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mercredi 24 août 2011

Trouver la bonne fin

C'est ce que je suis en train de faire en ce moment.

Cet été, j'ai laissé mon nouveau projet de côté pour me consacrer à l'écriture d'une nouvelle littéraire. J'ai voulu expérimenter quelque chose.

Donc, actuellement, je creuse dans mon histoire, je cherche, je fouille, je sonde la conscience de mes personnages. Et plus je permets au flot de mes idées de suivre son cours, plus la silhouette de la vraie fin se profilent. Je la regarde, je lui parle (et si la mission de Murielle était ..., alors ... ; comment Amandine réagirait si ...), je la laisse me répondre, venir à moi.


Une histoire est un être vivant.

Écrire, c'est un acte terriblement sérieux, il faut y croire de tout son coeur. Et surtout aimer l'histoire qui tente de faire son chemin à travers soi. Pour l'écrire, cette histoire, il faut l'aimer. Voilà. C'est le secret. Et pour l'aimer, il faut lui accorder l'espace dont elle a besoin pour naître et vivre sa vie sur Terre. Et pour lui accorder cet espace, il faut s'asseoir devant son ordi ou son cahier, et penser à elle, à ce qu'elle veut nous dire; il faut entretenir un dialogue avec elle, comme avec un être vivant. Et écrire. Ses réponses. Elle répond toujours d'ailleurs. Mais l'écoutons-nous vraiment ? Jusqu'à quel point filtrons-nous ce qu'elle essaie de nous communiquer ? Comment pouvons-nous être certains ou certaines de bien comprendre son message ?
Je n'ai malheureusement pas encore de réponses à ces questions. Je commence à peine mon apprentissage de l'écoute intérieure. J'ai comme l'impression, cependant, qu'avec l'expérience d'écrire et de publier, l'écrivain affine son écoute et sait intuitivement s'il trouve la vraie fin pour son histoire.
Pour l'instant, avec l'écriture de ma nouvelle D'un seuil à l'autre vers la vérité (vous pouvez en lire un extrait ICI), j'expérimente une autre façon de faire, inspirée par l'attitude d'Élisabeth Vonarburg (l'animatrice de l'atelier d'écriture que j'ai suivi en juin dernier à Chicoutimi) devant son propre processus créatif, par la relation intime qu'elle entretenait avec son histoire : une réelle communication entre deux êtres vivants !
Vais-je réussir ? Je l'ignore, mais l'exercice en vaut la peine.
Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

mardi 31 mai 2011

Moi et mes découvertes

Des mots qui font du bien

J’ai lu.

Je lis.

Mon premier livre numérique.

Sur le iPad 2.



Publié sur publie.net.

J’ai aimé mon expérience de lecture. Tout comme avec le livre format papier, on peut y surligner les phrases qui ont du sens pour nous et coller des post-its (virtuels) et même insérer un signet (virtuel). Ce qui est bien avec le livre numérique, c'est qu'on peut changer la dimension et la police des caractères. On peut aussi ajuster la luminosité de l’écran. Et d’un léger coup de doigt, la page se tourne, comme si c’était un vrai livre…

La façon d’Annie Mignard de dire les choses est sublime, et son style, fluide.

Certains passages m’ont profondément ébranlée (dans le bon sens ;-). Ils sont arrivés à un moment où j’avais besoin de les lire, ils m’ont remise sur les rails de mon authenticité comme auteure. Ça m’a fait un bien réel.

Le premier de ces passages traite de l’échange entre auteur et lecteur.

« Eh bien, dans cette solitude extrême, je parle aux gens. Je parle à l’humanité en fait. Et les gens m’entendent et me répondent dans la même solitude quand ils me lisent. C’est une autre façon de correspondre. C’est-à-dire correspondre par l’absence, moi étant absente, eux étant absents, n’étant pas là au même moment, moi peut-être morte et eux me lisant après, moi étant ici et eux très loin. C’est une autre façon de correspondre qui est beaucoup plus profonde que la façon habituelle qu’on a de se parler en présence, échangeant des mots qu’on entend directement, et qui est une façon en général superficielle, qui n’a rien à voir avec une véritable parole, souvent. Cela pour dire que je considère que ce qui est dit et échangé dans la lecture est le plus profond des échanges. Le plus vrai. Et le plus proche de ce qui est indicible. Et en fait, j’écris pour ça. »

Plus loin, elle parle de l’inconscient et du pire ennemi de l’écrivain.

« J’ai vraiment le sentiment que c’est l’inconscient qui travaille, moi me chargeant de la technique et de l’écriture. L’inconscient travaille derrière et me travaille. C’est à ce niveau-là que c’est juste, puisque ce que je veux, c’est écrire les sentiments profonds qui meuvent les gens, qui ne sont pas vus ni reconnus en général, et qui sous-tendent notre destinée.

C’est lui, l’inconscient, qui a le premier rôle. De toute façon, on rencontre des difficultés énormes quand on écrit. Des difficultés de création, des difficultés matérielles, des difficultés de reconnaissance, c’est-à-dire d’être compris, entendu, et puis sans arrêt on entend dire des idioties qui vous rendent malade pour trois jours, mais tout cela, c’est le moindre mal. Ce que disent les gens n’a de nocivité que dans la mesure où cela correspond à la petite voix qu’on a intérieurement, aux incertitudes, au manque de confiance en soi. Quand on a confiance en soi, cela ne vous fait plus rien. Le seul adversaire, c’est soi-même. Le seul verrou, oui, le seul. Le seul ennemi qui puisse empêcher quelqu’un d’écrire, c’est soi-même ; le seul obstacle, c’est soi.

C’est un ennemi d’une ruse, d’une férocité, d’une opiniâtreté effarante. Mais c’est le seul. »

Quelques lignes plus loin, elle ajoute : « De toute façon, écrire, personne ne vous l’apprend, personne ne vous guide, personne ne vous meut. On est soi-même son propre moteur, soi-même son propre professeur et déjà quand on a compris ça, on a fait un immense pas. On est soi-même son propre guide, et sa propre lumière. »

Ces dernières phrases viennent me chercher au plus profond de mon être, elles ravivent la flamme de mon désir d’écrire.

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Le pouvoir miraculeux de votre imagination

Pour atteindre un objectif que faut-il faire ?

Saviez-vous qu’il existe une manière de se fixer des buts et de les atteindre autrement qu’à l’aide des facultés intellectuelle ou émotive ? Eh bien oui ! Cette méthode est l’imagination créatrice.

Comment ça fonctionne ?

Sri Harold Klemp, dans son livre How to find God, Mahanta Transcripts, Book 2, p.289, dit ceci : « L’une des caractéristiques de l’Âme est sa pertinence dans le temps. Si vous avez l’intention d’établir un cadre dans cet univers, de vous fixer un but, déterminez aussi une date butoir pour son accomplissement. Qu’allez-vous accomplir ? Quand l’aurez-vous atteint ? Peu importe ce dont il s’agit, fixez votre but et une date limite pour le réaliser parce que c’est de cette manière que vous commencez à travailler avec l’imagination créatrice. »

Dans son livre, Les exercices spirituels ECK, à la page 233, Sri Harold Klemp partage une technique qui s’intitule : « Se fixer des objectifs » selon quatre critères bien précis.

« Premièrement, commence-t-il, choisissez un but à atteindre ou prenez un problème qui doit être réglé, puis fixez-vous des objectifs clairs.

Deuxièmement, posez-vous les questions suivantes, car vos objectifs doivent réussir ces quatre tests

1) Sont-ils spécifiques ?

2) Sont-ils réalistes ?

3) Les résultats peuvent-ils être vérifiés ?

4) Quelle est la date limite de leur réalisation ?

Vous devez ensuite faire le nécessaire dans votre quotidien pour que ces buts deviennent réalité. Ce faisant, vous pouvez utiliser une technique de visualisation ou de rêverie pour vous aider. Ayez d’abord en tête une image précise de votre objectif, comme ce que vous voulez être ou faire dans l’existence, puis entourez-la d’un amour sans borne, car l’amour est la véritable force créatrice qui abolit toutes les limites. »

******

Ma date butoir

Pour faire suite au billet de Sylvie Gaydos, je me donne, moi aussi, une date limite à la réalisation de mon projet littéraire en cours.

Le 24 mai 2012 (en passant, c'est la jour de ma fête ;-), j’aurai terminé l’écriture du premier jet de mon roman pour adulte, qui sera un polar/fantastique.

Voilà, c’est dit.

Et pour concrétiser ce grand projet, je me fixe des buts hebdomadaires, des objectifs plus modestes qui réussissent les quatre tests cités plus haut.

Un petit pas à la fois et, surtout, le plaisir de parcourir le chemin, car le processus, ne l'oublions pas, est tout aussi important, sinon plus, que le projet fini.

Merci d’être là et de me lire.

Annie xxx…

mardi 19 octobre 2010

États d'âme en vrac

Aujourd'hui, je souhaite partager avec vous ce que j'ai vécu, hier. J'ai écrit 1800 mots d'une nouvelle histoire. J'ignore où elle me mènera, mais je voulais, avant de commencer le NaNoWriMo, voir si j'étais capable d'écrire au moins 1700 mots par jour. Eh bien oui! Ça m'a pris deux heures et demie pour sortir le tout, avec un ralentissement vers les 1100 mots, mais j'ai continué. Après, j'étais contente de moi. Il n'y avait pas que cette satisfaction qui me rendait heureuse, mais aussi cette paix intérieure qui, suite à l'écriture, s'est installée dans mon coeur, ce sentiment d'avoir répondu à un besoin.

Pour moi, écrire est viscéral! Je ne pourrais pas m'en passer.

Ces derniers jours, j'ai pris conscience que ma créativité faisait partie de moi au même titre que mes deux bras, mes deux jambes, ma tête. Ma créativité est un autre membre de mon corps. Un membre invisible, certes, mais un membre tout de même. C'est là, toujours là, et je dois apprendre à lui donner l'espace dont elle a besoin pour être! J'ai décidé de donner un prénom à ma créativité. Florence. C'est plus facile ainsi de communiquer avec elle et de la rendre vivante à mes yeux. Car Florence, lorsque je la mets de côté trop longtemps, se fait sentir. Une congestion s'installe dans mon corps PHYSIQUE : les sinus, les muscles, la digestion... Elle est là, elle pousse, elle veut sortir, respirer, vivre, s'envoler...

C'est un acte d'amour envers moi que de lui permettre de s'exprimer. 

Ce n'est pas encore facile, je l'avoue, même si j'ai le privilège de pouvoir demeurer à la maison grâce à la générosité infinie de Pierre, mon compagnon de vie. On dirait que parce que j'ai ce merveilleux privilège, il me faut à tout prix redonner, comme si je ne pouvais garder cela pour moi. Alors, je me lance dans plein de trucs pour les autres : ma famille, les ami(e)s, les gens qui auraient besoin de mon expertise (du peu que j'en ai, pour l'instant)... Il y a tellement de choses à faire! La lessive à terminer, les repas à préparer, les boîtes à lunch, les plantes à arroser, les feuilles à ramasser, les articles sur les blogues à écrire, les ateliers d'écriture (mais ça, j'adore!)...  
C'est un fait que j'aime redonner. Je ne peux le nier. Servir la vie, d'une manière ou d'une autre, me rend heureuse. Et redonner à la vie, c'est aussi laisser ma créativité (Florence) être. Cette dernière phrase, je devrais la graver sur mon front, car lorsque je me regarderais dans le miroir, je n'aurais pas le choix de la lire et... de ne pas l'oublier!

Dans ma routine d'écriture, l'idéal serait qu'avant de faire quoi que ce soit d'autre, mes 1500 mots, minimum, devraient être écrits. Le matin, c'est la plongée dans l'imaginaire. L'après-midi, réécriture, blogue, lessive...
Vais-je suivre cette routine? Je le veux...

Durant le NaNoWriMo, je n'aurai pas le choix. Et justement, le NaNoWriMo est un prétexte pour écrire. Héhé! Je déjoue mon affreux Horace (prénom donné à mon critique intérieur). J'ai tellement hâte de commencer! J'ai déjà une idée de la situation de départ de mon troisième tome d'Adeline, de l'arc dramatique par lequel elle va passer et de la structure narrative du roman. Je connais vaguement la dernière scène du livre. J'ai essayé, comme je l'avais mentionné à Audrey, d'écrire un plan. Je voulais expérimenter autre chose. Mais j'ai eu l'impression de perdre mon temps. Je n'aime pas que mon cerveau gauche prenne le contrôle. Qui me dit que ce que je vais écrire va être exactement ce que j'avais planifié? Non, je préfère plutôt faire confiance à mon écrivain intérieur (Florence). Je suis beaucoup plus à l'aise de laisser Florence me guider dans l'histoire que de laisser mon cerveau gauche contrôler le tout. J'ai comme une « écoeurite » aigüe du contrôle. Cependant le piège dans cette façon de faire est de ne pas me perdre et m'éloigner du filon principal. J'ai un truc que j'ai acquis avec ma jeune expérience d'écrivaine! J'écoute ce que ça me dit et ce que ça me fait en dedans. Quand j'écris un passage qui s'écarte du chemin, il y a un malaise qui s'installe en moi. Ça grince et je ne me sens pas bien du tout. C'est le signe qu'il faut que je recule dans l'histoire pour trouver le passage où j'ai bifurqué. Une fois le passage retrouvé, j'en écris différentes versions jusqu'à ce que je ressente de nouveau mon élan et mon enthousiasme, preuves que la version que je suis en train d'écrire est la bonne. Alors, je poursuis l'écriture.  

Je suis contente de vous avoir raconté tout ça.

Merci d'être là et de me lire, ça me fait du bien.

Au plaisir,
Annie xxx...

samedi 18 septembre 2010

L'imagination: quelle méprise !

Le Petit Robert définit l'imagination comme suit :
1. Faculté que possède l'esprit de se représenter des images; connaissances, expérience sensible.
2. Faculté d'évoquer les images des objets qu'on a déjà perçus.
3. Faculté de former des images d'objets qu'on n'a pas perçus ou de faire des combinaisons nouvelles d'images (imagination créatrice).

La définition qui m'intéresse est la troisième, car les deux premières font référence à notre vie de tous les jours. « Former des images d'objets qu'on n'a pas perçus », des objets qui, autrement dit, n'existent pas dans notre monde physique, mais qui existe ailleurs puisque nous les percevons... Ailleurs? Mais où? La plupart des gens croient que lorsqu'on crée quelque chose, que ce soit un dessin, une chanson, une mélodie, une invention technologique, un personnage, une créature imaginaire, un poème, une pièce de théâtre, une histoire, une solution a un problème..., et bien, ils croient qu'ils l'ont trouvée dans leur tête, qu'ils l'ont créée, qu'ils l'ont INVENTÉE!
Depuis notre enfance qu'on nous dit que tout ce qu'on peut voir dans notre tête ce sont des images, ou des idées, que nous avons créées. Je vous préviens : tenez bien vos culottes, car c'est faux!! C'EST FAUX! On n'invente rien. Oui, je sais, j'entends déjà certains d'entre vous me dire : « On la connaît la chanson : tout à déjà été raconté, tout a déjà été dit... » Ce n'est pas de ça que je veux parler.

Imaginez que le monde dans lequel nous vivons n'est pas le seul, qu'il existerait autour de nous d'autres dimensions. « Bon, la voilà partie dans la science-fiction! » Non, moi, c'est ce que je crois, c'est ma vision personnelle. Quand je visualise une vache bleue avec des cornes et une queue de cheval, je la vois, elle existe. « Elle existe dans ta tête, Annie! C'est toi qui viens de l'inventer... » Non, c'est FAUX. Je ne viens pas de l'inventer. Ce n'est pas ça, l'action intérieure. C'est là qu'on se goure tous, qu'on nage en pleine méprise. Je ne l'ai pas imaginée, j'ai simplement mis mon attention sur elle. J'ai braqué mon oeil intérieur sur une réalité qui existe dans une autre dimension. Voilà ce qui est arrivé, pour vrai de vrai! 

Moi, je crois qu'on se trompe quand on dit que les choses qu'on voie dans notre tête, c'est nous qui les avons imaginées. Ce n'est pas ça qui se passe.

Suis-je la seule à penser de même?

Apparemment non. Stephen King l'a très bien expliqué dans son livre Écriture : « Les histoires ne sont pas des T-shirts souvenirs ou des jeux électroniques. Ce sont des reliques issues d'un monde préexistant, encore inconnu. Le travail de l'écrivain consiste à utiliser les outils de sa boîte à outils pour les extraire du sol, aussi intégralement que possible, en les laissant aussi intacts que possible. »
Et Christian Tétreault, dans les premières pages de son livre Je m'appelle Marie, avec la voix de sa fille, nous écrit ceci : « Papa prend des notes. C'est ce qu'il fait depuis toujours. Il prend des notes. Les gens autour de lui (ses patrons, ceux et celles qui lui confient des mandats d'écriture, ses collègues, les gens qui l'écoutent et le lisent) pensent qu'il crée. Il ne crée rien, il prend des notes. Il est en perpétuelle dictée. Toute sa vie, il s'est installé devant son clavier et a enchaîné les mots comme une sténodactylo. C'est son esprit qui ramène ces mots de la zone. Lui, il les inscrit dans le même ordre sans trop se poser de questions, il prend des notes, c'est tout. »

Selon ces deux auteurs, il existerait un monde invisible où l'écrivain a accès. King l'appelle un monde préexistant et Tétreault, la zone...

Donc, si je comprends bien la vision de King et celle de Tétreault, nous ne créons pas, nous manifestons, nous rapportons sous forme d'histoires ce que nous avons vu dans la zone ou dans ce monde préexistant. Ce qui vient confirmer ma pensée que le monde dans lequel nous vivons et les autres que nous ne voyons pas sont en fait des mondes FINIS, c'est-à-dire complétés en soi. Tout y est donc déjà créé! Et les êtres dotés d'une forte sensibilité et d'une vision intérieure claire ont cette facilité à contacter la zone...  

Bon... Prenez le temps de respirer, d'aller marcher. Peut-être que ce que je vous dis vous dérange. Et c'est normal. C'est une vision différente et elle est loin d'être orthodoxe. Et sachez que ce n'est pas LA VÉRITÉ, c'est MA vérité. Alors, prenez ce qui fait votre affaire et le reste, balancez-le aux oubliettes. 

Quand j'écris un premier jet d'une histoire, c'est comme si j'avais une fenêtre ouverte en permanence vers ces mondes. La page blanche ne me fait jamais peur. En tout cas, pas jusqu'à maintenant. Au contraire, elle est comme une invitation à me pencher sur elle, à y verser toutes ces histoires qui veulent sortir... 

Ce qui reste encore un mystère pour moi est la manière de rapporter, c'est-à-dire le mécanisme de l'esprit qui sous-tend cette action. Certains extraient des reliques, comme Stephen King, d'autres prennent des notes, comme Christian Tétreault. Il y a, à mon avis, autant de façons d'aller chercher ce qui existe dans ces autres mondes que d'artistes sur Terre. L'artiste est un être sensible. Et cette sensibilité est son outil pour contacter le monde invisible, la zone...

Aux sceptiques qui me lisent, expliquez-moi comment les grands musiciens, tel Mozart, ont été capables de composer leurs oeuvres avec autant de facilité. Les écrivains prolifiques, comment font-ils? Et ceux qui écrivent de la science-fiction ou des romans de fantasy avec des mondes qu'ils créent de A à Z, où vont-ils chercher leurs idées? Et les histoires pour enfants, ces contes fantastiques où l'action se déroule dans un monde imaginaire, où l'auteur prend-il son décor? Les génies, ceux qui ont fait avancer la science ou la technologie, comment ont-ils procédé pour trouver leur idée?

Autour de l'acte de créer subsiste un réel mystère. Chacun a sa propre explication. Vous venez de lire la mienne qui est, je l'avoue, très incomplète. Il me manque encore beaucoup de morceaux... 

Peut-être que finalement je me pose trop de questions, que je devrais plutôt accepter le fait que j'ai une imagination débordante et que tout ce que je viens d'écrire, dans ce billet, pourrait être le fruit de cette imagination! Peut-être...

Et vous, comment expliquez-vous le mystère qui entoure l'acte de créer?


Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

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