vendredi 30 avril 2010

Nouveau « LOOK » du blogue !

Bon, je crois que j'ai enfin trouvé le bon modèle pour le blogue, celui qui représente le mieux ma réalité d'écrivaine. J'espère que vous l'aimerez autant que moi. Vous seriez très gentil, cher lecteur, de me faire part de votre appréciation. S'il vous plaît, écrivez un commentaire ci-dessous. Je prendrai le temps de vous répondre. Je vous remercie du fond de mon coeur.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx

mardi 27 avril 2010

Des nouvelles fraîches de mon travail de réécriture


Il ne me reste plus que 36 pages avant de terminer cette réécriture où j'enlève toutes les digressions, les scories qui ralentissent inutilement le rythme de mon récit. Je dois vous avouer que ça avance assez bien. Je suis contente de mon travail. J'entrevois déjà la prochaine réécriture. Je braquerai cette fois mon oeil d'aigle sur les points de vue de mon histoire. Mon narrateur est un narrateur omniscient qui est souvent dans la tête d'Adeline. Alors, il va me falloir vérifier les transitions entre les passages où je suis à l'extérieur d'elle et ceux où je suis à l'intérieur d'elle, et m'assurer que le ton de ma voix narrative s'harmonise avec l'un ou l'autre de ces points de vue. Quand je suis dans la conscience d'Adeline, par exemple, et que je raconte ce qui se passe de son point de vue, je dois utiliser ses mots et ses tournures de phrases. Mais quand je suis dans la tête du narrateur, le ton doit être différent, plus distant, moins émotionnel. Je veux que mon lecteur ressente la différence...

Houou ! J'ai hâte de commencer ce travail ! :0)

Je vous tiens au courant.

Merci de me lire.

Annie xxx

lundi 26 avril 2010

Nouvelle proposition d'écriture


Ceux et celles qui ont le goût de libérer leur plume, je vous suggère de jeter un oeil sur ma page des Propositions d'écriture, car un nouvel exercice vous attend...
Amusez-vous et laissez-vous aller !
Écrire avec une attitude enjouée empêche notre cerveau gauche de bloquer notre créativité. Le cerveau droit prend alors son espace et s'exprime en toute liberté. C'est la vie, la joie !

Du fond de mon coeur, je vous souhaite une extraordinaire rencontre avec votre créativité !

Annie xxx...

vendredi 23 avril 2010

Un moment d'hésitation


Dans ma routine d'écriture, afin de préserver mon équilibre intérieur, j'ai besoin de plonger dans le premier jet d'une histoire, de toucher l'essence créative qui m'habite et de la laisser s'exprimer. Travail que je fais en parallèle avec celui de la réécriture de mon roman, La brûlure d'Adeline. Malheureusement, ce n'est pas encore naturel pour moi de m'accorder ces moments de rencontres sacrées avec mon imaginaire, avec ma créativité. Je me suis si longtemps oubliée...

Donc, il m'arrive encore, pour XYZ raisons, de m'éloigner de mon essence pendant plusieurs jours, jusqu'au moment où des signes m'annoncent qu'il me faut revenir à moi-même : je lis un livre mais suis incapable de rentrer dans l'histoire; mes pensées s'activent dans tous les sens; une personne me parle et je ne l'entends pas; je suis soudain envahie par des idées noires; je me lève le matin en me demandant pourquoi j'existe. Il est plus que temps de me retrouver, non ? D'ouvrir les vannes et de laisser le trop-plein s'écouler hors de moi, car plus rien ne rentre...

Puis, je me décide enfin à m'asseoir devant mon ordinateur, à ouvrir le fichier d'une histoire en cours d'écriture, à relire les dernières phrases, à mettre les doigts sur mon clavier, prête à plonger, mais... je ne peux pas ! Il y a comme un blocage, là ! Un arrêt, une hésitation ! Ce n'est pas énorme, mais assez présent et tangible. J'hésite, bon sang ! Et je doute ! Pourquoi se laisser tomber finalement ? À quoi me servirait-il de m'ouvrir à cette essence ? À découvrir le monde qui vit en moi ? Pourquoi ? Et pour qui ?

Je me fais penser à un parachutiste qui s'apprête à plonger dans le vide, au moment où il n'est plus certain de vouloir sauter, ignorant ce qui va lui arriver, car tout pourrait lui arriver... L'inconnu le fige, momentanément.

C'est ça qui se passe ! C'est l'inconnu devant moi, étant donné que j'écris sans plan. C'est vaste et infini. Plusieurs chemins s'ouvrent vers l'horizon. Quelle route prendre ? Et où aller ? Quoi faire ? Quoi écrire ? Comment ? Pourquoi ?

Ma solution ? Du moins l'une d'entre elles : une phrase, la première. Je l'écris, puis la seconde s'ensuit, la troisième, la quatrième... Et me voilà partie, j'ai sauté dans le vide. Mais dans mon cas, c'est un vide rempli de mots, de phrases et d'images. Les vannes sont ouvertes et la vie reprend, je reprends mon souffle, je respire, je vis. Quelles bénédictions ! Pourquoi m'en passer si longtemps ? Pourquoi ? C'est si facile d'être heureux !

M'aimer au point de m'accorder régulièrement ces moments d'intimité avec ma créativité est la quête de ma vie. Pour l'instant.

Je suis prête à plonger, maintenant. Où ? Je l'ignore. Dans une histoire, sûrement. Laquelle ? Il y a le deuxième tome des aventures de Louis le cinquante-troisième, mon roman jeunesse pour les 8-10 ans. Il y a aussi mon histoire d'amour pour adulte et mon thriller. Tous des premiers jets d'histoire encore non complétés. Des débuts, des appels...

Je vous laisse pour l'une d'entre elles.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

lundi 19 avril 2010

« Un écrivain professionnel est un amateur qui n'a pas abandonné. » Richard Bach


C'est avec un immense plaisir que je vous présente Isabelle Gariépy, nouvelle collaboratrice au blogue Roman en chantier. Je tiens à lui souhaiter ma chaleureuse bienvenue et aussi à lui exprimer ma plus sincère gratitude. Isabelle est une amie très chère à mon coeur, une écrivaine dans l'âme comme moi. Elle a accepté d'écrire des articles, au gré de son inspiration. Vous les retrouverez sous le libellé Les mots d'Isabelle.

Voici son premier article
.

« Un écrivain professionnel est un amateur qui n'a pas abandonné. » Richard Bach

Voilà une citation on ne peut plus vraie ! Le vrai écrivain est celui qui s'assoit devant son cahier (ou clavier, selon sa préférence) et qui écrit. Simplement. Pour atteindre votre but de devenir auteur, vous ne devez jamais oublier que vous devez écrire, écrire et écrire encore. Envers et contre tous. C'est le seul moyen.

Si vous avez de la chance (comme moi), vous aurez autour de vous des gens qui vous encouragent dans votre projet. Mais il y aura toujours des personnes qui n'y croiront pas, qui afficheront un petit sourire condescendant lorsque vous leur parlerez de vos aspirations ou qui vous diront carrément que vous perdez votre temps.

N'écoutez pas ces derniers ! Évitez-les comme la peste !

Certaines personnes ont voulu, comme vous, être auteurs. Ils se voyaient au sommet, mais n'ont pas mis les efforts pour y arriver. Ils ont rencontré des obstacles qu'ils ont crus insurmontables et ont dû renoncer à leur rêve. Si vous réussissez là où eux ont échoué, vous venez ébranler leur fondement. Alors inconsciemment, ils feront tout pour vous voir abandonner à votre tour.

Éloignez-vous de ces personnes. Souriez-leur gentiment puis recentrez-vous sur vos buts et vos motivations.

Entourez-vous de personnes qui vous diront que ce que vous écrivez est génial. Ce sera peut-être votre mère, votre conjoint ou votre meilleure amie. Des personnes on ne peut plus subjectives, me direz-vous. Je vous répondrai : exactement ! On ne peut être plus subjectif qu'une mère ! Mais vous avez besoin de cette subjectivité ! C'est ce qui vous permettra de continuer lorsque vous-même douterez de vos capacités et serez prêt à tout laisser tomber.

Quand le doute vous assaille, rappelez-vous cette citation de Richard Bach : « Un écrivain professionnel est un amateur qui n'a pas abandonné. » Alors, installez-vous devant votre cahier, prenez un crayon et créez.

Isabelle

lundi 12 avril 2010

Réflexion du lundi matin


Pour écrire et avancer un projet littéraire, quel qu'il soit, il ne faut pas juste le vouloir, mais ressentir la poussée intérieure qui te force à poser le derrière sur la chaise face à ton ordinateur ou à ton cahier, puis à écrire. La poussée intérieure doit être telle que tu ne peux pas faire autrement, car cela fait partie de toi. Si pour une raison XYZ, tu décides de t'occuper à autre chose, alors tu te renies, tu t'oublies et tu mets de côté ton besoin de respirer. C'est si facile de s'oublier, de ne pas s'aimer, d'aller contre soi... On dirait que cet engramme est inscrit dans nos gènes québécois (c'est là une opinion personnelle, remarquez bien). Mais vient un jour où on ne peut plus aller contre soi, le corps physique se met à parler avec la « mal-a-dit ». Il crie l'inharmonie, le déséquilibre. Il envoie des signaux d'alarme: « Hey ! Le chef en haut ! Oui, toi, toi qui n'arrêtes pas de penser. T'es en train de tout foutre en l'air ! Il y a le corps émotionnel qui bat de l'aile, tu devrais peut-être commencer par en prendre soin. Il y a moi, aussi, qui suis fatigué de te suivre. Puis il y a cette créativité que tu portes et qui ne demande qu'à s'exprimer. On a tous besoin de ton amour ! Qu'est-ce que tu fais ? Arrête de vouloir plaire à tout le monde ! De quoi as-tu peur ? Qu'on t'abandonne ? »

Apprendre à s'aimer est une quête de toute une vie. S'aimer signifie entre autres reconnaître ses besoins essentiels, voire vitaux, et ne pas attendre après les autres pour les satisfaire. Chaque être humain est responsable de lui-même, de son propre bonheur. Il ne tient qu'à lui de combler ce qui lui manque pour être heureux. C'est un leurre de croire que notre bonheur dépend d'une personne ou d'une situation extérieure à soi.

Alors, ceux et celles qui rêvent d'écrire un livre et de publier, posez-vous les questions suivantes : « Pourquoi je veux écrire ? », « Est-ce un besoin vital pour moi de le faire ? », « Si je ne le fais pas, alors est-ce que je suis capable de vivre ma vie sans ou bien la sensation d'aller contre soi est si forte que toutes sortes de maux (physiques et psychiques) m'assaillent ? », « Ai-je vraiment, mais vraiment besoin d'écrire ce livre ? » Si la réponse à la dernière question est un « OUI » haut et fort, alors vous avez déjà toute l'énergie qu'il faut pour passer à l'action et faire ce que vous avez le plus besoin de faire : écrire ce foutu livre ! Aucune raison ne vous empêchera d'accomplir votre rêve, vous cheminerez petit à petit, vous trouverez les livres et les revues nécessaires pour avancer dans votre démarche à devenir écrivain, vous suivrez des cours, des ateliers d'écriture, vous irez à des Salons du livre pour rencontrer des auteurs et des éditeurs, vous lirez énormément, vous chercherez sur le Net des blogues ou des sites sur l'écriture, vous enseignerez l'écriture, vous vous immergerez totalement dans votre quête...

Jusqu'à quel point votre désir d'écrire s'exprime-t-il en vous ?

Annie xxx...

mardi 6 avril 2010

La voix de Lydia


Quand je me relis, j'essaie le plus possible d'écouter la petite voix qui me parle en dedans, qui est mon intuition. Elle ne parle pas fort, mais juste assez pour que je l'entende. Souvent, elle me suggère des choses. Dernièrement, en relisant un passage de mon manuscrit, elle m'a dit de personnifier davantage la voix de Lydia pour qu'elle se distingue de celle des autres personnages. Lydia est une Parisienne de 18 ans qui a une voix grave se rapprochant de celle d'un homme. Elle est cultivée, lit beaucoup, et fait partie d'une troupe amateur de théâtre. Mais elle a aussi un côté rebelle, sombre, qui vient ternir ses pensées, ses paroles et ses gestes.

Pour mieux la caractériser, il me faut découvrir sa propre façon de s'exprimer et de penser. Et donc me poser certaines questions :

1- Quels sont les mots qu'elle utilise le plus souvent ?
2- Quelle expression affectionne-t-elle le plus ?
3- Avec quels types de phrases s'exprime-t-elle ?
4- Comment parle-t-on dans le milieu où elle vit ?
5- A-t-elle un patois ? Si oui, quel est-il ?

Comme elle est Parisienne, j'ai fait des recherches sur Internet pour trouver les expressions françaises. Et j'en ai trouvé quelques-unes qui pourraient se glisser dans sa bouche. J'ai aussi découvert qu'elle parle avec des phrases emphatiques (Ex. : Pourtant, je n'y connais rien, moi, aux langues étrangères ! La spécialiste, c'est ma mère, pas moi !). Elle utilise aussi des phrases sans verbes (Ex. : Une vraie déesse ! (...) Des femmes noires ! Putain ! Comme dans mon autre rêve !) et des phrases à présentatif (Ex. : (...),voilà ce à quoi j'ai pensé...). Les phrases de Lydia sont rarement longues et son vocabulaire est varié, mais adapté à son âge. Elle n'utilise pas des mots trop recherchés. Elle n'a qu'un patois : « Putain ! »

Voici un extrait du journal intime de Lydia où sa voix est bien sentie :

« Salut l'inconnu,

Je suis retournée voir Shele aujourd'hui, comme elle me l'avait demandé. Elle m'a présenté son frangin qui sera sous ma tutelle. C'est un vieux robineux, cet Hubert ! Tout sale. Un clochard. Plus petit que moi et qui pue... L'alcool et le rance. Un vieux fromgi, voilà ce à quoi j'ai pensé quand je l'ai vu. C'est bizarre que Shele ne s'en soit pas occupé elle-même, de son frère. Elle a pourtant une maison. Je n'ai rien dit devant eux, car l'Africaine devait aujourd'hui me montrer comment utiliser le talisman. (...) »

Il existe plusieurs méthodes pour découvrir la voix d'un personnage.

En voici une que j'ai trouvée dans le livre The Art of War for Writers, de James Scott Bell. C'est le journal de voix (The voice journal). La technique consiste à poser une question à son personnage, ensuite d'écouter ce qu'il dit et de retranscrire sa réponse, sans corriger. J'écris ce que j'entends. Le but de la technique est de laisser parler son personnage dans un mode de « stream-of-consciousness ». Il ne faut surtout pas laisser notre voix critique interrompre l'exercice, c'est le cerveau droit qui est l'oeuvre, et laissons-le faire !

Afin de réussir cet exercice, il faut utiliser son imagination pour voir le personnage et l'entendre nous parler, mais aussi sa sensibilité pour entrer en contact avec cette autre dimension qu'est le monde imaginaire.

L'imagination et la sensibilité sont vraiment deux outils extraordinaires pour créer !!!

Une variante de cette technique consiste à interviewer ses personnages, comme le suggère Martha Engber dans son livre Growing Great Characters From the Ground Up. Elle insiste sur le fait de poser la bonne question au personnage pour la scène qui doit être écrite. La question doit être précise et spécifique, selon le besoin de l'auteur. Admettons que je suis prise avec un personnage dont j'ignore la motivation pour une scène donnée. Selon cette technique, je n'aurais qu'à m'imaginer assise avec lui quelque part en train de lui poser la question: « Hey, Gary, qu'est-ce que tu veux vraiment faire, là ? C'est quoi ton but ? » Ensuite, je le laisserais me répondre avec sa propre voix et je noterais tout.

Je viens de prendre conscience qu'en combinant ces deux techniques, je peux non seulement cerner la voix particulière de mon personnage, mais aussi connaître ses motivations. N'est-ce pas merveilleux ? C'est la loi de l'économie en action !

Voilà ! Sur cette note de joie, je vous dis à la prochaine.

Merci d'être là et de me lire.
Annie xxx...

mercredi 31 mars 2010

L'« ablation » littéraire


Oui, depuis plusieurs mois, je coupe, j'enlève, je pratique ce que j'appelle l'« ablation » littéraire dans mon manuscrit.

Voici comment :

Pour vous mettre en contexte, la scène qui suit se déroule dans une voiture louée que Benjamin conduit en direction de la maison de Fabien, lieu où Adeline et lui croient que Jacob pourrait être prisonnier. Ils discutent de ce qui vient d'arriver dans la maison de Lydia, juste avant qu'ils partent.

Version « premier jet » (avec toutes ses fautes d'orthographe et grammaticales)

Benjamin et Adeline s'étaient entendus pour dire à Fabien qu'Adeline avait perdu sa montre et qu'ils croyaient qu'elle était chez lui. Cela justifierait tout au moins leur présence à sa demeure. Et sur place, ils tenteraient de trouver une porte accédant au sous-sol afin de trouver Jacob, à moins qu'il ne se trouve dans une chambre au grenier. Ils improviseraient selon les circonstances.

En chemin, alors que Benjamin tentait de se remémorer le trajet jusque chez Fabien, Adeline lui raconta ce qui c'était passé dans sa chambre.

— Ils sont revenus pour te rapporter l'améthyste ! s'exclama le chauffeur en jetant un oeil sur Adeline. C'est très curieux. Cette Lydia me semble très paradoxale.

Benjamin remonta ses lunettes et fronça les sourcils.

— Est-ce que c'est réellement ton améthyste qu'ils t'ont rendue ? As-tu vérifié ? Ils auraient pu te remettre une fausse, te faisant croire que c'est la vraie.

Inquiète par le ton de Benjamin, Adeline sortit sa pierre et l'observa au creux de sa main droite. À première vue, l'objet ressemblait à tout point à son améthyste.

— Il n'y a qu'une façon de le savoir, dit-elle.

Elle appuya la tête sur le dossier de son siège et chanta le mantra que Pyarus lui avait donné.

Version épurée (prenez note que ce n'est pas encore la version définitive; d'autres réécritures suivront)

Pour justifier leur présence chez Fabien, ils s'étaient entendus pour lui dire qu'Adeline croyait avoir égaré sa montre dans sa maison. Sur place, ils tenteraient de trouver une porte accédant au sous-sol, à moins que Jacob ne soit prisonnier dans une chambre au grenier. Ils improviseraient, selon les circonstances.

Une fois en chemin, Adeline raconta à Benjamin la visite de Lydia dans sa chambre.

— Tu vois ! Je te l'avais bien dit qu'elle te la rapporterait, hein ?

Il remonta ses lunettes, l'air soudain soucieux.

— Mais c'est tout de même curieux, cette Lydia me semble plutôt paradoxale...

Puis il fronça les sourcils, visiblement tracassé.

— Est-ce que c'est ton améthyste ? As-tu vérifié ? Ils auraient pu te remettre une fausse, te faisant croire que c'est la vraie.

Inquiétée par son ton, Adeline sortit sa pierre et l'observa. À première vue, l'objet ressemblait en tout point à son améthyste.

— Il n'y a qu'une façon de le savoir, dit-elle.

Elle appuya sa tête contre le dossier et chanta son mantra.

De 222 mots, je suis passée à 181 mots. Une quarantaine de mots en moins ! Petite ablation. Dans cet exercice de réécriture, j'ai éliminé les redondances, les détails inutiles. J'ai reformulé certaines phrases. J'ai insufflé le doute dans le personnage de Benjamin et de l'inquiétude dans celui d'Adeline. J'ai tenté de resserrer mon texte et de créer un sentiment d'urgence.

Ai-je réussi ? J'aimerais bien connaître vos impressions là-dessus.
Vous seriez gentils de me dire aussi laquelle des deux versions vous préférez, et pourquoi.

Je vous remercie de tout coeur !

Annie xxx... :-)


vendredi 26 mars 2010

Un Tsunami intérieur


Cette semaine, j'ai reçu une lettre de refus pour un manuscrit que j'avais envoyé à une maison d'édition québécoise. Une histoire que j'avais écrite pour les enfants de 8 à 10 ans. Ce fut un coup dur, je dois vous le dire, un choc, car c'était la deuxième fois qu'il refusait ce manuscrit. Je vous explique.

L'année dernière, fière de mon histoire après de multiples réécritures, je leur envoie mon manuscrit avec un espoir gros comme la Terre qu'elle soit acceptée. Plusieurs mois plus tard, je reçois une lettre de refus dans laquelle la directrice de cette maison m'explique ses raisons. Sachez que ce n'est pas toutes les maisons d'édition qui prennent le temps d'écrire à l'auteur pourquoi elles refusent son manuscrit. J'ai beaucoup apprécié ce geste. Comme je ne suis pas une perdante, je relève mes manches et retourne à l'ouvrage. J'effectue donc les changements suggérés. Puis en décembre 2009, je leur envoie une nouvelle mouture. Trois mois plus tard, une enveloppe brune se trouve dans ma boîte aux lettres! En la voyant, je sais tout de suite que c'est mon manuscrit. Refusé. Une fois à la maison, j'ouvre l'enveloppe, je lis la lettre. Et BANG! Un coup droit au coeur! Incompréhension totale! J'ai pourtant bien effectué les changements suggérés par la directrice! Durant les heures et les jours qui suivent ce moment, un Tsunami de questions inonde sans arrêt mes pensées. Pourquoi l'ont-ils refusé de nouveau? Suis-je à la bonne place dans ce métier? Ai-je le talent qu'il faut pour publier? Est-ce que j'écris pour la bonne raison? Ai-je la bonne attitude? Dois-je arrêter? Continuer? Pourquoi? Je me remets complètement en question. C'est comme si je devais encore m'améliorer, encore transformer mon texte, le peaufiner davantage, le retravailler. Mais moi, je la trouve correcte, mon histoire! J'y ai tellement apporté de modifications! Elle se tient maintenant, mes personnages sont bien campés et l'intrigue est bonne! Pourquoi? Puis me vient alors à l'esprit l'idée que je n'ai peut-être tout simplement pas cogné à la bonne porte. Je visais les grandes, alors que pour cette histoire, il me faut peut-être entrer par les plus petites.

Suite à ce Tsunami intérieur, j'ai pris aussi conscience que le plaisir dans l'écriture n'est pas le résultat, n'est pas d'être publiée, mais d'écrire! Je ne dois jamais perdre de vue la raison pour laquelle j'écris. Oui, je veux publier. Tout écrivain rêve d'être publié, d'être reconnu, d'être aimé par ses lecteurs, non? Mais cela ne doit pas être la raison première qui me force à m'asseoir devant mon ordinateur tous les jours. Le véritable plaisir de mon métier se trouve dans l'acte de créer, dans celui d'ouvrir les vannes intérieures et de laisser le trop-plein de ma créativité littéraire jaillir hors de moi, et cela, en toute confiance. Lâcher enfin prise sur mon but pour permettre à la partie de mon être qui sait de faire son travail. De cette action, pour l'avoir expérimentée quelques fois, s'ensuit toujours un état de détente où émergent habituellement mes plus belles idées, les plus originales, celles qui viennent de mon authenticité.

Voilà. Un simple « non » m'a ainsi permis de grandir, de me connaître mieux. La vie est belle, n'est-ce pas? Une lettre de refus n'est pas une fin du monde, finalement, c'est le début d'un nouveau. Ça fait partie de mon métier, et il me faut vivre avec, même si ça me bouleverse chaque fois...

C'était mon état d'Âme du jour.

Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...

lundi 22 mars 2010

Le doute, quel gros méchant !


Aujourd'hui, je fais face au doute. Des pensées pas très positives me harcèlent. Il y a à peine 10 minutes, je travaillais à la réécriture d'un chapitre, et la confiance en moi n'était pas là... Une voix dans ma tête murmurait : « Tut ! Tut ! Tut ! Es-tu sûre de ce que tu fais ? », « Crois-tu que tu vas réussir ? », « Et si tu te trompais... ». Oh là là ! Ces moments sont difficiles pour moi. Comment réussir à la mettre de côté et à retrouver la confiance en moi, mon plaisir d'écrire, de poursuivre mon projet ? Des fois, j'ai l'impression que tout ce que je fais c'est de la #$%?&** (censure s'impose) ! Justement, c'est mon censeur qui me fait douter, c'est son rôle : m'empêcher de réaliser mes rêves. MAIS je suis plus forte que lui ! Je suis une battante ! J'ai plus d'un tour dans mon sac et je le connais mieux, depuis le temps. Cette voix de sorcière (j'aime les sorcières, en passant) ne m'aura pas ! C'est juste une voix parmi tant d'autres. D'autres, plus douces et amicales, me disent de belles choses, par exemple : « C'est normal, Annie, de traverser des moments de doutes, tu n'as pas à t'en faire. », « N'oublie pas qui tu es : une écrivaine dans l'Âme qui écrit de belles histoires pour les gens. », « Tu es sensible, imaginative et remplie de créativité, tu trouveras sûrement un moyen de t'en sortir, j'ai confiance en toi. », « Ne lâche pas, même si ton premier roman ne se vend pas comme de petits pains chauds, tu es en apprentissage. Ton deuxième sera meilleur, et le troisième, encore mieux. Tu apprends, Annie ! » Je préfère de loin ces voix, elles me soutiennent. Je me sens déjà mieux. Ces voix sont vraiment des CADEAUX, des TRÉSORS. C'est elles que j'ai besoin d'écouter, pas les autres...

Vous écrire m'a fait du bien. MERCI. Vous êtes là, à me lire, et cela me réconforte.
Je retourne de ce pas à ma réécriture, avec plus de confiance en moi !
MERCI !

Tourlou ! :-)

jeudi 18 mars 2010

Équilibre = Oxygénation


Cette équation me convient très bien. Pour préserver mon équilibre dans ma vie, j'ai besoin de m'oxygéner. D'abord physiquement, en m'entraînant régulièrement : cardio., marche rapide, musculation, yoga... Je transpire un bon coup et mon corps est heureux !
Puis mentalement, en m'assoyant à une table avec crayon et papier, en ouvrant les vannes intérieures pour laisser le trop-plein de ma créativité littéraire jaillir hors de moi et s'étendre sur la feuille. Ces moments où je laisse simplement les mots et les phrases s'aligner librement sur la feuille (ou sur l'écran) sont sacrés pour moi. Ce sont mes rendez-vous avec ma créativité. Je ne le fais pas tous les jours, je le devrais pourtant, car lorsque ces exercices d'écriture libre sont faits régulièrement, un bien-être incroyable m'envahit, un bonheur, une joie. C'est comme si dans ce geste de créer tout ce que je suis s'actualisait. Quand je crée, je suis. Voilà. Je suis moi. Et l'énergie qui me traverse me revitalise. Une grande paix intérieure s'ensuit, parce que je fais ce pour quoi je suis née ! Écrire, écrire, écrire...

Mon rêve est d'avoir assez d'amour pour moi afin de me permettre ces cadeaux au quotidien. Ce n'est pas encore évident, car un combat se livre en moi : « Vivre pour les autres » contre « Vivre pour moi ». Il y a comme une étiquette collée sur l'image « Vivre pour moi », qui dit que ce n'est pas bien... Mais d'où sort cette pensée ? Elle ne m'appartient pas ! Pourquoi vivre pour soi serait-il mal ? Dans mon livre à moi, il n'y a rien de mal, tout est une question d'expérience. Poush ! Poush ! Va-t-en mauvaise pensée, je n'ai pas besoin de toi. J'ai le droit d'être heureuse !

Le paradoxe dans ma vie se situe à la croisée de ces deux visions. En vivant pour moi, en m'accordant ces moments d'écriture libre, je m'oxygène l'esprit, je retrouve mon équilibre, ma paix intérieure et mon bonheur de vivre. En faisant ce qui me rend heureuse, j'irradie la joie autour de moi et je suis en paix, donc plus disponible à l'écoute des besoins des autres.
En m'aimant, je « vis pour les autres » !
Vous écrire toutes ces belles phrases m'incitera-t-il à faire le pas ? Pourtant, je suis consciente de tout le bien-être que le simple fait d'ouvrir les vannes me procure.
Pourquoi cette réticence, ce trouble ?
Le temps, la réconciliation et la guérison...

Merci d'être là et de m'avoir lue,

Annie xxx...

lundi 15 mars 2010

La conscience


Mon objectif dans l'apprentissage de l'écriture est d'être parfaitement consciente de tout ce que je fais quand j'écris. Si je fais dire à un personnage une réplique, alors je dois exactement savoir pourquoi il dit cette réplique en particulier et avec quelle émotion il le fait. Souvent, je n'en suis pas consciente. Quand j'écris un premier jet, par exemple, le flot de ma créativité est tel qu'il s'écoule hors de moi à une grande vitesse et s'éclabousse un peu partout. Je me laisse porter par le courant. Et dans cette étape de l'écriture, je ne contrôle rien... Je n'ai pas de problème avec ce qu'on appelle le syndrome de la page blanche. Bien au contraire, ça refoule en dedans si je n'écris pas régulièrement !

Là où je dois fournir un effort supplémentaire est dans le travail de relecture et de réécriture. Je sens le besoin d'apprendre à me relire... D'apprendre à me ralentir surtout pour entrer consciemment dans le monde où habitent mes personnages et pénétrer davantage leur psyché pour mieux les ressentir de l'intérieur. Cette partie-là de mon travail n'est pas du tout évidente, car il me faut d'abord renouer contact avec mes propres émotions et sentiments, retrouver celle que j'étais enfant et pouvoir mettre des MOTS sur les émotions que je ressens. Depuis mon adolescence que je suis dans ma tête et que ma tête contrôle tout ! On ne peut pas vivre juste avec sa tête... Ça rend malade ! On n'est pas juste des pensées ! On est un corps, des émotions, des souvenirs, des intuitions, une ÂME ! Ça me fait du bien de vous le dire ! Toutes ces différentes parties de moi sont là pour m'aider à écrire mon histoire. Et c'est avec ma sensibilité et mon imagination que je peux ressentir mes personnages de l'intérieur, découvrir leur motivation profonde, leur façon de parler et de penser, leurs émotions... Avec ma sensibilité et mon imagination, je suis capable de me mettre dans la peau de mes personnages, de les comprendre et d'être consciente de qui ils sont. Voilà.


Merci d'être là et de me lire.

Annie xxx...




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