Affichage des articles dont le libellé est RÉÉCRITURE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RÉÉCRITURE. Afficher tous les articles

mercredi 6 avril 2011

Un regard honnête sur mes faiblesses d'écrivaine

Pour faire suite au billet de Patrice, que vous pouvez lire ICI, j’ai rédigé un billet sur mes principales faiblesses comme écrivaine. Les points sur lesquels je dois travailler plus fort. Je vous les livre en toute humilité. Je n’ai pas de gêne à le faire, car je sais pertinemment que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Je n’ai publié qu’un seul roman… Même si j’aime beaucoup mon histoire, ce roman est imparfait. Je suis consciente qu’il contient de nombreuses faiblesses. Mais je l’aime quand même, car c’est le premier que j’ai publié et c’est avec lui que j’ai pu entrer dans le milieu de l’édition. Il m’a donc ouvert une porte…

Voici donc ces fameuses failles sur lesquelles je dois me pencher pour devenir un meilleur écrivain :

1) Le manque de précision dans ma visualisation.

Je ne visualise pas toujours très bien le milieu dans lequel évoluent mes personnages. Ce qui, dans ma narration, crée un effet d’un vide, de « non-ancrage ». Mes personnages semblent presque toujours être en apesanteur. Ne s’en tenir qu’à l’action et aux dialogues crée un manque d’atmosphère. Comme auteure, je dois apprendre à prendre le temps de m’imprégner du décor où les actions se déroulent, à m’immerger de l’atmosphère de la scène, de la sentir, de la vivre, pour ainsi mieux noter les détails signifiants qui habitent l’instant présent de mes personnages et qui apportent de la profondeur, de la texture à la description et à la narration.

2) Le manque de réflexion.

Je ne réfléchis pas toujours avant d’écrire. Ayant une imagination extrêmement vivante et débordante, j’écris donc ce que je vois, ce que j’entends, au fur et à mesure que les scènes se déroulent dans ma tête. Mais écrire de cette façon, si je ne suis pas totalement à l’écoute de la vraie histoire, de celle qui veut se dire, mène souvent vers des impasses : des situations contradictoires, par exemple, ou des frictions entre deux visions différentes. Ce qui, par la suite, nécessite de nombreuses réécritures et un travail énorme de réflexion.

3) Le manque de vision.

Souvent quand j’écris, surtout durant le premier jet, je ne sais pas vraiment ce que je veux dire aux lecteurs. Vous savez, ce « message » que tant d’écrivains véhiculent dans leur texte. Il y a des auteurs qui connaissent déjà en partant ce qu’ils veulent faire, ils sentent qu’ils ont un message à transmettre à un lectorat cible et utilisent leur imagination pour écrire une histoire qui montre les valeurs auxquelles ils tiennent ou celles qu’ils veulent dénoncer. À ces auteurs, je lève mon chapeau ! Moi, malheureusement, je ne suis pas comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Et je crois que c’est une faiblesse, car écrire est un acte de communication, on communique quelque chose à quelqu’un, comme le dit si bien Élisabeth Vonarburg, dans son livre Comment écrire des histoires. Donc celui qui communique doit évidemment savoir ce qu’il veut dire par son histoire. Et à qui il veut le dire. Il doit avoir au départ une vision. Pourtant, quand je commence à écrire une nouvelle histoire, ma vision est presque toujours floue. J’ai une vague idée de ce que je veux dire, mais sans plus. Ma vision se précise, par contre, au fur et à mesure des réécritures. Mais à quel prix ? Beaucoup de temps perdu à réfléchir, à démêler les nombreux fils d’intrigue du roman, à réécrire…

4) La surutilisation des virgules et des deux points.

Dans la frénésie du premier jet, les virgules et les deux points se jettent spontanément sous ma plume, et pas toujours de la bonne façon. Mes phrases s’allongent et deviennent parfois incompréhensibles. Je dois toujours me relire pour bien cerner le sens de ma phrase, et ensuite la réécrire en modifiant la ponctuation.

5) Une imagination chaotique.

Mon imagination ressemble à une rivière qui dégèle au printemps : elle déborde… Je dois apprendre à canaliser cette énergie créatrice en faisant des exercices d’écriture régulièrement, sinon, lorsque j’écris pour avancer une histoire, toutes sortes d’idées me viennent et elles ne sont pas nécessairement bonnes pour l’histoire en cours d’écriture. Je dois donc faire le ménage dans le chaos de mon imaginaire, et pour y réussir, m’astreindre à un exercice d’écriture libre par jour ! Les livres de Natalie Goldberg, dont Writing Down the Bones, Thunder and Lightning et Wild Mind Living the writer’s life pourraient s’avérer d’excellents compagnons pour ce genre d’exercice…

Voilà. C’était mes principales faiblesses, comme écrivaine. J’en ai d’autres, bien sûr… Commençons par travailler sur elle, ensuite, je m’attaquerai aux autres. ;)

Merci d’être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx…

mardi 30 novembre 2010

NANOWRIMO - Jour 30

Voilà, c'est fait! J'ai écrit jusqu'à ce jour 50 673 mots. J'ai réussi mon NANOWRIMO! Il ne me reste plus qu'un dernier chapitre à écrire et mon histoire sera complète. Du moins, son squelette, ses bases : le canevas, comme l'a si bien exprimé une blogueuse dans son billet.

Sur l'heure du diner, aujourd'hui, Pierre, mon compagnon de vie (depuis 24 ans) m'a appelée. Il voulait savoir si j'avais atteint ou non mes 50 000 mots. Je l'ai rassuré en lui disant que oui. Il me trouvait plutôt distante, ces jours-ci, absorbée. C'est normal, c'est l'écriture d'un roman, c'est l'immersion dans un univers autre que le sien. Pierre avait hâte de me retrouver, je crois...

En décembre, je laisse refroidir mon premier jet. Puis en janvier, je commence les réécritures. J'ai hâte... Plonger plus creux dans mes personnages, dans leur vie, leur motivation, leur paradoxe, installer l'atmosphère, le décor, y décrire les senteurs, les réactions face aux senteurs, trouver un symbolisme, un motif récurrent (s'il y a lieu), peaufiner les dialogues, les scènes d'action, les descriptions, m'assurer que la tension dramatique soit présente dans toutes mes scènes, que la structure se tienne...

L'écriture d'un premier jet n'est que la pointe de l'iceberg de votre histoire, tout le reste est à découvrir durant les nombreuses réécritures qui s'ensuivront.

Un premier jet est dans sa nature une écriture imparfaite, il faut se le dire et se le redire. Et surtout accepter que cette étape soit inhérente au processus de la création littéraire. Le sachant, vous pourrez alors regarder votre premier jet autrement qu'avec les yeux de votre critique intérieur. C'est tout à fait normal qu'un premier jet soit pourri! Eh oui! Toutefois, l'expression « pourri » ne veut pas dire juste bon à jeter à la poubelle. « Pourri » veut dire être conscient de son imperfection, mais aussi des trésors qui s'y rattachent. Sous ce canevas se cachent inévitablement des pistes à approfondir. Des perles, jetées là, sur la page, par votre inconscient, qui sont prêtes à être cueillies. Ou, si vous voulez, des voies qui ne demandent qu'à être explorées. Alors, plongez, enfoncez-vous dans ces profondeurs inconnues, osez aller plus loin, au risque de vous perdre. On ne se perd jamais vraiment, de toute façon. Votre intuition et votre sensibilité d'écrivain vous guideront, ne l'oubliez pas. 

La réécriture est un art. 

Merci d'être là et de me lire.
À bientôt,
Annie xxx...  
    

vendredi 19 novembre 2010

Trucs pour la révision

Pendant que certains d’entre vous sont plongés corps et âme dans la création d’un premier jet avec le NaNoWriMo, moi je suis en pleine révision de mon manuscrit. J’aimerais partager avec vous quelques trucs de révision ramassés ici et là sur différents blogues d’auteurs. Je ne les ai pas encore tous essayés, mais certains me paraissent très pertinents!

• Tout d’abord, installez-vous confortablement, comme si vous vous apprêtiez à lire un roman de votre auteur préféré. Gardez sous la main un crayon rouge ainsi qu’un cahier de notes. (Revision and self editing, James Scott Bell)
• Lisez votre manuscrit à haute voix.
• Demandez à quelqu’un de vous lire votre manuscrit à haute voix.
• Lisez chaque ligne, une par une, en cachant les suivantes avec une feuille de papier.
• Lisez le manuscrit de la fin au début. De cette façon, vous n’accrocherez pas à l’histoire et vous resterez concentré sur la correction.
• Refaites les marges pour que le paragraphe au complet soit sur une ligne. De cette façon, vous pouvez constater d’un coup d’œil si vos débuts de paragraphes sont répétitifs ou redondants. (Tiré du blogue The blood red pencil)
• Imprimez le manuscrit pour faire les corrections sur papier.
• Évitez l’utilisation excessive d’adjectifs et d’adverbes; soyez précis dans les noms et dans les verbes. Pour ce qui est de la forme verbale : plus c’est court, mieux c’est. Évitez d’utiliser des verbes auxiliaires et des formes verbales progressives. Évitez la voix passive. Évitez les clichés et les expressions toutes faites. (tiré du blogue : L’écriture créative)
 
Maintenant, j’aimerais connaître VOS trucs et astuces de révision !

Isabelle

mardi 3 août 2010

Que faire, maintenant ?

Quelle direction prendre ?
Un petit mot pour vous informer que j'ai enfin terminé les nombreuses réécritures de mon roman. Mon côté perfectionniste m'ordonnait de poursuivre parce qu'il restait, selon lui, encore des choses à retravailler, mais l'écrivaine en moi me certifiait que j'en avais assez fait. De toute façon, il y aura toujours quelque chose de plus à peaufiner sur un manuscrit. L'important, selon moi, pour un écrivain, est d'en arriver à une satisfaction intérieure du travail accompli. Et pour La brûlure d'Adeline, j'ai éprouvé ce sentiment. J'ai mené cette histoire aussi loin que j'en étais capable, assez pour qu'elle soit publiable. Je crois... Donc, hier, j'ai fait imprimer les 293 pages du manuscrit, j'ai terminé ma lettre de présentation, j'ai préparé mon enveloppe, et j'ai posté le tout.

Maintenant, l'attente...

Que fait un écrivain pendant ce temps-là ? Il écrit... Il planche sur d'autres projets. Et moi, des projets, j'en ai plusieurs ! C'est ça, le problème ! Heureux problème, me direz-vous ? Oui, c'est un problème de choix. Car dans mes fichiers dorment trois histoires pour adolescents, des premiers jets qui attendent que je daigne poser un regard amoureux sur eux pour les rendre à maturité et leur permettre de vivre leur propre vie dans le monde de l'édition. 
J'ai aussi écrit cinq nouvelles. Les petites ont, elles aussi, besoin de mon attention. Et il y a la suite de La brûlure d'Adeline, dont j'ai commencé à écrire le premier¸jet, une quarantaine de pages. À cela s'ajoute un conte fantastique pour les 10-12 ans, dont les personnages principaux sont des animaux, et qui se déroule dans un monde imaginaire. Mes deux garçons aimeraient bien que je commence les réécritures de cette aventure, car ils aiment cette histoire. Ce n'est pas fini ! Il y a les deux petites histoires pour album, qui pourrissent dans mon classeur...

Que dois-je faire ? Sur lequel de ces bébés littéraires dois-je me pencher ? 

J'aurais besoin de vos conseils. Que feriez-vous à ma place ? Imaginez-vous être dans la peau d'une écrivaine qui a un besoin vital de créer, de plonger dans l'imaginaire et d'en extraire de nouvelles histoires, et ce, tous les jours, sinon, ça refoule en dedans. Conséquences : des pensées anarchiques, manque de concentration et perte du goût de vivre. Cette écrivaine doit aussi avancer ses autres projets, les premiers jets à relire, à réécrire, à re-relire, à ré-récrire..., pour ensuite les envoyer dans une maison d'édition. Un dernier point. Cette auteure a un défaut, elle pense plus aux autres qu'à elle-même.

(L'un de ses rêves est de trouver un jour un éditeur ou une éditrice qui a confiance en elle, en sa capacité de mener à terme de belles histoires, qui a le goût de s'engager avec elle pour plusieurs projets littéraires, pas juste un. Ainsi, elle pourrait ouvrir les vannes de son réservoir inconscient ou imaginaire, et laisser le flot de sa créativité littéraire jaillir hors d'elle en toute liberté, avec la certitude que ce qu'elle écrit va être publié.  Un jour, ce rêve va se réaliser, elle sait que cet éditeur ou éditrice existe et elle le trouvera. D'ici là, elle doit faire ses preuves...)

Alors, si vous étiez cette écrivaine, que feriez-vous ?  

Merci de me répondre, j'ai hâte de vous lire !

Annie xxx...  

mardi 29 juin 2010

Des nouvelles fraîches de mon travail de réécriture


Ça avance très bien. Depuis quelques semaines, je relis mes chapitres et m'assure que les émotions vécues par mes personnages soient les bonnes. Je fais confiance à ma petite voix, elle sait quand quelque chose cloche. Alors quand ça grince en dedans, je m'arrête et je relis le passage, je réécris les phrases, et parfois j'en change l'ordre. C'est un travail de minution, avec tous ces petits détails à agencer, à harmoniser, pour améliorer la fluidité du texte, des images, et donner la sensation au lecteur que de l'eau coule librement dans cette rivière de mots, de phrases, d'images, d'émotions...

Je ne lâche pas ! Je suis plus près de la fin que du début. Je suis contente du travail que j'ai accompli et suis parfaitement consciente que ce n'est pas encore terminé. Il me reste deux ou trois réécritures à faire, je crois... J'ai envie de plonger plus profondément en moi pour reconnaître mon propre style. Je ne suis pas certaine de l'avoir trouvé, celui-là. C'est, je pense, à force d'écrire que je vais en prendre conscience. J'ai lu quelque part que le style de l'écrivain est toujours là en lui, car c'est lui, sa façon de voir, de ressentir, d'être.

À suivre...

Du fond de mon coeur, je vous remercie d'être là et de me lire.
J'apprécie !

À bientôt,

Annie xxx...

jeudi 27 mai 2010

Émotion, émotion, émotion...

Bon, là, je sais que 95 % de mon récit est raconté du point de vue d'Adeline. Donc, la voix qui s'est glissée sous ma plume est celle de ce personnage. Ce détail classé, je peux maintenant passer à une autre étape de ma réécriture. Depuis deux jours, je relis mon histoire, scène par scène, en me demandant si les émotions que mes personnages expriment sont vraiment les bonnes. Je scrute à la loupe chacune de leur conscience, je ralentis mon rythme et le temps se ralentit, et j'écoute ce qu'ils ont à me dire, je me glisse dans leur peau et je ressens... Jusqu'à maintenant, ça va assez bien. C'est une sorte d'immersion dans le monde émotionnel. Avant, je dois l'avouer, j'étais définitivement trop à l'extérieur de mes personnages. Je voulais suivre la consigne : « Show, don't tell », mais je l'ai appliquée « genre » à l'extrême... Ce qui a créé un texte plutôt descriptif et « une forme de glacis autour de mes personnages », pour emprunter les termes de Léïla Haddad, conseillère littéraire à La fabrique du livre, une dame à qui j'ai demandé conseil pour m'aider dans ma réécriture.

Je vous tiens au courant pour la suite.

Merci d'être là et de me lire, c'est vraiment gentil.

Annie xxx...

mardi 25 mai 2010

Le travail de mon inconscient

J'ai beaucoup relu mon texte, et je dois l'admettre, 95 % de mon histoire est racontée du point de vue d'Adeline. Je suis pratiquement toujours dans sa tête. Je ne le voyais pas avant! Je croyais que mon narrateur était omniscient. Et ça m'a fait réfléchir sur le genre d'écrivaine que je suis ou plutôt sur celle que je ne suis pas.

Je ne suis pas celle qui planifie et organise une histoire d'avance.
Je ne suis pas celle qui connaît tous ses personnages comme sa poche quand elle commence à écrire une histoire.
Je ne suis pas celle qui réfléchit trop en partant.
Je ne suis pas vraiment structurée dans ma démarche d'écriture.
Je ne suis pas celle qui sait où elle s'en va avec son histoire.

Devant moi, c'est toujours l'inconnu!

Je suis une écrivaine qui doit apprendre à travailler avec son inconscient. Un inconscient chargé! Imaginez un immense réservoir hydro-électrique avec un barrage muni de vannes. C'est moi! Mes différents corps (physique, émotionnel, mental) représentent le barrage, et l'eau, la substance créative de mon inconscient. Si l'eau s'accumule trop, une tension s'opère alors sur le barrage : il pourrait craquer et se briser. Si je contrôle trop ma créativité pour XYZ raisons, une tension s'opère sur mes corps intérieurs : je perds le goût de vivre (émotionnel), je tombe extrêmement fatiguée et plusieurs malaises physiques apparaissent (physique) et mes pensées s'activent dans tous les sens (mental). Donc, vous comprenez qu'il m'est vital d'ouvrir les vannes.

Mais une fois cette action faite, je dois apprendre à me relire et à voir ce que mon inconscient m'a fait écrire. D'où la démarche que j'entreprends depuis quelques années à lire plusieurs livres sur l'écriture, à m'inscrire à des ateliers, à suivre des cours à l'UQTR en littérature puis même à donner des ateliers d'écriture. Ne dit-on pas qu'on enseigne le mieux ce qu'on a le plus à apprendre ?

Alors, mon roman, La brûlure d'Adeline, est écrit en « il » avec le point de vue d'Adeline. La voix que j'utilise pour raconter mon histoire est celle de ce personnage. Encore là, c'est la voix que mon inconscient a jetée sur la feuille et dont j'ai pris conscience par la suite. Rien n'était planifié! Ou plutôt, ça l'était, mais pas par mon esprit conscient et contrôlant, mais par une autre partie de moi qui connaît déjà tout de l'histoire que je suis en train d'écrire! C'est la partie spirituelle de mon être (l'âme si vous voulez ou l'écrivain intérieur) qui communique avec mon conscient par mon inconscient.

En fait, mon inconscient me fait penser à un cheval pur-sang. Vous savez, celui qui est enfermé dans son box, juste avant le départ d'une course. Fougueux et impatient, l'animal n'en peut plus d'attendre que la porte s'ouvre pour galoper dans le sable et libérer cette énergie qui fourmille dans ses pattes. Écrire, écrire et écrire encore...

Merci d'être là et de me lire.

Annie :0) xxx...

jeudi 13 mai 2010

C'est fait !!!!


J'ai enfin terminé cette longue réécriture où je devais, comme je vous l'ai déjà mentionné dans un billet précédent, couper les détails inutiles, les scories et tout ce qui ne servait pas à mon histoire. Voilà ! C'est fait ! Je suis assez contente de mon travail.

Maintenant, je peux commencer la nouvelle réécriture, celle où je porte mon attention sur les points de vue à travers lesquels l'action est perçue. Parfois, le narrateur est à l'extérieur d'Adeline, mais souvent, il est dans sa tête. Dans ce travail, je veux être consciente du passage entre ces deux points de vue. Quels sont les moments dans l'histoire où c'est plus important de raconter ce qui arrive avec le point de vue d'Adeline ? Et quels sont ceux où il faut le faire avec le point de vue du narrateur externe ? C'est ce que je verrai dans les prochains jours...

Je vous tiens au courant.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx

mardi 4 mai 2010

D'autres nouvelles fraîches de ma réécriture


Il ne me reste plus que 15 pages à réécrire. Je suis super contente de mon travail. Le chapitre que j'entame bientôt va me faire travailler pas mal... Je suis à l'étape de la résolution, ce qui est appelé communément l'acte III, qui suit le climax de mon récit. À cette étape, je sens le besoin de plonger plus creux dans mon histoire pour saisir le ressenti secret d'Adeline et ce qu'elle pense vraiment de tout ce qu'elle a vécu. C'est elle qui doit me le dire. Je veux l'entendre me le raconter... Il ne me reste plus qu'à l'interviewer et à la laisser me répondre avec ses mots, ses émotions, ses pensées.

Ces jours-ci, je me couche avec mon histoire en tête et je me lève avec elle. Puis elle me suit toute la journée. Je veux tellement ne pas manquer ma fin ! Qu'est-ce que cette foutue histoire raconte au juste ? De quoi il est vraiment question ? D'attachement ? Rép. : oui. De souffrance ? Rép. : oui. D'amour ? Rép. : oui. De conviction intérieure ? Rép. : oui. De guérison ? Rép. : oui. D'amitié ? Rép. : oui. D'entraide ? Rép. : oui.

En fait, mon histoire touche à plusieurs thèmes. Mais les principaux sont l'attachement et la peur de perdre...

Voilà.

Je vous tiens au courant de la suite.
Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

mardi 27 avril 2010

Des nouvelles fraîches de mon travail de réécriture


Il ne me reste plus que 36 pages avant de terminer cette réécriture où j'enlève toutes les digressions, les scories qui ralentissent inutilement le rythme de mon récit. Je dois vous avouer que ça avance assez bien. Je suis contente de mon travail. J'entrevois déjà la prochaine réécriture. Je braquerai cette fois mon oeil d'aigle sur les points de vue de mon histoire. Mon narrateur est un narrateur omniscient qui est souvent dans la tête d'Adeline. Alors, il va me falloir vérifier les transitions entre les passages où je suis à l'extérieur d'elle et ceux où je suis à l'intérieur d'elle, et m'assurer que le ton de ma voix narrative s'harmonise avec l'un ou l'autre de ces points de vue. Quand je suis dans la conscience d'Adeline, par exemple, et que je raconte ce qui se passe de son point de vue, je dois utiliser ses mots et ses tournures de phrases. Mais quand je suis dans la tête du narrateur, le ton doit être différent, plus distant, moins émotionnel. Je veux que mon lecteur ressente la différence...

Houou ! J'ai hâte de commencer ce travail ! :0)

Je vous tiens au courant.

Merci de me lire.

Annie xxx

mercredi 31 mars 2010

L'« ablation » littéraire


Oui, depuis plusieurs mois, je coupe, j'enlève, je pratique ce que j'appelle l'« ablation » littéraire dans mon manuscrit.

Voici comment :

Pour vous mettre en contexte, la scène qui suit se déroule dans une voiture louée que Benjamin conduit en direction de la maison de Fabien, lieu où Adeline et lui croient que Jacob pourrait être prisonnier. Ils discutent de ce qui vient d'arriver dans la maison de Lydia, juste avant qu'ils partent.

Version « premier jet » (avec toutes ses fautes d'orthographe et grammaticales)

Benjamin et Adeline s'étaient entendus pour dire à Fabien qu'Adeline avait perdu sa montre et qu'ils croyaient qu'elle était chez lui. Cela justifierait tout au moins leur présence à sa demeure. Et sur place, ils tenteraient de trouver une porte accédant au sous-sol afin de trouver Jacob, à moins qu'il ne se trouve dans une chambre au grenier. Ils improviseraient selon les circonstances.

En chemin, alors que Benjamin tentait de se remémorer le trajet jusque chez Fabien, Adeline lui raconta ce qui c'était passé dans sa chambre.

— Ils sont revenus pour te rapporter l'améthyste ! s'exclama le chauffeur en jetant un oeil sur Adeline. C'est très curieux. Cette Lydia me semble très paradoxale.

Benjamin remonta ses lunettes et fronça les sourcils.

— Est-ce que c'est réellement ton améthyste qu'ils t'ont rendue ? As-tu vérifié ? Ils auraient pu te remettre une fausse, te faisant croire que c'est la vraie.

Inquiète par le ton de Benjamin, Adeline sortit sa pierre et l'observa au creux de sa main droite. À première vue, l'objet ressemblait à tout point à son améthyste.

— Il n'y a qu'une façon de le savoir, dit-elle.

Elle appuya la tête sur le dossier de son siège et chanta le mantra que Pyarus lui avait donné.

Version épurée (prenez note que ce n'est pas encore la version définitive; d'autres réécritures suivront)

Pour justifier leur présence chez Fabien, ils s'étaient entendus pour lui dire qu'Adeline croyait avoir égaré sa montre dans sa maison. Sur place, ils tenteraient de trouver une porte accédant au sous-sol, à moins que Jacob ne soit prisonnier dans une chambre au grenier. Ils improviseraient, selon les circonstances.

Une fois en chemin, Adeline raconta à Benjamin la visite de Lydia dans sa chambre.

— Tu vois ! Je te l'avais bien dit qu'elle te la rapporterait, hein ?

Il remonta ses lunettes, l'air soudain soucieux.

— Mais c'est tout de même curieux, cette Lydia me semble plutôt paradoxale...

Puis il fronça les sourcils, visiblement tracassé.

— Est-ce que c'est ton améthyste ? As-tu vérifié ? Ils auraient pu te remettre une fausse, te faisant croire que c'est la vraie.

Inquiétée par son ton, Adeline sortit sa pierre et l'observa. À première vue, l'objet ressemblait en tout point à son améthyste.

— Il n'y a qu'une façon de le savoir, dit-elle.

Elle appuya sa tête contre le dossier et chanta son mantra.

De 222 mots, je suis passée à 181 mots. Une quarantaine de mots en moins ! Petite ablation. Dans cet exercice de réécriture, j'ai éliminé les redondances, les détails inutiles. J'ai reformulé certaines phrases. J'ai insufflé le doute dans le personnage de Benjamin et de l'inquiétude dans celui d'Adeline. J'ai tenté de resserrer mon texte et de créer un sentiment d'urgence.

Ai-je réussi ? J'aimerais bien connaître vos impressions là-dessus.
Vous seriez gentils de me dire aussi laquelle des deux versions vous préférez, et pourquoi.

Je vous remercie de tout coeur !

Annie xxx... :-)


lundi 15 mars 2010

La conscience


Mon objectif dans l'apprentissage de l'écriture est d'être parfaitement consciente de tout ce que je fais quand j'écris. Si je fais dire à un personnage une réplique, alors je dois exactement savoir pourquoi il dit cette réplique en particulier et avec quelle émotion il le fait. Souvent, je n'en suis pas consciente. Quand j'écris un premier jet, par exemple, le flot de ma créativité est tel qu'il s'écoule hors de moi à une grande vitesse et s'éclabousse un peu partout. Je me laisse porter par le courant. Et dans cette étape de l'écriture, je ne contrôle rien... Je n'ai pas de problème avec ce qu'on appelle le syndrome de la page blanche. Bien au contraire, ça refoule en dedans si je n'écris pas régulièrement !

Là où je dois fournir un effort supplémentaire est dans le travail de relecture et de réécriture. Je sens le besoin d'apprendre à me relire... D'apprendre à me ralentir surtout pour entrer consciemment dans le monde où habitent mes personnages et pénétrer davantage leur psyché pour mieux les ressentir de l'intérieur. Cette partie-là de mon travail n'est pas du tout évidente, car il me faut d'abord renouer contact avec mes propres émotions et sentiments, retrouver celle que j'étais enfant et pouvoir mettre des MOTS sur les émotions que je ressens. Depuis mon adolescence que je suis dans ma tête et que ma tête contrôle tout ! On ne peut pas vivre juste avec sa tête... Ça rend malade ! On n'est pas juste des pensées ! On est un corps, des émotions, des souvenirs, des intuitions, une ÂME ! Ça me fait du bien de vous le dire ! Toutes ces différentes parties de moi sont là pour m'aider à écrire mon histoire. Et c'est avec ma sensibilité et mon imagination que je peux ressentir mes personnages de l'intérieur, découvrir leur motivation profonde, leur façon de parler et de penser, leurs émotions... Avec ma sensibilité et mon imagination, je suis capable de me mettre dans la peau de mes personnages, de les comprendre et d'être consciente de qui ils sont. Voilà.


Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...




Vous aimerez aussi...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...