ai tellement apporté de modifications! Elle se tient maintenant, mes personnages sont bien campés et l'intrigue est bonne! Pourquoi? Puis me vient alors à l'esprit l'idée que je n'ai peut-être tout simplement pas cogné à la bonne porte. Je visais les grandes, alors que pour cette histoire, il me faut peut-être entrer par les plus petites.

Suite à ce Tsunami intérieur, j'ai pris aussi conscience que le plaisir dans l'écriture n'est pas le résultat, n'est pas d'être publiée, mais d'écrire! Je ne dois jamais perdre de vue la raison pour laquelle j'écris. Oui, je veux publier. Tout écrivain rêve d'être publié, d'être reconnu, d'être aimé par ses lecteurs, non? Mais cela ne doit pas être la raison première qui me force à m'asseoir devant mon ordinateur tous les jours. Le véritable plaisir de mon métier se trouve dans l'acte de créer, dans celui d'ouvrir les vannes intérieures et de laisser le trop-plein de ma créativité littéraire jaillir hors de moi, et cela, en toute confiance. Lâcher enfin prise sur mon but pour permettre à la partie de mon être qui sait de faire son travail. De cette action, pour l'avoir expérimentée quelques fois, s'ensuit toujours un état de détente où émergent habituellement mes plus belles idées, les plus originales, celles qui viennent de mon authenticité.

Voilà. Un simple « non » m'a ainsi permis de grandir, de me connaître mieux. La vie est belle, n'est-ce pas? Une lettre de refus n'est pas une fin du monde, finalement, c'est le début d'un nouveau. Ça fait partie de mon métier, et il me faut vivre avec, même si ça me bouleverse chaque fois...

C'était mon état d'Âme du jour.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

Vous aimerez aussi...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...